Bejar – Guijuelo

Il pleut en ce beau matin du 24 Mars 2010. Le vent est toujours là.
Nous devons rejoindre Guijuelo qui se trouve à l’est de Fuenterroble de Salvatierra, village étape du Camino. Nous emprunterons d’ailleurs le Camino sur une partie du trajet.
En attendant, il nous faut rejoindre, en bas de la vallée, l’usine de textiles pour mieux remonter de l’autre côté. Nous devons partir équipés pluie car elle n’a pas cessé. Si bien qu’en haut de la remontée, nous devons enlever une couche de polaire, une sur deux, car nous avons pris une bonne suée.

 

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Nous ne sommes pas, réellement, sur le chemin mais on n’en est jamais bien loin…Nous sommes partis du bourg que l’on devine, en face, dans la brume.

Nous rencontrons un point de logement de tourisme rural qui vit, aussi, du Camino de la Plata.

 

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Et de filer sur une route bien tranquille vers Navalmoral de Béjar, à quatre kms que nous traverserons avec les vaches partant aux champs, surveillant (nous) les chiens qui les accompagnent.
Folle ambiance !

 

L’entrée,

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le centre.

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Au carrefour vers Valverde, chien teigneux cette fois-ci qu’il m’a fallu chasser en faisant semblant de ramasser une pierre. Cela réveille le pèlerin qui ronronne en marchant…
Puis, c’est Perromingo qui nous accueillera. Nous n’avons pas vu un chat pendant le trajet, sur une route qui serpente entre les murets et qui surplombe un peu les champs d’où s’écoulent les eaux de ces derniers jours et de la nuit.

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Sur nous, il ne pleut plus depuis le départ ou presque.
C’est à Valverde de la Casa que nous retrouvons le Camino. Village quasi désert. On continue sur la route, comme depuis le départ. Si le coeur vous en dit…

 

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Au dernier chien rencontré, sans problème cette fois-ci, nous devrons nous équiper pluie à nouveau car quelques gouttes nous montrent que la « livraison » ne va pas tarder. Quelques centaines de mètres plus loin, c’est la grosse averse qui durera jusqu’à Valdelacasa, autre sublime coin paumé.

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Au carrefour de la C214 reliant Cristobal à Guijuelo, je demande à un monsieur qui rentre son linge (il serait temps avec ce qu’il descend du ciel) de quel côté il faut partir pour rejoindre Guijuelo car il n’y a pas de panneau à ce carrefour. Il m’indique une direction et répond à mon autre question quant à savoir où l’on peut manger chaud. Il m’indique, deux cent mètres un peu plus loin à droite, un bâtiment qu’il appelle le Foyer social que nous rejoignons dans la foulée. Nous prenons une bière et un coca avant de comprendre qu’il nous faut monter au Comedor où nous sommes accueillis dans l’indifférence générale tant par la serveuse que par les autres clients qui nous rendent notre salut quand même. Repas à 17€ pour deux, bar compris, cafés aussi. Etrange atmosphère dans ce coin perdu.
Nous reprendrons notre route vers Guijuelo et suivrons la C214 sur 11 kms.
Pas beaucoup de trafic mais beaucoup de pluie et de vent.

 

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Nous entrerons dans le village après être passés à moins de cent mètres de l’hôtel dans lequel nous avons réservé. C’est une fois en ville qu’après avoir demandé à deux reprises que nous finirons par trouver l’endroit où il se trouve. Bon accueil aimable, bel hôtel (Hôtel Entredos). Très confortable.
Nous ressortirons pour dîner dans un bar restaurant, l’Abuelo. Bon dîner de cochon, il faut dire que Guijuelo est une sorte de capitale du porc. Il y a un musée du porc, des élevages, des usines traitant les viandes, du jambon partout, etc.. Donc, nous avons mangé des ibéricos et autres cochonneries dans une ambiance de folie (match du Barça/Osasuna) et une fumée à couper au couteau. De toute façon, c’était cela ou rien. Mais le repas était bon.
Retour à l’hôtel et bonne nuit tranquille. Il pleut des cordes et le vent souffle de plus en plus fort.