Saint Bertrand de Comminges – La Barthe de Neste

Départ à 8h50. Nous descendons vers la route RD 26, traversant un parking où un couple de camping caristes prend le petit déjeuner au pied sa camionnette en écoutant la radio. Un salut de loin et nous tournons à gauche pour nous diriger, d’un bon pas, vers notre prochaine étape.
Parcours plat, au soleil, sans beaucoup d’intérêt, toujours sur le goudron. Comme nous n’avons pas de provisions, à l’exception de barres de céréales, nous sommes en quête soit d’une épicerie soit d’un restaurant.
A vrai dire, pour le repas de midi, il sera rare de trouver un restaurant ouvert sur notre parcours et de trouver une épicerie dans les petits villages traversés.
A Tuzaguet, que nous venons de traverser, à la sortie ouest du village, nous tombons sur un restaurant. Nous nous approchons et dès l’entrée une jeune fille paraît surprise de nous voir.
Nous attendons qu’elle interroge sa mère, raison pour laquelle elle vient de disparaître.
Elle réapparaît souriante pour nous demander de nous avancer dans la cour où la maîtresse de maison, qui n’attendait personne, décide de nous recevoir. Belle salle chauffée. Nous choisissons le menu à 12 euros et la fête commence : jambon de pays, cassoulet fait d’hier, cannelé ou macaron pour le dessert, le tout arrosé de vin du Béarn rouge sympathique.
Aimable conversation de notre hôtesse. Nous resterons 1h30 à cette halte dont nous conservons un excellent souvenir.
Départ sous le soleil pour une surprise. A 50mètres du restaurant, nous tombons sur quatre chiens sur le bord de la route. Je m’attends à devoir déballer mon bâton de marche pour dissuader nos amis à quatre pattes, quand, émerveillement, je vois Odile qui passe devant les chiens en chantonnant l’Auvergnat sans sourciller alors qu’elle a une peur bleue des chiens !
Miracle du vin du Béarn ?
C’est tranquille que nous suivons la petite rivière puis une route départementale qui n’en finit pas sous le soleil et nous mène à 16 heures à notre destination.
Village bien tranquille si ce n’était une route départementale qui le traverse et qui est, du moins au moment où nous sommes passés, sujette à un trafic soutenu.
Le souvenir de cette étape n’est pas le village mais l’hôtel.
Vintage diraient les jeunes d’aujourd’hui. Il semble avoir été construit dans les années soixante dix (soixante ?) et que peu de travaux, ni améliorations, ni peut être de nettoyage aient eu lieu depuis. La chambre est plutôt douteuse, la moquette souillée, la salle de bains d’époque et les WC chimiques. Le problème est qu’il n’y a rien d’autre d’ouvert…
Repas de type cantine en compagnie de quatre ou cinq maçons qui semblent vivre temporairement dans cet endroit.
Nuit mémorable car le sommier est complètement défoncé et Odile et moi luttons pour ne pas tomber au centre. La meilleure position est de s’accrocher au côté du sommier….
La nuit est animée par le bruit des WC chimiques des voisins et par la ventilation de la boulangerie voisine.
A mon sens, avant de choisir cet hôtel, au moment de la définition des étapes, je pense qu’il vaut mieux s’arrêter où nous avons déjeuné, cinq ou six kilomètres avant et organiser l’étape suivante en conséquence. Ce point de vue s’adresse à celle ou celui qui souhaite voyager dans le calme et le confort. Bien sûr chacun sera libre de choisir son style d’étape, selon ses possibilités.
Inutile de dire que nous prévoyons un départ de bonne heure.

Notre étape : Hôtel de l’Officier ; la Barthe de Neste 05.62.98.21.39
Nous avons payé Euros 64 pour la demi-pension pour deux.
La chambre est facturée 32 Euros.

 

PS : Cet établissement a changé de mains et, selon toute évidence, est devenu un lieu d’accueil qui semble bien sympathique désormais.

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Restaurant du déjeuner : Domaine Lou Castet, 34, route de la Barthe de Neste 65150 TUZAGUET 05.62.98.98.00 – 2 repas du Terroir 12 x 2, vin à 12,5 euros + 2 cafés 4 euros

www.domaine-loucastet.fr