Moclin – Alcala la Real

La nuit aura été relativement tranquille. Il faut dire que le pèlerin n’avait pas hésité, eu égard aux pétards de début de soirée, de s’équiper en bouchons d’oreille. La pèlerine dit que le bruit a cessé vers minuit…
Il fait beau et nous descendons la belle et tranquille petite route qui va nous permettre, après quatre kilomètres, de rejoindre le Camino qui a la bonne idée de l’emprunter aussi.

IMG_0254

Pas ou peu de trafic et de belles vues sur le château de Moclin côté pile et sur les tours de guet qui l’entouraient.

IMG_0255
Au dessus de la plus haut branche de l’olivier, l’on devine, sur le piton, le château de Moclin

IMG_0256

IMG_0258
Nous retrouvons le Camino, qui arrive, par la gauche, et poursuivons sur la route qui est nôtre jusqu’à rencontrer la N432 que nous suivrons, à droite, sur deux cents mètres et monter, à gauche, derrière une maison abandonnée.

IMG_0259

 

IMG_0261
Nous suivons un chemin carrossable mais pierreux. Arrivons à une fourche de deux chemins. La montée sur la droite est indiquée comme mauvaise direction, nous continuons à monter, pente relativement douce. Nous passons devant un abreuvoir mais les flèches sont très rares voire inexistantes.
Beaucoup plus haut, nous rencontrons un ouvrier agricole qui souffle les feuilles d’olivier et nous indique que nous sommes sur le bon chemin.
Nous trouvons un discret hito sur notre gauche. Fin du chemin, début du chemin, continuation du chemin. Beaucoup d’interrogations mais pas de chemin. En effet, la direction semble être tout droit, en pente douce, vers le taillis plus bas à environ cent mètres.

IMG_0264
Je me trouve quasiment en face du hito. Il faut descendre où se trouve le tracteur plus bas et là, monter à droite en direction de l’endroit où se trouve le pèlerin sur la photo.

 

IMG_0266
Comme le pèlerin sait où se trouve la nationale quittée il y a quelques minutes, il en déduit qu’il faut aller à droite mais cela monte dans les oliviers sans aucun repère. Nous continuons de monter tout en haut de l’oliveraie en longeant les taillis qui bordent un petit ravin. Arrivés au point haut de l’oliveraie, donc, pas de chemin non plus. Nous redescendons et allons à la rencontre d’un tracteur dont le conducteur nous dit que nous avons bien trouvé la route et qu’il faut persister. Il ajoute « qu’avant », il y avait une Canada Real qui passait là mais « que la montagne a absorbé le Chemin ».
Nous remontons donc où nous étions il y a quelques minutes, en haut de l’oliveraie. A tout hasard, nous tentons une ou deux traces difficilement identifiables. C’est la deuxième, qui ressemble à un chemin de chèvres, qui est la bonne car,  après une centaine de mètres de grimpette plutôt raide, nous débouchons sur un chemin pierreux mais bien identifiable que nous prenons à gauche. Ce chemin carrossable nous mène à une ferme à partir de laquelle nous retrouvons le marquage jacquaire.

IMG_0268
La « cible » est ce hangar/ferme que l’on voit sur la gauche de la photo.

En fait, il faut, lorsqu’on est au point bas, devant les taillis, après le hito, monter à droite, en direction de la ferme blanche qui est la plus à droite, pas celle qui est en face, de l’autre côté du ravin.

Je montre, à dessein, la maison vers laquelle il ne faut PAS aller, photo prise à la hauteur du tracteur que l’on voit sur la photo précédant celle ci-dessus. Si le marquage avait été meilleur, il n’y aurait pas eu besoin de faire ce long discours…D’aillleurs, cet endroit est considéré comme délicat par nombre de pèlerins. Vigilance.

 

IMG_0267
Nous redescendons vers la N432 où, désormais, les flèches abondent.

IMG_0269

 

IMG_0274
Nous traverserons Ermita Nueva, village bien tranquille dans un concert d’aboiements de chiens. Nous prendrons le sello dans la laiterie-fromagerie, puis un petit en-cas à l’abri du vent qui s’est levé.

Beau specimen d’amandier en fleurs.

IMG_0276
Devant une maison abandonnée, nous traversons la nationale pour prendre, en face, une voie romaine que nous suivrons dans un paysage charmant.

IMG_0277
Nous approchons de la fin de l’étape et la vigilance s’affaiblit. Après une grande ferme, nous voyons, un peu à l’écart, sur la gauche, une flèche jaune.
Il nous faut revenir sur nos pas, et prendre une petite sente qui court en parallèle au chemin sur lequel nous sommes, passe devant une petit cabanon fermé

IMG_0279

et part sur la gauche pour buter sur un arroyo, puis un autre.

IMG_0280

Cette portion de l’étape est plutôt mal marquée. Nous continuerons à gauche jusqu’à trouver la N432 sous laquelle nous passerons par un tunnel.
Nous continuerons tout droit en légère montée, passerons devant une Bodega dont nous boirons le vin ce soir, descendrons et remonterons sur cette petite route pour arriver à la 432 que nous prendrons à gauche pour descendre sur Alcala la Real.

IMG_0282

 

IMG_0283

Nous entrons dans le bourg et demandons notre chemin à la Guardia Civil. Il ne sait pas où est l’hôtel, il ne donne pas de sello. Il nous indique la direction du centre de la ville. Merci.
Nous arriverons à l’hôtel Torrepalma qui s’avèrera être une bonne adresse.
La préposée à l’accueil est un peu longue à la détente mais cela se finit bien même si elle a voulu que « j’avoue » avoir réservé deux chambres et non pas une. Sans succès. Tout le monde a gardé le sourire.
La chambre est coquette et moderne sinon vaste. Elle est calme aussi.
La réceptionniste nous vante la cuisine d’un restaurant voisin qui sert, en principe, à 20h. Nous y allons et sommes reçus par une dame peu avenante qui nous dit qu’il faut attendre au moins 20 minutes. Cela suffira pour nous faire partir sur le champ et revenir à l’hôtel où nous dînerons très bien d’un poivron farci à la morue, d’un jarret à la Alcala, d’un chevreau à l’ail et d’une crème caramel et crème cannelle arrosés par un vin local Marcelino Serrano (que nous avons vu en arrivant). 45 € pour tout cela.
La nuit sera bonne et tranquille.

www.hoteltorrepalma.com