Bandeira – Santiago

Nous prenons un petit déjeuner copieux à l’hôtel Victorino. Servis hier soir par la patronne, c’est le patron qui nous traite…très bien.

 

http://www.hotelvictorino.com

 

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C’est une bonne maison que la sienne ! Pour moins de 70 €, nous avons eu une très bonne étape.
Nous quitterons Bandeira par le bus de 9h16 , direction Puente Ulla ce qui nous fera avancer de douze kilomètres sur un total de trente deux.
Si tu veux aller loin, ménage ta monture.
Quelques kilomètres après être parti de Bandeira, le bus s’arrête.
A l’arrêt, une bonne vingtaine de dames endimanchées montent dans un chahut indescriptible. Elles ont toutes plus de cinquante ans et semblent bien excitées à l’idée d’aller à Santiago. Lorsque le bus redémarre, elles se mettent à chanter une sorte de romeria nostalgique. Et cela a pour but de faire oublier par le chauffeur que nous nous arrêtons, du moins théoriquement à Ponte Ulla.
Résultat, se confondant en excuses, il nous débarquera en haut de la côte qui suit Ponte Ulla. Et, heureusement que la dame qui est devant nous s’est rendu compte de la situation, ayant entendu, probablement que Ponte Ulla était notre destination. Elle a signalé notre cas au chauffeur qui était bien ennuyé…
Prenons un café et demandons un sello dans un bar sur le bord de route et comme nous sommes hors chemin, nous suivons la N525 jusqu’à retrouver des indications exploitables que nous comparons avec notre guide Raju. Nous savons que le chemin est à deux kilomètres à droite car nous trouvons des références indiquant la capilla de Santiaguino et nous pouvons voir le Pico Sacro depuis la route.

 

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Nous la suivrons jusqu’à Susana empruntant, dès que possible, les tronçons disponibles de l’ancien tracé.

 

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Puis, montant et descendant les diverses collines rencontrées, nous nous approchons de notre destination finale, traversant de petits hameaux,

 

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passant sous de belles treilles, recevant d’un vendangeur une belle grappe de raisin noir.

 

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A l’arrivée à proximité de l’ermita de Santa Lucia, nous devrons nous équiper « pluie » car il semble que cela se gâte et quelques gouttes arrivent en avertissement. Les belles treilles ne nous protègeront pas !

 

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Belle, ultime et longue montée vers Santiago, destination promise. Mais avant, il faudra passer les travaux de l’AVE, train rapide qui circulera bientôt entre Ourense et Santiago. En hors d’oeuvres, nous est servie une belle côte de boue rouge et comme il a bien plu…
Cette photo a été prise à la fin du bourbier.

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Ensuite, une fois passés sous le pont autoroutier, il nous faut traverser les voies actuelles et futures sur un pont bien encombré en suivant un passage piéton balisé sans lequel l’on n’arriverait jamais.

 

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Encore une côte, sur du goudron et en « banlieue », puis nous découvrirons la Cathédrale devant nous, au loin, en bas, semble-t-il de cette belle voie pavée descendante. C’est quand même plus joli, malgré le temps, que l’arrivée du Camino Francès, non ?

 

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On croit que c’est fini mais non. Il nous faut remonter pour entrer en ville.
En haut, nous nous attablerons pour un repas à 8 €, au bout de la rue do Sar do Afora.
Puis, pour la troisième fois, nous dirigerons vers le Bureau des Pèlerinages de Santiago pour recevoir la Compostela. Lors de nos précédents passages, la file d’attente n’était que de dix personnes peut être. Là, c’est une file qui commence, pour celles et ceux qui connaissent, en bas des escaliers. Nous attendrons notre tour…
Puis, direction l’office du tourisme, non loin de là, pour un plan car nous ne savons pas comment aller à notre hôtel même si nous connaissons bien Santiago et surtout la ville historique.
Très bon accueil à l’hôtel en français et avec le sourire. Vaste chambre dont la moquette pourrait être moins tachée. Vue sur un stade de football de quartier ou d’école et sur le monastère de Belvis. Calme absolu. Résidents tranquilles. La réceptionniste nous recommandera deux restaurants, un pour ce soir, un pour demain soir, établissements peu fréquentés par les touristes, dit elle.
C’est à moitié vrai pour le premier, la Bodeguilla San Roque, en haut, à l’extérieur de la vieille ville. Bonne nourriture. Attention, vite plein.
L’autre nous ne savons pas car nous n’y sommes pas restés car la salle est en quelque sorte en sous sol, sans aération naturelle apparente. Claustrophobes, oubliez ! Les premiers clients assis étaient des japonais…et devant nous, s’installaient quatre scandinaves. En fait, c’est surtout la salle qui nous a fait partir, même si elle est vaste et bien éclairée.
Nous sommes allés dans un restaurant Tafona, à proximité de notre hôtel, lui même restaurant d’hôtel. Menu à 16 € par personne sans le vin. Très bien. Bon endroit pour ceux qui souhaitent (et qui peuvent) fêter leur arrivée à Santiago. Je ne peux résister à me rappeler le dîner : antipasti sous forme de mousse de lentilles aux truffes, lasagne aubergines, salade et croquettes de fromage aux fraises, joue de porc aux pommes fruits pour la pèlerine et filets de loubine, glace au fromage et pain caramelisé. Arrosé par un Rioja de derrière les fagots..à 14 €.
En arrivant à l’hôtel, nous aurons la surprise, d’assister, derrière nos carreaux, à une soirée « bizutage » bon enfant entre garçons d’un côté et filles de l’autre, sur le terrain de foot, avec force démonstrations de force et envoi de paquets de farine et poches plastiques pleine d’eau. Marrant et pas méchant du tout. A minuit, tout est rentré dans l’ordre.
Le lendemain, nous sommes partis à la messe des pèlerins. C’est notre première en année jacquaire et vraisemblablement notre dernière.
Impossible d’entrer dans la cathédrale tellement il y a de monde, essentiellement des pèlerins venus en bus. Nous avons assisté à la messe des pèlerins, tournant le dos à l’autel, ne pouvant trouver une place sauf à s’asseoir sur les margelles des bas de colonnes de la cathédrale. Une foule immense était debout, assistant à la messe, tandis qu’une cohorte de touristes défilait dans la nef, parlant, riant, prenant des photos au flash, etc..
Si nous n’avions pas connu, lors de nos précédents pèlerinages, la cathédrale et la messe des pèlerins en tant normal, nous aurions été fortement déçu de ce que nous avons vécu cette année.

Le lendemain, nous sommes partis à Finisterre, en auto. Fin de l’aventure.
La prochaine ? Le Portugais depuis Porto ? L’an prochain ?

Kilomètre 0 ! Le bout du bout !

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