Estella – Los Arcos

18.04.06

Donc, petit déjeuner au lit. Viennoiserie et jus d’orange. Puis, c’est le départ.
Après avoir bu un café dans le restaurant où nous avons dîné la veille au soir, sur la grand place d’Estella, nous allons acheter le casse-croûte pour le repas de midi.
En route pour Los Arcos.
Nous passons à nouveau devant l’hôtel complet d’hier et montons vers Irache.
Il fait un temps frais mais un beau soleil. Nous avons remis les béret, chapeau, gants et polaires.
Cela monte pas mal vers Irache. Le passage devant le monastère est un plaisir des yeux qui suit le plaisir du palais car, à l’entrée des bodegas Irache, nous pouvons goûter à leur production par un accès direct et gratuit à un robinet de vin, en dessous de celui qui sert de l’eau. L’heure n’est pas propice (9h10) aux dégustations mais nous sacrifions au rite par un tout petit coup…bien agréable comme dit la chanson !

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Et nous continuons à progresser vers l’Ouest dans un décor magnifique de plaines et collines.
Nous passons devant la citerne gothique dont les marches dissuadent d’aller chercher de l’eau sans quitter le sac à dos.

 

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L’arrivée à Villamayor de Monjardin, nous permettra, assis sur un banc au soleil, de nous reposer un peu, de traiter une dernière fois la tendinite qui s’est effacée et de manger un en-cas.
Nous verrons bon nombre de pèlerins passer. Il s’agit, vraisemblablement et nous expérimenterons cela à plusieurs reprises plus tard, de celles et ceux qui ayant dormi à l’auberge de pèlerins, sont partis plus tôt que nous et se sont arrêtés pour déjeuner à l’endroit où nous nous trouvons.
Nous sommes salués par la jeune canadienne que nous avons rencontré à la sortie de Pamplona. Ca semble aller pour elle. Nous les rattraperons plus loin. De toute façon, comme nous allons tous dans la même direction, ce n’est jamais un adieu mais un au-revoir puisque au gré des arrêts ou des ennuis, les uns rattrapent les autres. Parmi eux, un pèlerin anglophone, peut être irlandais, avance très lentement. Arrivé à sa hauteur, je lui demande s’il a besoin d’aide. Non merci. Chacun continue son chemin, lui, par contre, nous le reverrons plus.
S’ensuit trois heures de marche dans le désert le plus complet mais dans de très beaux paysages. Ce désert est fait de champs de blé naissant, de chaque côté du chemin.
Il y a beaucoup de monde sur ce chemin, beaucoup de monde essaimé au fil de ce chemin blanc de cailloux.
L’arrivée à Los Arcos se fait par la Calle Mayor comme dans beaucoup de villages. Avant de pénétrer dans le village, à gauche, une sorte d’abri contenant de la documentation, de quoi boire a été installé pour les pèlerins. Merci.
Par contre, lorsque nous allons à l’auberge de pèlerins faire tamponner nos crédentiales, c’est tout juste si nous ne nous faisons pas engue…par l’hospitalier (qui ne semble pas l’être) car nous sommes entrés dans son hall avec nos chaussures (qui ne sont pas sales). Le tampon sera apposé dehors. Pas merci.

Nous allons à l’hôtel où nous avons réservé. Un peu désuet, l’accueil un peu bourru, décidément ! Nous dinerons, d’une façon bien ordinaire, à la table de Bernadette et Bertrand qui logent au même endroit.
En attendant, Odile fatiguée décide de faire un petit somme et je vais donc à la terrasse d’une cidrerie voisine étancher ma soif au soleil printanier.
Comme l’hôtel ne sert pas de petit déjeuner, nous avons acheté de quoi pour le lendemain matin.

www.hostalezequiel.com

Hostal-Bar-Restaurante Ezequiel
Calle la Serna n°14
31210 – LOS ARCOS
948640278
Chambre 42 Euros
2 menus 18 Euros
Taxes comprises