Roncesvalles – Larrasoana

15.04.2006

Petit déjeuner de la même qualité que le dîner de la veille. C’est notre premier en Espagne !
Avant de partir, par la fenêtre de notre chambre qui domine l’entrée de l’auberge de pèlerins située à une centaine de mètre en contrebas, nous avons vu partir, un à un, les pèlerins qui y ont dormi. A huit heures, comme prévu, les portes se sont refermées. Elles ré-ouvriront dans l’après-midi pour accueillir une nouvelle « fournée » d’environ 80 personnes.

Nous quittons l’hôtel à 8h45. A l’inverse de la veille et dans la continuité de la pluie de la nuit, il fait gris et frais et de gros nuages roulent sur les montagnes. Encore beaucoup de vent.
Nous descendons vers Zubiri, notre prochaine étape. Le moral est là, pas trop de mal à la jambe. Nous passons devant la croix des Pèlerins et suivons ce gentil chemin qui suit lui-même la route N135 vers Burguete.
A Burguete, quelques gouttes nous obligent à sortir de nos sacs les ponchos que nous n’avons que peu utilisés, eu égard au parcours accompli, en France. Six kilomètres plus loin, à Espinal, c’est le déluge. Nous rencontrons des pèlerins moins équipés que nous qui sont trempés mais avancent d’un bon pas. Dans le village, sur la gauche de la route, une épicerie-boulangerie-pâtisserie nous permet d’acheter un petit en-cas sous forme d’une pâtisserie locale et d’une tablette de chocolat qui ne résisteront pas à nos appétits aiguisés. Surtout qu’à la sortie d’Espinal, une belle montée nous attend, toujours sous la pluie.
De l’autre côté de cette montée, nous retrouvons la route N135 pour mieux la quitter et descendre de gentils chemins dans les sous-bois. Le problème c’est que nous descendons ces chemins en même temps que l’eau qui les dévale. Nous marchons dans des petits torrents dans une fange bien glissante en nous écartant dès que des (pèlerins) cyclistes nous dépassent.
Nul besoin de dire que les chaussures sont trempées et que bientôt les dos aussi car les ponchos n’empêchent plus l’eau de passer s’ils empêchent l’eau de la transpiration de s’évacuer. Sauna, hammam par 12°celsius. Mais, nous avançons, c’est le but de la manœuvre.

Le sol est bien détrempé et les fortes déclivités ne nous facilitent pas la tâche. Il nous faut être vigilant quant à l’endroit où nous posons le pied. Nulle possibilité de s’arrêter ni de poser le sac.

Bientôt nous atteignons le Col d’Ero. Nous avons monté la rude côte de Lintzoain, salué la mémoire du pèlerin japonais décédé sur le chemin dont une stèle située dans la forêt est posée un peu plus haut.. Il pleut moins mais le chemin est vraiment fangeux et très désagréable. Curieusement, moins de mal à la jambe.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Passé le Col, au-dessus du village de Zubiri, le soleil est là et il fait presque chaud. Il est environ 13h30. Assis sur un petit muret, nous ôtons ponchos, polaires, guêtres et chaussettes pour faire sécher les premiers et essorer les dernières.

 

0421

Comme il est relativement tôt, nous décidons de pousser jusqu’à Larrasoaña. Coup de fil à la pension « El Camino ». ok pour une chambre pour deux. Et comme nos amis espagnols mangent tard, nous nous arrêterons sur le bord de la route dans un restaurant qui s’avèrera bon mais cher et dont le service sera particulièrement lent. Même s’il ne nous reste que quelques kilomètres à faire, nous ne souhaitons pas être prisonniers d’un service trop lent. Réclamation auprès de la patronne et cela s’accélère. C’est notre première étape complète en Espagne, nous n’allons pas commencer à râler !

Arrivés à Larrasoaña, après avoir pris de l’eau à la fontaine à côté de l’auberge de pèlerins à Zubiri et tampons sur les crédenciales à l’auberge des Pèlerins et direct vers la pension.
Simple mais propre. Accueil un peu froid mais c’est peu être parce que nous n’avons pas encore l’habitude. Une grande chambre à deux lits situés l’un l’autre dans une extrémité de la pièce. Dîner à notre première table de pèlerins où chacun échange très rapidement avec son voisin et bientôt toute la tablée. Un couple de suisses, un couple de Dax, un couple de San Sebastian, et nous deux. Nous nous retrouverons, sauf les suisses, jusqu’à Burgos pour les basques et jusqu’à Léon pour Bernadette et Bertrand, les Dacquois.
Vin rouge et repas simple.

Nous filons au lit, exténués.

www.turismo.navarra.es/fre/organice-viaje/recurso.aspx?o=253

Pension El Camino
San Nicolas 16
948304250
Environ 70 euros pour deux en demi-pension.

Restaurante El Molino à Urdaniz (sur la route à droite avant Larrasoana) Euros 54.37 pour deux.