Bragança – Vinhais

La nuit aura été excellente, le confort idéal et le lit très confortable.
Le petit déjeuner est compris dans le prix (élevé) de la chambre et nous en profiterons et même y ferons des provisions pour le repas de midi.
Nous partons en ville pour y acheter de l’eau.

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Tant qu’on est dans la dépense, nous décidons d’acheter des compeed pour trois jours et de s’offrir le taxi jusqu’à Castrelos ce qui raccourcira sérieusement les trente kilomètres signalés par Mme Raju dans son guide.
La station de taxi regorge de candidats pour nous transporter et je m’adresse à un groupe de trois (diviser pour mieux régner) taximen brangançais pour leur demander leur estimation du trajet qui m’intéresse. Plus ou moins 15 € m’entend-je répondre.
On y va avec le compteur qui s’enclenche à la sortie de la ville. Intra-muros, quelle que soit la distance, cela semble être prix unique. Nous sommes déposés à l’entrée est du village et réglons 15 €. Réglos les gars !
Un roquet vient nous faire comprendre (de loin) qu’il ne faut pas rester là, ce qui n’est d’ailleurs pas dans nos intentions.
Nous traversons Castrelos, saluant les rares passants.

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Le chemin est une belle piste et le fléchage est convenable.

Voici les bâtiments blancs qui semblaient intriguer Mme Raju, dans son guide, il s’agit de pigeonniers.

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Castrelos étant sur la hauteur, le chemin nous mène auprès de la rivière que nous traversons sur un pont de béton devant une maison (vide) blanche artistiquement décorée et comportant des identifications jacquaires.

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De la rivière, il nous faut monter vers la route nationale, puis la traverser, et continuer à monter, parfois raide, sur Soeira par une piste au début et, au delà de la route, par un chemin tantôt de terre, tantôt pavé.
Marquage douteux mais une petite route goudronnée nous amène au village, chemin ou pas chemin.

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L’unique bar est fermé. La boulangère itinérante présente dans le village à ce moment là ne vend rien d’autre que du pain, ce qui n’a rien de surprenant. Elle vend bien une unique sorte de gâteaux mais par kilogramme. Une gajeure pour un pèlerin…
Soeira est aussi bien calme, heureusement que nous passons en même temps que la boulangère pour voir quelques personnes qui nous saluent aimablement.

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S’ensuit une belle descente vers la rivière Tuela que nous franchissons sur un nouveau pont roman

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puis le chemin nous ramène sur la N103. Nous nous demandons si le bar en dessous est ouvert, ce qui est le cas, mais n’osons descendre car le guide Raju nous dit que descendre implique, soit de remonter par où on est descendu soit longer la rivière et remonter plus loin. Remonter nous ramènera automatiquement sur la N103.
Conseil rapide. Nous décidons de casser la croûte assis sur une grosse pierre et de continuer par la N103 qui monte tout autant et nous amène à Vilaverde, village en quasi ruine, bar « fermé » nous dit une ancienne d’un ton peu aimable alors qu’elle en est sur le seuil. On dira qu’il est en travaux…
A la sortie du village, encore plus haut, nous sommes salués par deux personnes qui descendent d’une petite fourgonnette. Il s’agit, selon moi d’employés administratifs qui sont en charge de préparer l’installation de panneaux d’accueil pour les pèlerins. Après nous avoir pris en photo, ils nous donneront un petit fascicule Prata de la frontière espagnole à l’est à la frontière espagnole à l’ouest.
Toujours plus haut, nous nous orientons vers Santa Cruz en suivant la route puis à gauche suivant une piste qui descend.
Là, surprise ! De l’eau vient d’un pré à droite, descend doucement, au début, le chemin de terre, puis devient un véritable ruisseau sur plusieurs dizaines de mètres. Nous montons sur le talus à droite, longeant le chemin dans le pré et cela passe. En bas, il y a un ru que l’on passe sur des dalles de pierre puis une remontée mal indiquée. La flèche, que nous verrons plus tard, est dans la végétation. Résultat, le pèlerin part à gauche pour « voir » et revient après avoir trouvé la N103. La pèlerine qui souffre toujours et encore de ses ampoules n’est pas descendue et a attendu.
On monte, on monte, plateau et on redescend vers Vinhais.
Encore un troupeau de mouton, son berger qui mange les figues d’un beau figuier et son patou, pas fin celui là non plus, ce qui lui vaudra une engueulade en portugais. Pas de menace nous concernant (de la part du patou !)
La longue descente vers Vinhais ne plait pas à la pèlerine qui souffre encore plus dès que cela descend.

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La mairie de Vinhais nous donnera un sello et un « pin ». Quelques mètres plus loin, nous nous attablerons à une terrasse ensoleillée pour une boisson
(bière et coca light 2 € !). Repos et « déchaussage » sont de règle, nous sommes dehors, nous en profitons.
Un peu de ravitaillement dans un mini-market, un tampon plus lisible reçu à l’office du tourisme pour la créanciale et nous voici à notre hôtel qui est, comme toujours, à l’opposé de la ville.
Fermé mais en sonnant on vient. L’hôtel semble vide mais la chambre est disponible. Installation, jambes en l’air, soins, douche et repos. Nous sommes au Portugal, une heure en avance sur l’Espagne, et le patron nous sert à 19h30. Pour nous, du jamais vu et c’est tant mieux.
Le dîner sera très bon et pas cher. Vin du coin, super et pas fort.
Hôtel présenté par chacun dans le bourg comme le meilleur de Vinhais. Il n’y en a que deux, l’autre étant une pension dont l’aspect extérieur n’est guère encourageant.
Simple et propre. Résidencial Cidadela Transmontana (45 € pour deux pdj compris). Repas en sus.

Vue de la chambre .

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Pas d’accueil pèlerin à Vinhais, peut être au Couvent ?