Fornillos de Aliste – Trabazos

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Il fait frais, mais le soleil est là.

Le balisage est un peu faible et, quand il existe, la peinture en est souvent défraîchie. Le guide ne nous est pas inutile, loin s’en faut.

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Nous cheminons tranquillement quand, au loin, au milieu d’une grande culture, nous semblons découvrir un grand tas de pierre. Etrange, au milieu d’un champ et non pas sur le côté… Il s’agira d’un enclos enfermant un beau troupeau de mouton. Mais, surprise ! A côté, il fallait s’y attendre, il y a un, deux, puis trois, quatre et finalement cinq patous. Comme ils semblent vouloir se diriger dans la direction opposée de notre passage, tout baigne ! Pas de chance. L’un d’entre eux se retourne et hop, la meute fonce sur nous en aboyant…
Dévissage, en urgence, du bâton de marche, au cas où… La pèlerine est terrorisée, le pèlerin prêt à l’affrontement. Nous continuerons à avancer lentement mais les chiens ne seront à aucun moment agressifs, simplement dissuasifs et comme nous n’avons aucune envie d’aller voir les moutons qu’ils protègent, l’histoire se finit bien. La pèlerine ayant même le courage de photographier, furtivement certes, deux d’entre eux… au moment où ils se désintéressent de nous. Ouf !

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Et nous arrivons à Ceadea où les seuls habitants que nous verrons sont celles et ceux qui ramassent des patates en famille.

 

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Nous verrons aussi le « mojon » local, puis à Arcillera, les « mojones » qui ne sont pas encore installés.

 

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Rien de particulier sur cette portion d’étape, si ce n’est le stade de foot de Vivinera qui semble se trouver en Oklahoma, à la fin de la grande dépression des années 30..

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Et nous progressons vers Alcañices que nous atteignons après avoir perdu notre chemin, faute de signalisation. Vigilance, vigilance dans ces coins-là.
Nous finirons par aller « tout droit » dans un champ afin de rejoindre la nationale. Un conseil, rester sur la nationale, le bas-côté étant suffisamment large. Ne pas suivre les flèches jaunes enfin retrouvées. Nous l’avons fait et avons parcouru trois kms aller/retour pour rien.
Nous sommes revenus sur la route et l’avons suivi jusqu’à Alcañices que nous croyions beaucoup plus loin. Bonne surprise après l’énervement causé par le manque de marquage. Il faut ajouter que la pèlerine a de plus en plus mal aux pieds. Elle soigne six ampoules au total et les plaies commencent à devenir importantes. L’ambiance n’y est pas !

Donc Alcañices est en bas de la côte.

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Nous sommes dimanche et pas fâchés de trouver un commerce ouvert. Achat du « repas » de midi, c’est à dire, pain, fromage, gâteaux et turon et nous nous installerons sous les arcades de la mairie. La pèlerine décide, contrairement à ce qui était prévu, de ne pas prendre un taxi (en fait, il n’y en a pas) pour rejoindre Trabazos. Un café au bar du coin et c’est reparti.
Comme les pieds sont de plus en plus douloureux, décision est prise de laisser tomber le chemin et suivre, sur le goudron, la route nationale ou bien, lorsqu’il y en a une, la piste qui longe la route.

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Nous atteindrons Sejas de Aliste, petit village quasi désert au fond d’un vallon où nous prendrons un peu de repos en mangeant du « turon » et constaterons que le problème « ampoules » ne fait qu’empirer.

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Fatigués mais il ne reste que quatre kilomètres avant Trabazos.

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Le chemin est mal indiqué, encore ici, et nous déciderons de marcher en parallèle à la route mais dans un champ. En fait, il fallait aller à droite, nous nous en rendrons compte après. Belle montée donc, en coude à droite, qui rejoint le chemin que nous aurions dû prendre.
Nous descendons dans Trabazos, quasiment tout en bas et un habitant, qui tient, allez savoir pourquoi, à me parler en italien, me dit que « non, l’hôtel qui vous intéresse est en haut, là-haut, sur la nationale. Et de remonter. Aïe, les ampoules de la pèlerine. Nous aurons appris, entretemps, qu’il existe une auberge de pèlerins à Trabazos.

 

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L’installlation à l’hôtel se fait après un bon accueil. Hostal très modeste, repas à 8 €. Il s’agit du Castaños. Peut être que l’Hostal El Cruce qui se trouve à côté est plus confortable.
Demain, nous marcherons au Portugal.

http://www.loscastanos.info/