Saint-Cézaire – Seillans

16.10.2005

St Cezaire – Seillans

Après nos galops d’essai, nous voici fin prêts et bien décidés à partir pour « plusieurs jours » chose non encore réalisée jusqu’ici. Le départ de St Cezaire a lieu à 8H30. Nous sommes venus, de bonne heure, en voiture, d’ Eze. Nous cherchons un endroit pour garer la voiture d’une manière sécurisée pour plusieurs jours, achetons un chausson aux pommes dans la boulangerie située en face de l’office du tourisme. Cette aimable boulangère ne sait pas d’où part le chemin du Pont des Tuves. Nous trouverons seuls.
Descente dans le brouillard sur un chemin entretenu mais bien pierreux. Le temps est humide car il a beaucoup plus les jours précédents. Les nuages finissent par se lever et nous descendons vers la Siagne qui fait entendre un cours que l’on devine tumultueux. A un point du chemin, nous tournons à droite pour continuer vers la rivière, le chemin sur lequel nous étions continuant tout droit. Il n’y a plus de panneau indiquant le chemin de la rivière. Un dégourdi désoeuvré a dû passer ses nerfs dessus. Nous traversons un petit ruisseau « domestiqué », sorte de canal d’irrigation ou déviation de la Siagne, sur un des nombreux ponts aménagés. Arrivés au bord de la Siagne, surprise, on ne passe pas. Inondé, le chemin est impraticable.
Nous essayons de contourner l’obstacle sans succès. Il nous faut remonter un peu le chemin, pleins d’espoir pour le contournement. Nous nous enfonçons dans le lit d’un affluent à sec parmi les rochers couverts de mousse et des arbres morts. Nous montons toujours plus haut dans ces halliers et ronciers sans trouver l’ombre d’un passage. Rien à faire, nous transpirons, nous accrochons partout, salissons nos beaux sacs qui connaissent leur première épreuve pour finalement renoncer et revenir sur le chemin et contrits, remonter à St Cézaire.

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Celles et ceux qui connaissent ce chemin savent l’effort qu’il en coûte, surtout chargés. Bref, nous revoila en haut, vaincus mais pas abattus.
Un coup d’œil sur la carte IGN et hop ! dans la voiture. Honnêtement, dirons nous, la descente, le canyoning forcé, la remontée « valent » le fait que nous gagnions Callian en auto. Ce village est de l’autre côté de la Siagne et il était sur notre parcours.
Arrivés à Callian, il est onze heures. Nous garons la voiture et achetons un en-cas à la boulangerie du village où l’aimable commerçante nous indiquera comment rejoindre la route vers Fayence en évitant la route qui fait plusieurs lacets. C’est parti. Le temps menace.
Halte dans une cabane de vente de fleurs, désertée pour la saison, pour manger. Le crachin accompagne notre repas et pour la première fois nous nous équipons « tous temps » lors du redémarrage. On continue !
Longer la RD sera un vrai supplice. Nous aurons à composer avec les voitures, les bus et les camions qui semblent alimenter un flux « d’embauche » intarissable.

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Arrivés à Fayence, un café s’impose. Le cafetier, ayant compris que nous allons vers Santiago, nous regarde d’un oeil interrogateur semblant douter de notre bon sens.

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Continuation vers Seillans en longeant « l’ancienne route de Seillans » que nous trouvons quelques centaines de mètres à la sortie de Fayence qui nous met à l’abri du trafic automobile. Nous n’entrerons pas dans le village.
Seillans est passée, l’espoir est revenu car la pluie a disparu, mais les jambes commencent à être lourdes.

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Nous attaquons le dernier tronçon qui nous amène vers notre chambre d’hôtes à environ 2.5 kms de Seillans, le Mas d’Engaspaty.
Jolie chapelle en route et nous trouvons un hôte aimable et souriant qui nous installe sur le champ dans une belle et confortable chambre. Première douche de pèlerin en dehors de chez nous. Dîner sympa et au lit !

Etape : Le Mas d’Engaspaty, route départementale 53, les Pételins 83440 Seillans 04.94.76.88.60.
Nous avons payé (20.10.05) Euros 60 pour la chambre et Euros 22 pour le dîner p/personne