Maquens – Fanjeaux

Départ 9 heures. Vent fort dans le dos, nuages du « marin ». Aujourd’hui ce sera une longue étape, plus de trente kilomètres car nous n’avons pas trouvé de logement qui nous convienne à Montréal. Nous irons, par les petites routes près de Fanjeaux.
Nous suivons sans difficultés le topo du guide Véron depuis Narbonne mais, en sortant de Maquens, nous nous trompons de route. Nous allons donc sur notre route directement à Lavalette. Le bas-côté n’est pas facile à pratiquer mais la circulation est faible. Traversons Arzens où nous achetons le casse-croûte pour le dévorer sur un banc au vent, toujours et encore au vent ;
Pain, brie, jambon. Bouteille d’eau. Une jeune fille qui rentre chez elle déjeuner nous salue.
Nous repartons vers Montreal. La route est calme mais les bosses succèdent aux descentes et nous trouvons moins de vignes au fur et à mesure de notre avancée vers l’ouest et davantage de cultures et prés.
L’environnement est très calme, les voitures rares. L’arrivée à Montréal se fait à la suite d’une longue marche sur un chemin très agréable tracé sur une ancienne voie ferrée.
La visite de la cathédrale s’impose, petite halte de recueillement dans une quasi obscurité.
En route pour Villeneuve les Montréal où nous manquons notre chemin et donc demi-tour grâce aux indications d’une vieille dame du pays.
Et nous remontons et redescendons des collines. Il faut dire que les indications sont rares et c’est la boussole que nous trouvons l’orientation, le topo n’étant pas très clair et nous non plus car la fatigue commence à se faire sentir.
La boussole nous dit que c’est par là mais nous sommes au pied d’une grande colline… où à mi-côte je me dirige vers des viticulteurs en train de nettoyer leur vigne. Manque de chance, ils ne connaissent pas l’endroit dont je leur demande le chemin. Continuons à faire confiance à la boussole. Odile qui monte moins bien qu’elle ne descend les pentes suit de loin. Les jambes sont lourdes, les sacs le deviennent aussi.
Au loin, nous voyons Fanjeaux et savons désormais que nous sommes sur la bonne voie.
De l’autre côté, nous descendons sur un chemin qui traverse les champs. En bas, nous tournons à droite et par chance arrivons devant la chambre d’hôte. Nos hôtes sont sur le palier, rentrant de courses. Bon accueil, nous montons (encore !) dans la chambre qui est vaste, propre et claire. Jambes en l’air, douche ou en sens inverse selon que l’on soit monsieur ou madame, et dîner à la table d’hôte. Simple comme le petit déjeuner du lendemain, la tête un peu endolorie par la boisson de la veille au soir où nous avons consommé peut être un peu trop un vin blanc du coin servi bien frais à l’apéritif.

Notre étape : Les Tisseyres, 50, route de Carcassonne – 11270 Fanjeaux –04.68.79.04.78/06.19.28.86.49
http://monsite.wanadoo.fr/les-tisseyres 90 euros