San Sebastian – Zarautz

Avant d’attaquer le Camino del Norte, nous devons arriver à San Sebastian. Avion depuis Nice, par Paris, pour Biarritz. Vol à l’heure, transit sans problème, départ à l’heure d’Orly, que du bonheur.
Pourvu que les sacs à dos, que nous avons protégés dans des sacs à gravats blancs aient aussi effectué le transit dans de bonnes conditions.
L’aéroport de Biarritz n’est guère important et la livraison des bagages est commencée quand nous arrivons dans la zone en question.
Oui, je les vois. Récupération, ouverture, rangement des emballages dans les sacs cette fois-ci.
La personne en charge de l’accueil « information » me renseigne quant à la direction à prendre pour la gare de Biarritz et voilà nos premiers pas vers Santiago. D’abord, nous sortons de la zone aéroportuaire en longeant les pistes de l’aéroport puis traversons une sorte de zone d’entrepôts qui nous mènera à la gare de la Négresse.

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Nous serons les derniers clients du guichet qui fermera dernière nous à 19h00. Nous y achetons deux allers pour Hendaye gare où nous descendrons pour prendre, à 19h27, le Topo, train basque à voie étroite que nous avons pris l’an passé en sens inverse depuis San Sebastian.
Pas beaucoup de monde au départ mais cela se remplira au fur et à mesure que nous approcherons de San Sebastian.

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A vrai dire, nous ne savons pas où nous devons descendre mais nous verrons bien. Finalement, le hasard fait souvent bien les choses et nous descendrons tout bêtement au terminus. Le train que nous avons pris ne va pas à Bilbao mais s’arrête à San Sebastian.
Nous avions oublié que les espagnols aiment à faire le « paseo » que nos voisins italiens appellent la « passegiata ». C’est donc sur des trottoirs encombrés de locaux endimanchés et parfumés que nous avançons vers le bord de mer afin de rejoindre notre hôtel. Sur le bord de mer, nous sommes sur le Chemin ! Nous longeons ce bord de mer, quittant la Concha et passant sous un tunnel piétonnier nous débouchons sur la plage d’Ondarrieta que nous quitterons rapidement pour monter, à gauche, l’avenue Pio Baroja qui nous conduit à notre hôtel.
Quatre étoiles. Accueil convenable (nous sommes à nouveau en Espagne…) et installation dans une belle chambre avec terrasse d’angle.

Nous descendons dîner au restaurant de l’hôtel où se restaurent une quantité de coureurs cyclistes (Tour du pays basque ?) et une compagnie de touristes anglais. Beaucoup de bruit mais repas copieux servi par un personnel efficace. Le cadre est moderne, quelque peu « design ». Buffet de hors-d’oeuvre, morue à la je ne sais quoi, et desserts « classiques » espagnols du genre riz au lait, natillas, flan etc.. que tous les pèlerins connaissent bien même si les prix ici ne sont guère pèlerins..
.La nuit sera tranquille et suivie d’un petit déjeuner convenable. Nous achetons deux petites bouteilles d’eau au bar de l’hôtel car il n’y a aucun commerce à proximité et en route.
Il fait très beau et un peu frais, nous descendons ce que nous avons monté hier soir, traversons Ondarrieta bien calme en ce lundi pascal au matin. Les indications sont rares à l’endroit où nous nous trouvons concernant le Chemin car nous ne sommes pas redescendus à proximité du bord de mer. Je demande, en espagnol, où se trouve le Camino à un balayeur municipal, qui semblait de bonne volonté mais au moment où il réalise que je cherche le chemin de pèlerinage me tourne le dos en marmonnant des propos incompréhensibles qui me laissent entendre qu’il s’en f… complètement d’où se trouve le Chemin.
C’est une bonne dame qui assistant à la scène me montre l’endroit où nous devrions retrouver le dit Chemin. Effectivement, deux rues plus loin, nous trouverons le nom des rues indiquées sur notre topo de route.
D’un seul coup d’un seul, nous trouvons :
Le Chemin et ses flèches jaunes et l’inévitable côte du démarrage d’étape. Celle-ci monte à Igueldo et n’est vraiment pas mal du tout pour une mise en jambe. Même si l’an dernier nous avions marché environ 1850 kms et vu pas mal de modèles de côtes, là nous sommes bien gâtés pour démarrer. Nous en verrons bien d’autres dans ce pays basque que nous découvrons à pied.

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Après une bonne demi-heure de montée, nous changeons de tenue car la polaire est devenue inutile. Nous passons du niveau de la mer à plus de 300 mètres d’altitude en peu de temps.
Beaucoup de promeneurs mais nul pèlerin en vue sur un chemin qui est bien agréable et bien vert qui monte pas mal. Passons Igueldo et l’hôtel restaurant Leku Eder et filons tout droit, suivant le chemin traditionnel, sourds (ou aveugles) aux indications de détours menant vers des restaurants ou bars..

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Nous arriverons à Orio après être passés devant l’Ermita de St Martin de Tours, émouvant vestige du passé et devant l’auberge de pèlerins qui se situe un peu plus bas avant le cimetière et qui a l’air bien sympathique.
A Orio, à l’heure de sortie de la messe, nous ferons le plein de nos bouteilles d’eau puis traverserons le village et la rivière pour passer, à gauche, devant la gare et filer vers Zarautz en suivant le topo Rando Editions qui nous fera prendre le GR…

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Ne le faîtes pas, suivez plutôt la rive gauche de la ria d’Orio et après être passé sous le pont de l’autoroute, montez à gauche vers Zarautz.
Le Gr devait être bien utile avant que cette route en bas soit créée ou réaménagé mais aujourd’hui le dit GR vous fait monter au cagnard et redescendre.
Donc, nous montons à gauche sur une route goudronnée au trafic auto réduit qui, au travers des pieds de vigne Txocoli, nous amène au lieu dit Talaimendi (camping de Zarautz à droite).
Nous descendons sur Zarautz en longeant la route qui donne de très belles vues sur la petite ville et la côte.
Le pension est en étage, bien tranquille, moderne, simple et bien propre. Il n’y aura pas de petit déjeuner mais nous pouvons aller chez un ami de l’hôtelier qui sert des petits déjeuners demain matin.
Sieste, promenade pour ne pas rester inactifs, pas grand chose à voir mais une belle petite bourgade quand même. Après réflexion, achat du petit déjeuner pour demain car nous ne savons à quelle heure nous allons démarrer et l’ami de l’hôtelier pourrait bien être encore au lit à l’heure où nous partirons…
Puis, nous continuons à tournicoter en ville pour trouver un endroit pour dîner.
Nous tentons de voir l’église qui se trouve en face de notre hôtel sans succès pour cause d’enterrement.
Nous finirons par dîner dans un petit restaurant sans âme ni qualité mais il s’agit d’une affaire alimentaire et non de prestige. Repas vite expédié comme le service d’ailleurs pour 12 euros qui ne les valait pas mais nous sommes encore dans le week-end pascal donc les prix sont fixés en conséquence.

Pension Ekia Pensoa
Elizaur 3, 2ème étage
Zarautz – 34 943 010 664

ekiapentsioa.com

Euros 53 sans pdj