Trabazos – Bragança

Ce matin, le guide Raju nous annonce une étape de 31 kms pour atteindre Bragança.
Les pieds de la pèlerine sont dans un état peu enviable. Je lis que, pour rejoindre Quintanilha, premier village portugais sur le Camino, il faut descendre à San Martin del Pedroso, traverser le pont international et remonter vers le village. Conseil de guerre et décision : nous allons franchir la frontière en taxi pour aller à Quintanilha. Presque neuf kilomètres de moins, c’est toujours cela de gagné pour les pieds malades.
Après le petit déjeuner, nous réglons la note (€63,50 pour nous deux – demi pension) et demandons un taxi à l’accueillante gérante qui nous en trouve un qui sera là dans les dix minutes et pour €20 nous fera avancer dans le confort.
Il nous propose de nous conduire à Bragança pour €40…Non merci, nous résisterons à la tentation.
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Nous ne savons pas si c’est à cause de la concurrence portugaise, des pavés pour descendre au village mais nous devrons le rejoindre à pied, pour remonter dès que nous trouvons les flèches jaunes.
A la fontaine, à la sortie de Quintanilha, nous essuyons une attaque « molle » d’un roquet hargneux mais pas téméraire.

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La montée sera raide pour atteindre le haut du plateau mais elle se fera entre vignes, vendangeurs et châtaigners avec des échappées sur le pont international.

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Le plateau nous offrira un paysage superbe que nous découvrirons en suivant une petite route bien tranquille qui va nous conduire à Réfega où nous découvrirons notre première plaque en portugais.

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Si vous utilisez le Raju, notez qu’elle écrit qu’il faut s’orienter à gauche après être passé sous les fils électriques qui traversent la route, à l’approche de Réfega. En fait, c’est juste mais c’est à l’endroit où les fils passent pour la deuxième fois au-dessus de la route, pas la première.
Nous avons cherché un moment puis décidé de continuer sur la route jusqu’à ce que nous trouvions trois cents mètres plus loin, le chemin tel qu’indiqué plus haut.
Réfega est très tranquille, attristée par un bien pauvre enterrement.DSC07758

Notre première étape au Portugal se déroule accompagnée d’un fléchage bien plus lisible qu’en Espagne, du moins sur les quatre dernières étapes.

A la sortie du village, à gauche, après avoir franchi une zone de potagers, nous commencer à monter. Un arroyo barre notre passage mais nous trouvons un passage en béton, caché par les buissons, sur la gauche de l’arroyo.
La grimpette sera longue même si la pente est assez douce.

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Nous allons à la rencontre d’un troupeau de mouton, synonyme de chien si l’on ne voit pas le berger. Si, on voit le berger maintenant mais aussi le patou qui nous a vu et déboule à fond de train. Il faudra quantité de rappels du berger pour l’arrêter. Le patou n’a pas été menaçant mais les pèlerins ont serré les rangs. Un salut au berger qui nous dit qu’il y a un bon restaurant plus haut, à Babé. C’est noté, on va aller voir.
Arrivés à Palacios, à l’entrée du village, trois chiens nous voient de loin et aboient de concert. Encore du bruit pour rien. Quand on s’approche, ils détalent…

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A la sortie haute de Palacios, où une dame nous a remis sur le droit chemin, nous décidons d’abandonner le chemin et suivre la route vers le restaurant dont parlait le berger.
En fait, le restaurant existe bien, les prix semblent praticables mais il est fermé. Nous sommes lundi.
Nous décidons, eu égard aux ampoules de la pèlerine, de ne pas revenir sur le chemin et de suivre la route, plus facile à marcher et en descente.
Nous déjeunerons un peu plus bas, assis sur une plaque de ciment, de notre casse-croûte, au soleil et regardant passer les rares voitures.
La descente vers Gimonde s’avèrera longue par la route N308 mais nous finirons par atteindre ce petit bourg proche de Bragança.DSC07761
Nous passerons sous le pont moderne, en descendant par sa gauche, et longerons la rivière pour passer de l’autre côté par le pont roman.

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Un arrêt à l’église pour une pause, déchaussage, séchage des chaussettes, inspection des ampoules et il nous faut repartir, et encore remonter pour atteindre le haut du plateau derrière lequel se cache Bragança.
Pas de chance, notre logement se situe à l’opposé de la ville.
Nous galérerons pour le trouver et parcourrons de belles distances pour identifier l’endroit où il se trouve. Il nous faudra demander à plusieurs personnes jusqu’au moment où, exténué, j’entre dans un petit hôtel et demande si l’on sait où se trouve notre logement. Ajoutons que je parle et comprend bien l’espagnol mais en portugais, j’avoue ne rien comprendre du parler. Il doit y avoir confusion, quand nous demandons la pousada avec celle qui est un hôtel très confortable et la pousada de juventude (de jeunesse) qui n’est pas dans le même quartier.
Le patron (José Albino Portela) décide sans hésiter de nous conduire chez son concurrent sans que je n’ai eu à le demander, ni même le temps d’y penser.
Et c’est dans une belle Mercédes toute neuve ou presque que nous arrivons à notre logement.
Nul besoin de dire que nous n’étions encore pas dans la bonne partie de Bragança et que, sans l’aide de notre conducteur, nous aurions encore mis pas mal de temps avant d’arriver. Il fût chaleureusement remercié.
Si vous allez à Bragança, allez dormir chez lui, Residencial Café-Restaurante Tic Tac, 85 Rua Emidio Navarro, il mérite bien cette publicité.
Nous aurons marché 9 heures. Après la douche et les soins des pieds de la pèlerine, et du pèlerin qui annonce une ampoule aussi, nous irons dîner au restaurant de la Pousada (vue de la chambre ci dessous) et au lit.

 

http://hoteltictac.pt

 

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