Santillana – Comillas

La nuit aura été calme. La literie s’est avéré très confortable.
Nous sommes réveillés par le camion des éboueurs qui passe sur les pavés de la rue, puis le village s’anime.
Pour nous, il est temps de partir. Dehors, un épais brouillard commence à se lever doucement.

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Nous descendons prendre un petit déjeuner buffet qui s’avèrera copieux, pour une fois. La note réglé, au revoir et en route.
Re traversons le village pour continuer vers l’ouest et attaquer la belle côte qui monte au cimetière. Décidément, ce n’est pas la première fois que l’on trouve le cimetière en haut du pays !
Le brouillard ne se lève plus ici et au contraire renforce l’impression de froid. Le pèlerin sort le béret, qui n’a pas de sens comme dit l’autre, mais qui tient bien la tête au chaud.

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Nous marchons sur Orena que nous traversons avant de remonter, pour changer un peu, sur l’ermita de San Pedro, magnifique église isolée en haut de sa colline.

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Redescendons sur Caboredondo où le pèlerin subit « l’attaque » d’un roquet du pays qui se fait gueuler dessus (par moi) le tout additionné d’un tourniquet de bâton de marche. Beaucoup de bruit pour rien. Mais, il faut toujours, avec ce type de petit chien se méfier des retours car lorsque l’on a le dos tourné, l’animal fonce. Il n’a pas eu de chance, j’avais « flairé » (sic) le coup. Deuxième gueulante, et l’affaire en reste là. Il semble que seul le pèlerin intéresse la gent canine, ils ne regardent même pas la pèlerine, ce qui l’arrange bien.
Après ce village, nous montons encore et redescendons dans un vallon très charmant, champêtre, sans voitures donc bien calme.

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Passons à proximité de l’église Saint Martin de Ciguenza, commande d’un émigré espagnol au Pérou et qui date de 1743. Il fallait bien dépenser son argent, mais le guide nous dit qu’il ne la verra pas achevée. Nous, si !

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La maison où vivait les gens d’église !

Nous atteindrons, trois ou quatre kilomètres après, la petite ville de Cobreces aux églises peintes de couleur vives.

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Nous y achèterons, à la fromagerie, du fromage du pays et un pain, ce sera notre repas de midi. Et nous continuons, manquons le marquage des flèches jaunes, et poursuivons sur la route. Nous retrouverons le Camino à Venta de Tramalon. A cet endroit, nous nous installons sous un abri-bus et déjeunons en face de l’ermita de Santiago et à côté du restaurant qui, à cette heure ci, accueille quantité d’ouvriers du coin.
Nous descendons sur une petite route en travaux de réfection qui nous amène à la Iglésia, dont nous contournons l’église par une belle calade romaine peut être et filons sur Comillas que nous atteindrons par la route.

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Avant d’arriver à Comillas, nous traverserons le petit village de Pando qui a su garder ses vieilles maisons intactes ou qui les a bien restaurées.

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Comillas, en bas à droite ou plutôt le port de Comillas

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Il fait beau, pas de chien en vue. Nous traversons le village, d’est en ouest.
Je demande mon chemin à quelqu’un à la terrasse d’un café.
Nous arrivons à la Pension Pasaje San Jorge et nous installons.
La chambre est très simple mais propre et calme. Il y a tout ce dont le pèlerin a besoin. Une bonne douche et un bon lit.
Nous ressortons pour les emplettes, la promenade, la bière et le repérage du restaurant pour le dîner.

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Nous passons devant un d’entre eux où un couple déguste de belles araignées de mer. Pas besoin de se parler, nous avons trouvé. En face, au carrefour, il y en a un autre « Filippinas ». C’est finalement à ce dernier que nous irons car notre hôtesse, interrogée, nous a fait comprendre que notre santé serait préservée si nous n’allions pas « aux araignées de mer ».

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Restaurant en bas de cette petite rue pittoresque !

Nous aurons de la soupe de poissons, des gambas grillées et du flan pour la pèlerine et des couteaux (coquillages) sautés, des amandes de mer sautées et du riez au lait pour le pèlerin et du vin. 45 euros.
Avant de dormir, une réflexion : « Nous n’avons pas encore vu un seul pèlerin sur le Camino ».
En fait, même bien plus loin, nous n’en rencontrerons guère.

Pension Pasaje San Jorge 45 euros pdj inclus.

pasajesanjorge.com