Villanueva de Campean – Zamora

Comme prévu au printemps dernier, nous repartons pour achever notre marche. Nous sommes le 23 Septembre 2010. Nous sommes arrivés à Zamora la veille au soir et prenons ce matin un bus omnibus dont la destination est Salamanca, pour rejoindre Corrales puis, à pied, retrouver le chemin au nord de Villanueva de Campean qui se trouve 20 kms au sud de Zamora.

 

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Corrales nous accueille par ses rues désertes, en apparence seulement.

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Nous voyons bien que, derrière les rideaux à peine soulevés, un oeil inquisiteur nous observe.
Nous trouverons, par hasard, une boulangerie ouverte où nous achèterons un pain. Nous traverserons le fournil puis l’arrière cour pour sortir par l’autre rue, suivant les recommandations de la boulangère. Elle nous fait passer par là pour que nous trouvions plus facilement l’épicier du village.
Nous y achèterons le casse croûte du jour (fromage, blanc de poulet, bananes et eau).
Un policier municipal nous indiquera la mairie afin que nous y recevions le sello local. Même si Corrales n’est pas tout à fait sur le Chemin, la mairie semble avoir l’habitude de tamponner les créanciales.

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Il fait un peu frais mais beau. Nous retraverserons la route nationale et suivrons la petite route bien tranquille qui mène à Casaseca de Campean où nous trouverons un café ouvert qui nous propose un café « casero » qui sort de la cafetière mais qui est tiède. Prétexte pour se reposer les jambes après les premiers kilomètres.

 

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Le Chemin se trouve quelque part, par là, nous dit on, en nous montrant la petite route qui mène à San Marcial. Nous suivrons et rattraperons un grand père qui part au jardin. Il nous confirme que nous sommes sur la bonne voie pour retrouver le camino, un peu plus loin après le pont sur l’arroyo nous dit-il.
C’est bête à dire, mais la vue des flèches jaunes et d’un hito nous remplit de joie. Nous avons l’impression de retrouver un ami !
Gaillards, nous y allons d’un bon pied d’autant que le chemin que nous foulons est bien plat, sablonneux et large. Le bonheur de la pèlerine et du pèlerin.

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Nous découvrons, au fur et à mesure de notre progression vers Zamora, divers repères jacquaires installés par l’Association Ramos qui, même neufs, semblent attirer les inconséquent(e)s qui ne savent pas mettre leurs déchets dans leur sac et les jeter à l’étape…

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Et voici deux pèlerins à vélo, nos premiers, depuis le printemps, « buen camino ». Puis, un autre à pied qui nous salue de même.

Le repas se prendra selon les moyens du bord. Dans la première partie de notre cheminement au printemps, nous étions grands utilisateurs des hitos du chemin. Là, ce sera de la buse d’arrivée d’eau, qui, finalement, se trouve à la bonne hauteur et à l’abri du vent.

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Puis, nous rencontrerons nos premiers colchiques qui, comme dit la chanson…. Nous en trouverons davantage vers la frontière portugaise et d’encore plus gros, lorsque nous reviendrons sur le chemin de la Plata, après A Gudina.

Les abreuvoirs à mouton, façon récupération, nous auront fait sourire d’autant plus que les chiens qui montent la garde sont tenus par de solides chaînes.

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Plus avant, nous aurons la surprise de rencontrer cet ensemble monumental jacquaire (Association Ramos) composé de trois stèles de belle dimension qui semblent jaillies de nulle part.

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En approchant de la ville, nous rencontrerons un autre signal d’autant plus étrange que la voie de chemin de fer est parallèle à la piste et que le croisement devant nous est une autre piste, qui, elle, croise le chemin de fer !

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Intéressant, mais ce n’est pas la route que nous suivrons dans les jours à venir.

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Nous entrerons dans Zamora par le pont de pierre qui offre une très belle vue sur le Duero et ses moulins restaurés, au pied de l’ensemble du château et de la Cathédrale.DSC07694

C’est pour nous une journée de reprise, ce qui nous fait trouver la montée vers l’auberge de pèlerins un peu dure. L’hospitalera nous reçoit en anglais, tamponne nos créanciales et nous demande si nous voulons loger. Non, merci, nous avons une réservation dans un hôtel de la ville haute, près de la station des bus.
Nous nous y installerons et après être ressortis pour acheter notre petit déjeuner du lendemain tout en visitant la partie historique de Zamora.

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Un peu d’art moderne urbain

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Le temps s’est mis à fraîchir et la pluie menace. Nous dînerons à l’hôtel au menu del dia.

Hôtel AC, très confortable 62,50 Euros. Menu 16 euros vin compris.