Mauléon – Larceveau

A 8h30, nous voici sur la route, direction Garendein. Contrairement à ce qu’indique le Véron, nous ne ferons pas étape à St Just Ibarre. En effet, nous n’avons pas trouvé de structure d’accueil, l’hôtel du village n’étant pas ouvert en cette saison. Nous marcherons jusqu’à Larcevaux où il y a deux hôtels ouverts.
Nous marchons sur la route, comme d’habitude, dans un trafic quasi inexistant. Il fait frais, les nuages d’altitude n’annoncent pas de pluie et nous avançons dans de beaux paysages.
Nous montons le col d’Oquich qui culmine à 500 mètres seulement mais qui comporte des portions, par endroits, à 7 % !
Le col est franchi à 11h.

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La descente est tout aussi calme jusqu’au niveau du parking de l’hôtel restaurant du col d’Osquich qui est en train d’ouvrir pour le début de saison.
Jailli de derrière nous, un chien patou de bonne taille. Il n’est pas agressif, reste à bonne distance et décide de nous accompagner. Il marche devant nous à trente mètres environ, s’arrête quand nous nous arrêtons et repart dès que nous repartons. Nous arrivons enfin à St Just Ibarre, après quatre kilomètres de marche commune.
Nous tenterons nombre de ruses pour faire en sorte que ce chien perde notre trace. Nous nous installons dans le cimetière, près de l’église du village pour déjeuner car notre ami à quatre pattes semble avoir trouvé un copain de jeux tout aussi à quatre pattes. Mais le maître du chien ne l’entend pas de cette oreille et chasse l’intrus. Nous voici à nouveau menacés par la compagnie non désirée du chien. Il passe devant nous mais ne nous remarque pas.
Nous rangeons rapidement nos affaires et restes du casse-croûte pris en quatrième vitesse et sortons du cimetière comme des voleurs, le chien étant parti dans l’autre sens.
Sur la route, nous marchons deux cent mètres à « grande vitesse » espérant ne pas être rejoints.
Nous ne le serons pas. Un groupe de cyclistes étrangers qui s’apprête à monter le col d’Osquich doit se demander ce que sont ces deux randonneurs, chargés de sac à dos, qui marchent si vite à la sortie du village. La route vers Larcevaux est relativement plate et en ligne droite.
Nous avons encore droit à un concert d’aboiements dans un pré à gauche où se prélassent trois chiens de bonne taille, pas attachés. Bâtons, coup de gueule, et la caravane passe sans problèmes.
Bonjour aux ânes en passant…

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Arrivons à Larcevau à 14h30. Allons à la poste pour envoyer à Ingrid un jeu de cartes IGN qui ne nous seront plus utiles, puis à l’hôtel en face de la poste.
Douche, jambes en l’air et lessive. Tentative de promenade avortée car le temps s’est quelque peu détérioré, vent du nord et gros nuages. Achat de fromage des Pyrénées et gâteau au petit casino près du rond-point.
Retour à la chambre, préparation de l’avant dernière étape en France et dîner. Comme souvent en cette saison, les clients sont rares et dînons tranquillement dans une belle salle vide, d’une garbure, d’une piperade, de truitelles et de gâteau basque.

Notre étape : Hôtel le Trinquet « Olharan » 64120 LARCEVEAU
Deux soirées étape à 40 Euros chacune.