Roquefort les Pins – Saint Cézaire

Roquefort les Pins – St Cezaire

Forts de l’expérience précédente, nous décidons, avec l’aide cette fois de notre fils Loïc et de Fabienne, sa future épouse, de revenir à Roquefort les Pins avec notre voiture. Les enfants viendront nous prendre à St Cezaire et nous reconduirons à notre point de départ matinal.
Il est 8 H 15 quand nous repartons de la Mairie de Roquefort les Pins. C’est dimanche, il fait frais mais beau et la route est très calme.
Plaisir de marcher d’un bon pas, d’un pas un peu plus vaillant que lors des deux précédentes étapes, toujours sans bobos physiques, pas d’ampoules, pas de tendinites et autres ennuis. Ca viendra plus tard !

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Nous marchons sur la route de Valbonne, vers Opio, cadre ravissant, longeons un premier golf sur notre gauche.

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Paix et verdure. Plein ouest, nous traversons des quartiers résidentiels avec des chiens plus ou moins agressifs montant la garde derrière leur grillage respectif.
Comme il fait de plus en plus chaud, nous enlevons une couche de vêtements à proximité d’un autre golf situé cette fois-ci sur la droite de notre chemin dont l’entrée est ornementée d’un magnifique point d’eau. Lors du déhabillage, j’en profite pour perdre mes lunettes de vue, ce dont je me rendrai compte deux kilomètres plus loin.

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Après un croisement, nous subissons notre première menace (dissuasion) canine lorsque qu’un chien-loup, nous ayant repéré au loin et ayant jugé la distance acceptable, commence une course en diagonale vers nous à travers champ. Il se tient cependant à une distance respectable de ses cibles, ayant peut être dans le passé eu à expérimenter une mauvaise rencontre avec le bourdon (bâton de marche) d’un pèlerin même s’ils n’abondent pas dans ce secteur.
Il aboie fort, montre les dents, mais se cantonne à la limite du terrain de son maître, même s’il évolue sur la route et nous aussi.
Je rassure tant que je peux Odile, mon épouse, qui marche, raide et effrayée, le souffle court.
La caravane passe et le chien aboie. Nous avançons.

Mes lunettes. Fouille des poches, des sacs. Rien.
Pas pratique pour lire la carte IGN mais les lunettes de la pèlerine feront l’affaire.

Arrivons dans Grasse, après une belle grimpette, où nous devons acheter le pain pour le casse-croûte. Il nous faudra monter dans le Vieux Grasse où un boulanger, outre le pain, nous vend quelques pâtisseries orientales qui feront notre dessert lors de l’arrêt déjeuner à venir.img455b46efd5a7c

Après quelques hésitations pour trouver notre chemin, dans un quartier de Grasse que nous ne découvrons pourtant pas, nous montons le Boulevard Pasteur en direction de St Cezaire. En haut du boulevard, nous prenons une petite route bien calme et ensoleillée que nous suivrons sur plusieurs kilomètres. Déjeuner sur cette même petite route auprès d’un petit bâtiment, sorte de « Cercle », témoin d’un temps où les gens du quartier vivaient entre eux et devaient se retrouver là pour fêter les grands et petits évènements. Paix et tranquillité. Il fait beau et nous continuons à monter pour rejoindre la route abandonnée à Grasse pour atteindre Cabris que nous traversons totalement.

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La fatigue venant, la tension commence à monter autant que le chemin, car la route, après le déjeuner du dimanche s’emplit des promeneurs. Nous cherchons sur notre carte à marcher sur de petites et calmes voies, en parallèle, ce que nous trouvons jusqu’à Spéracèdes puis il nous faut rejoindre à nouveau la D13 et la longer jusqu’à St Cézaire.

 

Fatigués…mais quand même assez de force pour boire une bière et un perrier en attendant que le chauffeur Loïc arrive. Le temps que faire tamponner la crédenciale au comptoir du bar et les voici.

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Fourbus, nous ne pensons même pas à leur offrir à boire. Venus à leur rencontre sur le parking, nous montons dans la voiture et repartons vers Roquefort les Pins d’où nous reprenons notre chemin de marche, avec notre propre véhicule, afin de chercher les lunettes que nous ne retrouverons pas.
Retour à Eze moins « usés » qu’à la fin des deux étapes précédentes pour une distance légèrement plus importante. Nous savons que le prochain départ sera un vrai départ avec pour objectif « Arles », haut lieu de rassemblement des pèlerins du passé.