Eze – Pont de la Manda

13.09.2005

C’est le départ. Nous allons voir de quoi nous sommes capables. Entre parler du Chemin, préparer le Chemin et marcher sur le Chemin, il y a quelques différences. On y va !
Il est 8heures et nous quittons la maison d’Eze sur Mer pour une première étape qui s’avérera bien longue.
Une photo devant la porte et en route vers St Jacques….

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Il fait beau. Nous attaquons la montée vers le plateau St Michel qui surplombe Eze et Beaulieu.

La montée vers la Moyenne Corniche est quelque peu rude pour nos mollets peu entraînés mais on y arrive. On arrive aussi à se tromper de chemin car non indiqué mais nous comprenons rapidement notre erreur et passons sous le tunnel routier, en direction de Nice, pour trouver, à droite, le chemin de mule qui monte sur le plateau St Michel.
Le chemin est bien tracé, bien net et surtout le paysage est magnifique.

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Vue sur St Jean Cap-Ferrat. En fait, nous sommes encore chez nous, dans notre environnement habituel.

Nous rejoignons la Grande Corniche et descendons vers Nice que nous devrons contourner par le Nord. Des voitures et encore des voitures. Respectueux du Code de la Route, nous marchons à gauche mais somme parfois tenus de tenir le bourdon, ou plutôt le bâton de marche, bien haut afin d’éloigner quelque peu les véhicules qui nous serrent sur le bas-côté où il n’est pas facile, par endroits, de marcher.

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Nous avons préparé un chemin « raccourci » par des escaliers mais n’en n’avons pas trouvé l’accès donc nous ferons le tour complet par l’Observatoire de Nice.
Notre descente continue jusqu’à la Chapelle Saint-Charles où nous entamons le contournement de la ville par le Nord. La découverte de petits chemins et escaliers calmes et ombragés nous ravit et nous avançons vers l’hôpital Pasteur avec une pensée pour les malheureux patients en traitement à Lacassagne qui voudraient eux aussi bien pouvoir monter cette côte un peu raide et prendre la route avec nous.
Tout droit, toujours tout droit direction Ouest, en traversant les quartiers des Quatre Chemins et de Saint Maurice. A proximité du stade de l’OGC Nice, nous rencontrons un monsieur âgé auquel nous demandons notre chemin qui s’étonne que l’on aille à la Manda à pied… et à fortiori à St Jacques de Compostelle ! Après nous avoir renseignés, il nous souhaite bonne route et nous continuons pour acheter le casse croûte que nous mangerons plus tard. Toujours beaucoup de voitures dans ces rues de contournement de la ville de Nice.
Heureusement nous trouvons encore quelques petits chemins charmant et calmes et filons vers le pied de la route qui monte à St Pancrace. Il fait chaud et cette montée, pour les néophytes que nous sommes, est longue. Premiers moments de solitude …et de transpiration !

A St Pancrace, petit vent frais bienvenu. Nous nous asseyons au pied d’une croix de pierre et attaquons le repas froid. Arrive une factrice venant relever la boîte aux lettres proche de nous. Elle aussi a bien du mal à croire que nous allons en Espagne de ce pas. Sympathique conversation où nous apprenons qu’elle pêchait dans la baie d’Eze la veille au soir mais finalement ne sait pas par où nous devons passer, à pied, pour rejoindre Colomars.
Nous reprenons la route sans trop savoir où nous sommes précisément car notre méthode de lecture des cartes IGN n’est pas, non plus, encore au point. Toujours tout droit jusqu’à un croisement au dessus de Colomars. Joli paysage de montage de moyenne altitude sous le soleil et belles villas.
Tout en haut, nous croisons la départementale que nous descendons sur quelques dizaines de mètres et prenons le GR 51 qui doit nous conduire vers le pont de la Manda.

Ce chemin est une catastrophe. Il a dû pleuvoir quelques jours avant et nous marchons dans les cailloux qui roulent dans une pente assez forte, puis à nouveau sur la route que nous quittons encore pour reprendre le même GR un peu plus bas dans le même état ou presque, jusqu’à trouver dans un soupir de soulagement le Pont tant espéré.

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Une bière et un Perrier sur la bruyante terrasse du bar de la Manda et nous prendrons le train des Pignes pour Nice et nous rejoindrons, à pied bien sûr, la gare routière de Nice pour prendre le bus d’Eze qui est aussi rempli que nous sommes fourbus. Arrivée tardive où Odile prend de l’aspirine pour prévenir les courbatures !
Nous aurons marché plus de huit heures et aurons parcouru quelque chose comme 35 kms avec pas mal de dénivelés. Pour un coup d’essai, c’est pas mal mais nous verrons que nous aurons à faire à encore plus fort ! Nous tracerons notre propre chemin et il en sera ainsi jusqu’à Narbonne où nous nous mettrons dans les pas de ceux qui suivent le Chemin du Piémont Pyrénéen vers Roncevaux avec une petite exception pour quelques kilomètres entre Arles et St Gilles où nous suivrons le Chemin d’Arles, mais nous n’en sommes pas encore là..