Alberguaria – Allariz

Bonne nuit au calme donc.
Petit déjeuner prévu à 8h30 pour les uns, 9h00 pour les autres, les uns étant les hôteliers, les autres étant les pèlerins. Nous finirons par arriver à 9h15.
C’est la première fois que nous traînons autant. Les pieds de la pèlerine y sont bien pour quelque chose…
L’endroit du bar et du breakfast.

 

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Après le petit déjeuner, nous allons tester la bonne volonté de nos hôtes.
Puisque nous avons passé un « contrat » sur le fait que nous serons ramenés au point où nous avons arrêté le chemin hier soir, nous demandons « pouvez vous nous conduire à Vilar do Bario ? » (sous entendu, pas à Alberguaria).
Hier soir, en arrivant, j’avais lancé un ballon d’essai et la réponse n’avait pas eu l’air de choquer.
Notre souriante hôtesse nous dit, en français, qu’il n’y a aucun problème et que la voiture sera prête dans quelques minutes. Aussitôt dit, aussitôt fait.
Nous voila dans la voiture de cette aimable dame et en route pour Vilar do Bario. Nous économiserons 5 kilomètres, c’est toujours cela de pris.
Notre hôtesse a vécu de nombreuses années en Suisse, elle aussi, et est revenue dans son pays, la Galice. Elle aide le propriétaire de Couso Galan à gérer l’entreprise et, ma foi, semble bien le faire.
Vilar do Bario nous offre une pharmacie où nous nous ravitaillerons en pansements, compeed et bétadine. Comme écrit ailleurs, l’alcool fait plus de mal que de bien aux ampoules et la bétadine semble être la bonne solution, ce qui s’avèrera exact au fil des jours.
La pèlerine a décidé de marcher avec les chaussures de repos du pèlerin un jour de plus afin de ménager ses pieds. Elle y gagnera un bon mal de dos car ces chaussures sont à semelle plate

 

Ses chaussures de marche sont dans un sac porté par le pèlerin.
La pharmacie est juste à côté de l’auberge de pèlerins qui semble moderne et confortable mais est déserte à l’heure où nous passons.

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Achat d’eau et en route. Il fait beau et relativement doux. Nous musardons un peu.
Le chemin est plat, au début, et très agréable. Nous traverserons successivement Boveda,

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puis Gomareite,

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Bobadela et Cima de Vila tout au long d’un parcours de pistes en longue ligne droite traversant les champs de patates.

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Puis, nous descendrons au travers de chênaies vers notre destination du jour, non sans avoir cassé la croûte (il reste encore du gâteau d’A Gudina !) dans l’une d’elles.DSC07867DSC07868

L’auberge de Xunqueira est moderne et semble confortable. Elle offre salon, distributeur de boissons, livres, etc… pour la partie que nous en avons vu, car nous cherchions où recevoir le sello.
La mairie de Xunqueira, qui était en train de fermer à notre arrivée, accepte de nous donner le sello et nous repartons en arrière pour tenter de déjeuner dans un petit établissement où d’autres pèlerins sont attablés en terrasse. Pas de terrasse pour nous, à l’intérieur seulement.
Menu à € 8,50. (Bocateria Bejé)
Nous ne continuons pas sur Ourense mais suivons la nationale jusqu’à Allariz, notre étape. La route n’est pas très fréquentée et en relative descente ce qui nous va bien. Chemin faisant, nous rencontrons un pèlerin français cycliste « à pied » car il nous dit avoir un problème technique sur son vélo qui semble dater des années soixante. Il va dormir à l’auberge que nous venons de visiter. Nous le rencontrons car il vient de Verin. Il a pris, à A Gudina, le chemin qui part à gauche, qui est un peu plus long mais moins difficile, a fortiori pour un cycliste. Si nous n’avions pas pris le train, nous aurions pris celui de droite, au départ d’A Gudina.DSC07872
Allariz est une bien belle ville.
Entrée dans la ville, les chaussures de marche de la pèlerine à la main !

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Beaucoup d’atmosphère. Nous chercherons longtemps l’Office du Tourisme pour le sello. Nous finirons par le trouver tout en bas de la ville, au bord de l’eau. Aimable accueil. Un plan nous est donné et la direction de notre hôtel nous est indiquée.
Nous nous installerons à la Casa Rural Torre Lombarda. C’est une ancienne mégisserie qui a été transformée en hôtel.
Les réceptionnistes sont aimables et accueillantes voire bavardes pour l’une au moins. Il ne fait pas très chaud, à cette heure-là, et je demande si je peux avoir un chauffage d’appoint. J’obtiendrai des couvertures.
Nous irons dîner à quelques mètres de l’office du tourisme, dans un restaurant qui occupe lui aussi une mégisserie ré-affectée. Cher et pas terrible. Le dîner sera vite expédié. Pas le choix car l’adresse donnée par l’hôtel pour dîner, ne sert que des tapas « sous la télé qui braille ».
Nous retrouvons notre chambre qui semble être un caisson tout aménagé amené et installé dans un immense étage vide, par un architecte.
Le petit déjeuner sera servi dans la pièce où se trouve un moulin servant à écraser les peaux dans un bain de traitement et où les pas du cheval qui tournait pour le faire fonctionner ont usé le grès jusqu’à creuser un gros sillon.

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La nuit sera bonne et calme… et fraîche.

 

http://www.torrelombarda.com