Triacastela – Sarria

Petit déjeuner à 8h15 au café tenu par notre logeuse. Il est 8h15. Le temps de revenir à l’hostal et de charger les sacs à dos, il est 9h00 quand nous quittons le village.
Nous suivrons une petite route pour commencer et la montée commence. Comme déjà dit dans la description d’une étape précédente, il est rare qu’une étape ne commence pas par une côte plus ou moins pentue comme il est rare que les hôteliers ne nous logent pas à l’étage le plus élevé à notre arrivée. Nous dirons que les meilleures chambres sont dans les étages élevés…
Même bien pentu, ce début d’étape est très beau. Vieilles maisons, horreos (greniers à céréales) en granit, châtaigniers et chênes séculaires, et surtout grand silence. Nous n’avons pas choisi la variante passant par Samos car, après environ 1650 kms de marche, comme au début, nous continuons à tracer tout droit et éviter les fantaisies.
Malgré l’orage du début de la nuit précédente, le chemin n’est pas gras et plutôt souple.
Le pas est bon et nous avalons les dénivelés nombreux de cette étape. Les hameaux tranquilles, aux chemins bien bouseux, se succèdent. De toute façons, on n’y rencontre quasiment jamais personne sauf les chiens endormis et c’est tant mieux.
L’arrivée sur Sarria se fait sans encombre, même si nous longeons la route, mais sur le Chemin, pendant quelques kilomètres. Nous remarquons une magnifique auberge de pèlerins sur la droite de la route non loin de notre arrivée (2/3 kms ?). Il doit être plaisant d’y séjourner tant elle semble accueillante et neuve, donc propre.
Cette étape étant plutôt courte, nous nous devons de rejoindre Sarria où nous avons réservé une chambre à l’hôtel Villa de Sarria. Accueil aimable, chambre en haut comme il se doit mais il y a un ascenseur, vue sur la rivière Rio Pequeño. Propre et réglé avec des vouchers Halcon.
Rituel habituel puis sortie pour déjeuner. Nous tournerons longtemps dans Sarria avant de comprendre que la quasi-totalité des restaurants se trouve sur le bord de la promenade qui longe le Rio Pequeno dans sa traversée de la ville.
Nous nous attablerons à une terrasse pour un repas « menu del dia » classique. A la table voisine, viendront s’asseoir un couple de pèlerins canadiens francophones bien sympathiques avec lesquels nous avions dejà échangé un peu plus haut sur cette étape, à l’occasion d’une halte « jus d’orange frais ».
Puis, nous allons faire un tour sur le haut de Sarria où se trouve la vieille ville. Nous y retrouverons Michel, pèlerin septuagénaire dont nous avons déjà parlé, qui est arrivé tôt à Sarria et qui s’est installé dans une auberge de pèlerins privée dont il dit être le seul client avec un américain pèlerin aussi.
Nous échangeons quelques mots et nous séparons à nouveau. Nous nous retrouverons plus loin sans aucun doute.
Ce soir, au vu de la rareté des restaurants en ville et pour ne pas retourner dîner au même endroit que pour le déjeuner, nous nous offrons le restaurant de l’hôtel Alfonso IX qui semble être la meilleure table de Sarria. Nous mangerons des couteaux (coquillages !) frits, des poissons, glace et vin blanc de Galice pour 60 euros pour deux. Ca remonte le moral !

http://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g580333-d565444-Reviews-Oca_Villa_de_Sarria-Sarria_Lugo_Province_Galicia.html