O Cebreiro – Triacastela

Nous quittons O Cebreiro à 8h30 après avoir pris le petit-déjeuner que notre hôtesse ne souhaitait pas servir avant cette heure. Nous avons déjeuné dans un bar restaurant où la personne au bar était souriante et accueillante. Et en plus, ils servent aussi des dîners.

Ce matin, comme hier, il fait beau même si un peu frais. Le chemin suit une ligne de crête qui fait que nous montons et descendons pas mal, mais loin de tout trafic et dans la paix la plus totale. Au débouché d’un petit bois, en longeant une ligne à haute tension, nous découvrons un paysage magnifique de verdure et de tranquillité.
Les villages sont quasiment déserts et nous passons en toute tranquillité devant des fermes dans l’indifférence de la gent canine fort nombreuse en ces lieux.

Environ deux heures après notre départ, nous nous trouvons devant un raidillon très pentu que nous devons gravir au sein d’un troupeau de vaches qui chemine dans notre sens.

 

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Le sentier est très étroit et mal aisé, aurait dit La Fontaine, et nous grimpons, de plus en plus essoufflés jusqu’à rencontrer le gardien du troupeau, qui monte à notre vitesse ou à peu près. La seule différence avec nous, hormis le fait qu’il ne porte pas de sac est qu’il doit bien avoir 75 ans !
En haut de ce raidillon, sur la droite, nous nous asseyons à la terrasse d’un bar où nous dégusterons un jus d’orange frais chacun, bien désaltérant, en face de la statue du pèlerin dans la tourmente, ci-dessous.

 

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Nous continuerons au gré de la traversée de petits hameaux bien bouseux et souvent désertés.
Pas de commerces, sinon des bars liés à la présence du Chemin de St Jacques. Le Chemin continue de s’approcher et de s’éloigner de la route LU 634 dont le trafic est tout à fait supportable.
Nous descendrons pendant six ou sept kilomètres vers notre étape, au gré de chemins caillouteux, quelquefois suivant des drailles à moutons sous de très beaux châtaigniers.

L’arrivée à Triacastela se fera sous un beau soleil encore. Il semble que nous fassions parties des premiers arrivés à l’étape car il y a bien peu de monde dans la rue principale pour ne pas dire que la route LU 634 est, elle déserte.
Nous nous dirigeons vers l’hostal dans lequel nous avons réservé où nous trouverons un abri confortable pour seulement 32 euros. Une fois installés, nous allons manger, en terrasse, sous un parasol dans une rue silencieuse, la rue centrale du village. Menu pèlerin à 8 euros.
Sieste, lessive à sécher au soleil et promenade/shopping dans la supérette du village qui ressemble à un drugstore tant on y trouve de tout.
Nous allons à l’église de Triacastela où les tampons jacquaires, à disposition, n’attendent que le pèlerin pour trouver un peu de vie et jouer leur rôle de marqueurs de passage.
Nous ressortirons dîner vers 20h00 dans le restaurant en face de celui que nous avons essayé à midi. Ce restaurant semble recevoir, à l’air libre, la quasi-totalité des pèlerins en étape à Triacastela, ce soir. Faute d’avoir trouvé de la place dehors et aussi, à cause d’un vent tenace, nous décidons de dîner à l’intérieur. Menu pèlerins 8 euros encore. Dîner plutôt ordinaire.
Il faut dire que le menu pèlerin est souvent l’occasion de manger la même chose, d’un restaurant à l’autre, le midi et le soir. Sauf rares exceptions.

Nous rentrons juste avant l’orage qui fût d’une violence et d’une intensité toutes particulières.
Assoupis, nous nous demandons quel temps nous aurons demain mais sombrons vite dans le sommeil réparateur.