Ourense – Lalin

Toute la nuit, un véritable déluge s’est abattu sur Ourense et sa région.
Des pluies fortes sans arrêt et un vent féroce qui hurle dans les fenêtres.
La télé du matin parle de la première tempête automnale.
Consultation réciproque des pèlerins. Conclusion : Nous n’allons pas marcher dans ce déluge. Autre conclusion : Nous allons partir d’ici en bus.
Nous attendrons une accalmie, jusqu’à midi presque, et rejoindrons l’arrêt du bus pour partir vers Ourense et, de la gare routière, vers Lalin qui offre davantage de possibilités de logement que la « Estacion de Lalin » qui figure dans les guides mais n’a pas grand chose à offrir.
Attendant le bus, nous parlons à une pèlerine espagnole, de Zaragoza, qui n’en n’est pas à son premier Camino non plus et qui a eu la même idée que nous.
Elle va profiter de l’accalmie pour marcher un peu à partir de Faramontaos jusqu’à Cea. Quelques minutes après sa descente du bus, le déluge reprend avec une intensité extraordinaire. La pluie tombe dru à l’horizontale. Les fenêtres du bus, à chaque virage à gauche ou à droite reçoive un déluge d’eau provenant du toit. Et cela sera ainsi jusqu’à Lalin. Nous avons beaucoup pensé à cette dame qui devait avancer dans des conditions difficiles. Je ne suis même pas certain qu’elle ait eu une réservation à la casa rural dont elle parlait, nous ayant dit, qu’elle non plus, ne dormait pas dans les auberges.

Pendant que nous déjeunons dans un restaurant proche de la gare des bus, le déluge se renforce.

Nous descendrons vers le centre de Lalin pour trouver notre hôtel sans vraiment savoir où il se trouve.

 

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Nous demandons deux fois notre chemin.
Puis arrivons à l’hôtel Pontiñas. Accueil « bof ».
La pèlerine restera dans la chambre pendant que le pèlerin ressort pour aller chercher le sello. Il fera le tour de Lalin, désert, sous le déluge qui ne cesse pas, pour trouver le bureau de la police municipale, fermé. Redescendant vers l’hôtel , la voiture de patrouille passe et va se garer trois cents mètres plus haut. Le pèlerin remonte et frappe à la vitre.
Pas de problème, me dit-on, redescendez au bureau, on arrive !
Je n’attendrai pas longtemps et les deux policiers semblent ravis d’apposer leur timbre sur la créanciale. On parle un peu du camino et aussi de l’endroit où l’on peut manger à Lalin où tout semble fermé en ce dimanche soir.
Allez à la Pulperia San Roque, me dit-on. Je reviens à l’hôtel et motive la pèlerine pour ressortir sous ce déluge, à 20h30 pour dîner. J’étais passé en sortant du bureau de la police pour demander à quelle heure ils servaient.
Bon dîner simple dans ce tout petit restaurant où les patrons ont travaillé en Corse et aussi… en Suisse. Donc, ils connaissent notre langue même s’ils ne la pratiquent pas beaucoup.
Retour à l’hôtel sous le déluge.