Villafranca del Bierzo – O Cebreiro

L’ultime montée avant la Galice

Pour aujourd’hui, le menu sera composé d’une bonne partie de « longe-route », disons jusqu’à mi-chemin, puis d’une bonne grimpette jusqu’au village d’O Cebreiro.

Nous quittons, avec regret, les sourires de la Casa Mendez.

Pendant un peu plus de deux kilomètres, nous marcherons sur le bas-côté de la petite route, dans le calme du matin. Nous sommes partis à 8h30 pour ne pas changer un rythme désormais bien installé.
Puis, nous rejoignons la nationale 6 qui n’est guère plus animée puisque l’autoroute qui est au-dessus de nos têtes et qui nous quittera qu’après Ambasmestas.
Ce qui nous semblera le plus pénible est de marcher sur ce chemin créé de toutes pièces sur le bord de la nationale 6, derrière un muret protecteur. L’intention est louable car le pèlerin est protégé du trafic inon du bruit. Le point du bruit ne nous concerne pas ce matin, car, comme dit plus haut, le trafic est modeste. C’est le dévers qui est notre ennemi et ce pour plus de dix kilomètres.
Le dévers du chemin protégé est identique à celui de la route qui s’avèrera par endroits fort sinueuse. Il en résulte que le pèlerin aura, en marchant, à « contrer » ce dévers par un effort musculaire supplémentaire, point assez désagréable en situation de tendinite…

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Nous pourrons échapper, de temps à temps, à l’occasion de la traversée de villages désormais éloignés de la route de quelques dizaines de mètres, à ce dévers.
L’étape est en montée permanente jusqu’à son terme. Sur les premiers douze kilomètres à peu près, cela monte gentiment mais sans effort de la part du pèlerin.
A Ambasmestas, les choses sérieuses vont commencer.
A Vega de Valcarce, nous entrons dans la pharmacie sur la gauche de la route pour acheter des agrafes pour maintenir les bandes qui serrent maintenant mes deux mollets. Il n’y en a pas, nous prendrons un rouleau de papier adhésif. En effet, devant l’effort à venir, j’ai préféré avoir les jambes bien serrées.
Il fait beau, très beau et la route est devenue bien tranquille depuis que nous avons quitté la N6 et, depuis longtemps, la proximité de l’autoroute. Mais la pente s’accentue.
C’est dans le hameau de las Herrerias de Valcarce (Valcarce est le nom du torrent que nous suivons depuis Villafranca del Bierzo) que nous déjeunerons dans un petit restaurant où nous sommes bien accueillis, sur la droite de la petite route, presque en sortie de village. Une salade, une truite, une tarte de Santiago et un coup de vin rouge – 20 euros pour deux). L’accueil souriant est tellement rare qu’il faut le signaler !

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restaurant à droite au fond de la photo !
S’ensuit une forte côte qui permet une digestion sportive en direction de la Faba. Nous suivrons le conseil du guide Grégoire, Laborde-Balen de rester sur la route en suivant les indications pour cyclistes plutôt que de suivre le chemin balisé qui plonge dans un vallon pour mieux remonter une montagnette bien pentue !

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Cà grimpe et nous avons déjà fait 24 kilomètres et la côte n’est pas près de s’achever ! Nous ne sommes qu’à environ 900 mètres et notre halte est réservée dans le village d’O Cebreiro, à un peu moins de 1300 mètres d’altitude.

 

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Donc les quatre derniers kilomètres nous feront monter de 400 mètres.
Le paysage est splendide et le regard porte loin.

 

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Il sera 16 heures lorsque nous arriverons dans le village destination dont on se demande ce qu’il serait advenu si le Camino n’était pas devenu aussi fréquenté. Nous sommes maintenant en Galice.

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Santa Maria la Real
Nous ne ferons, à partir de demain que perdre de l’altitude, même s’il y aura encore quelques belles grimpettes. Mais, en moyenne, nous descendrons désormais, en cheminant vers St Jacques en saluant les bornes kilométriques qui jalonnent le parcours jusqu’à l’arrivée.

Il y a quelques restaurants, de petits hôtels, une auberge de pèlerins. Il y a aussi une jolie petite église du XI° siècle où nos credenciales seront tamponnées.
Puis, nous nous dirigeons vers la Casa Rural de Turismo Meson Carolo, particulièrement bien placée quant à la vue qu’elle offre sur les paysages environnants. Notre chambre a un petit balcon sur ces paysages et c’est tant mieux. Nous aurons une salle de bains confortable et deux lits anciens douillets. Rite habituel de jambes en l’air, douche et lessive. Voila pour les points positifs. Il faut dire un mot sur le dîner pas bon du tout et sur l’accueil indifférent de nos hôtesses.
Promenade dans le petit hameau au terme d’une étape plutôt fatigante.

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Toit en chaume et galicien d’O’Cebreiro

Il est bon, sur le tard de l’après-midi, d’avoir un peu de chauffage car, la fatigue aidant ainsi que l’altitude, nous commençons à frissonner.
Comme dit plus haut, le dîner ne prendra pas beaucoup de temps ! Notre hôtesse ne veut pas servir le petit déjeuner avant 8h30, bien trop tard pour un pèlerin aguerri. Nous règlerons la note au terme du repas (60 euros – chambre et deux dîners).
Mais, s’il est facile de critiquer après, mais avant d’y arriver, nous étions bien contents de trouver leurs coordonnées sur le guide pour pouvoir réserver !
Une bonne nuit s’ensuivra.

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