Portomarin – Palas de Rei

Il est 8h15, nous sommes réglés comme du papier à musique ! Nous quittons le village par la rue principale et descendons vers la fleuve El Mino, traversons la passerelle de la retenue de Belesar et attaquons, pour changer un peu, une longue côte d’un bon kilomètre.
Avant d’attaquer, ô surprise, nous retrouvons notre canadienne francophone « de Pamplona » qui n’a pas l’air très en forme, amaigrie. Elle est accompagnée des personnes avec lesquelles nous l’avions rencontrée il y a quelques temps. Ils ont été victimes d’une intoxication alimentaire dans un restaurant, à une étape. Certains des convives de ce repas ont été obligés d’abandonner et même conduits à l’hôpital pour y être traités avant de repartir ou pas d’ailleurs. Attention au menu du pèlerin dans certaines maisons !
Salutations, à la prochaine et en meilleure forme !
Notre prochaine halte sera Palas de Rei à 25 kilomètres de là. Nous avons réservé à l’hôtel Vilarino. Nous réservons désormais quotidiennement pour l’étape à venir car il y a de plus en plus de monde sur le Chemin. En effet, celles et ceux qui ne marchent que pour obtenir la « Compostella » sont parti(e)s au minimum de Sarria que nous venons de traverser il y a deux jours, car la règle veut que l’on ait fait au moins 100 kms à pied pour bénéficier du précieux document rédigé en latin qui atteste que le récipiendaire a effectué le pèlerinage…

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Le paysage est le même que la veille. Hameaux bouseux, bocages, murets, ruisseaux. Toujours pas mal de dénivelés cumulés même si les pentes tendent à être moins fortes.

Etape calme. A la sortie d’Eirexe, nous voyons, attablés, nos deux canadiens francophones vus à Sarria attablés avec Lorraine. Bon appétit. Je demande si c’est bon, sans quitter la route, et la réponse n’est guère encourageante. On continuera donc.
Bien nous en a pris car à quelques centaines de mètres de là, il faut, repas de Portomarin oblige, que je quitte le chemin pour trouver un taillis complice car les intestins du pèlerin semblent vouloir marquer leur désaccord avec le régime alimentaire subit.
Il y aura trois arrêts comme cela en cinq kilomètres. Cela me fait penser que nous aurons eu de la chance dans notre parcours de n’avoir à subir ce désagrément qu’une seule fois.
C’est dire si la traversée du complexe sportif précédant Palas do Rei où le guide indique la présence de « WC pour pèlerins » aura fait l’objet d’une vigilance particulière sans succès.
Nous n’avons pas vu de panneau indiquant « peregrinos aseos » comme précisé dans le livre.
D’ailleurs, vengeance de la nature, cent mètres plus loin, il m’aura fallu, à nouveau trouver une haie salutaire !
Nous arrivons à Palas de Rei assez fatigués car en plus de ces problèmes il fait de plus en plus chaud. Il est 14h30. L’hôtel s’avère très simple, avec vue sur la campagne et bruits extérieurs de hotte aspirante. Nous descendons déjeuner à l’hôtel, repas sans intérêt. Nous y dînerons aussi car il n’y a que peu d’alternative dans ce village sans intérêt aucun.

https://www.here.com/…/palas…rei/…/pension-vilarino.

Chambre et petits déjeuners 40.60 euros.