Los Arcos – Logroño

19.04.06

Petit déjeuner au lit comme prévu. Nous irons au « Monaco » (cela ne s’invente pas – nous en venons !) prendre un café pour faire passer tout cela et en route. Direction Logroño.
Nous changerons de région mais pas de chemin. En fait de chemin, celui-ci est superbe, calme, sans trop de cailloux. Nous voyons loin et pouvons voir la file de pèlerins qui avance dans la même direction. Il fait beau, le vent est dans le dos, aucun problème physique, pas de bobos, ni tendinite. Il va faire chaud même si le départ se fait dans une relative fraîcheur.

Le pas est bon, la cadence soutenue et comme d’habitude nous rattrapons le groupe de l’auberge comme nous les appelons. Puis le chemin devient un peu plus cahotique, non qu’il soit devenu mauvais mais il monte et descend au gré des collines de plus en plus rapprochées alors que depuis le début de l’étape nous étions dans une quasi-plaine. Nous achetons notre casse-croûte dans une épicerie à Sansol.
Nous le mangerons à Viana que nous avons atteint à 12h30 après à peu près dix huit kilomètres de marche en quatre heures. A l’entrée de Viana, une table de pique nique nous tend les bras au soleil, c’est là que cela va se faire. On enlève les polaires et les chaussures et à table !
C’est plutôt vite expédié, il faut dire qu’il n’y a pas grand-chose à manger car celui qui mange doit porter. Il réfléchit donc avant d’acheter quitte à forcer un peu plus à l’heure calme du dîner. Nous complétons par des gâteaux secs achetés dans la ville de Viana avant de rejoindre Logrono passant par le bel ermitage de la Virgen de la Cuevas mais aussi longeant cette route N 111 que nous commençons à bien connaître.
Les jambes sont lourdes et nous sommes fatigués car il a fait chaud comme prévu.

0359

Nous traversons le pont vieux et entrons en ville pour chercher l’au berge de pèlerins pour le tampon de la crédentiale.
Une dame et l’hospitalero sont derrière un bureau devant lequel se trouvent deux chaises, l’une étant occupée par une pèlerine qui arrive et l’autre vide. Je m’assied sur celle qui est libre et attend. L’hospitalero, quand vient mon tour, me demande mon passeport. Etonné, mais n’ayant pas dit que je ne voulais pas coucher à l’auberge, je vais le chercher mais la façon dont ce monsieur me regarde en marmonnant je ne sais quoi, ne me plaît pas.
Je donne mon passeport à la dame qui commence à m’inscrire sur une liste. Je comprends qu’elle m’enregistre pour dormir. Je lui dis donc que je ne dormirai pas là et l’hospitalero recommence à marmonner. Incompréhension, manque de communication, problème de langue, fatigue nerveuse peut être pour eux et physique pour moi, je reprends mon passeport, fais tamponner mes crédentiales. L’autre continuant à marmonner, je me retiens pour ne pas aller lui mettre une baffe. Je quitte pour la deuxième fois une auberge avec un sentiment d’insatisfaction.
Direction l’hôtel. Nous demandons une chambre au calme. Elle nous donne une chambre sur l’arrière sans absolument aucune vue sauf sur une cheminée d’aération de deux mètres de large. Nous redescendons à la réception où nous avons droit à une longue diatribe en espagnol de la fille qui n’a pas l’air content. J’insiste sur le fait que nous n’avons rien touché dans la chambre et surtout lui demande de s’exprimer en anglais. Alors tout s’arrange.
Jambes en l’air, lessive, douche et promenade en ville pour visiter comme si nous n’avions pas assez marché !
Une glace pour Odile, un tour au Champion du centre ville de Logroño pour les courses du lendemain, une recherche de restaurant et nous voila à table, premiers clients d’un petit restaurant sympa où les serveurs sont eux aussi sympas.

Hostal Niza (après avoir pris le café le matin à l’hôtel Monaco !)
Calle Gallarza 13
26001 Logrono (La Rioja)
941206044
http://www.hostalniza.com
Euros 64.20 TTC

Restaurant « Entre Cepas »
(José. M. Martinez Arratia)
Dans la rue perpendiculaire à la façade de l’hôtel Niza (Euros 38 vin compris pour deux)