Càceres – Galisteo

Après une journée de repos qui a permis la visite de Càceres, nous sommes sur le départ, à nouveau. Un rapide coup d’oeil par la fenêtre, le temps est un peu couvert avec beaucoup de vent. Même temps qu’hier. Un coup d’oeil à la météo de la chaîne 1, pluie en perspective sur toute l’Extremadure.
Bon, allons déjeuner, on verra après. Le petit déjeuner s’avèrera un conseil stratégique réunissant les deux pèlerins concernés. Il va pleuvoir, l’étape ne propose pas de logement du type que nous cherchons.
On règle la note et nous partons vers la gare de Càceres. On va sauter l’étape et rejoindre Cañaveral en train. C’est parti ! Une centaine de mètres après avoir quitté l’hôtel, une violent orage se déchaîne. Le déluge. Nous attendrons.
Cela se calme et nous pouvons rejoindre la gare équipés de nos ponchos.
Le train roulera jusqu’à Cañaveral sous la pluie et nous déposera à 10h00, à la gare de destination où le soleil remontre son nez. Il ne nous quittera pas jusqu’à Galisteo.
Une vue de Cañaveral.

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Nous rejoindrons la N630, saluons au passage l’ermita de San Cristobal

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et décidons de rester sur le bord de route sans suivre le chemin balisé car, orage oblige, le terrain semble bien boueux. Monter un chemin à la boue collante pour redescendre de l’autre côté et retrouver la N630 ne nous tente guère.
La nationale s’avèrera bien tranquille, proximité de l’autoroute oblige. En effet, nombre des routes nationales sont bordées par une autoroute qui absorbe la quasi totalité du trafic de passage.

 

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Elle nous mènera à Grimaldo, village tout en longueur, où deux personnes, les deux seules rencontrées, semblent vouloir nous installer à l’auberge de pèlerins, situé immédiatement à côté d’un bar dans lequel nous ne sommes pas entrés. Il est bien tôt pour cela…et il y a encore de la route !DSC07068DSC07069
Un peu plus loin, à la sortie de Grimaldo, à proximité d’un manoir flanqué d’une belle chapelle romane, nous ferons une petit halte de repos.
Nous reprendrons la direction du Camino en suivant, à gauche, la route vers Holguera. Une fois l’autoroute passé, à droite, nous franchirons notre première barrière, retrouvant ici même la Via de la Plata.

 

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A nouveau beaucoup d’eau dans les prés et sur le chemin.

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Les paysages sont magnifiques, rendus encore plus attractifs par le soleil et l’odeur des fleurs des champs. Paix et solitude, d’autant plus que le Chemin tend à s’éloigner de l’autoroute. Il y a toujours beaucoup d’endroits très humides, voire boueux. Mais la caravane passe.
Nous aurons la chance de voir passer, à petite distance, une harde de chevreuils de peut être 25 individus. Beau, très beau spectacle, d’autant plus que l’un deux s’arrête et nous fixe du regard pendant quelques minutes. De nombreux rapaces tournent au loin. Grand calme.

 

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L’oeil exercé trouvera deux des chevreuils entre deux arbres, dans la partie droite de l’image, à gauche du poteau vert !

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Nos pas nous conduiront vers le barrage de Riolobos.

 

DSC07094DSC07095Une pomme mangée sur un hito et nous remonterons la route de Riolobos pour tourner à gauche vers la finca Valparaiso puis une très longue descente en direction du canal d’irrigation.
Après le dernier (?) élevage de cochons, prudence sur le flèchage. Il faut franchir une barrière canadienne qui est fermée et où indiqué que le passage est interdit mais que les pèlerins peuvent passer…Continuer entre deux bâtiments. Tout droit, chemin défoncé et inondé, du moins pour nous.

 

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Nous rattraperons un pèlerin espagnol qui semble exténué et qui s’interroge sur la route à suivre. A l’endroit où il se trouve, un hito indique d’aller tout droit (vers San Gil) alors qu’il faut tourner à gauche pour rejoindre Galisteo, en prenant bien soin de grimper un raidillon bien pentu avant d’y arriver.

 

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La grimpette est à gauche !
Belle descente sympa d’où l’on voit bien les remparts de la petite ville de Galisteo.

 

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DSC07103DSC07115Nous avons réservé une chambre à Galisteo, au bar los Emigrantes
C’est, en fait, le premier bar, à un coin de rue, que l’on rencontre en entrant dans le faubourg de Galisteo.
Nous sommes dimanche après-midi et le bar est plein, la terrasse est animée par des joueurs de cartes. Nous nous installons dans notre chambre.
Deux lits, une TV dont nous ne nous servirons pas, un chauffage soufflant.
Rien d’autre. 20€. La salle de bains et les toilettes se partagent avec les voisins. Accueil aimable.
Nous irons visiter Galisteo ainsi que son église mudéjar Nuestra Senora de la Asuncion qui est ouverte car l’on s’ y apprête pour le défilé pascal et d’où les cigognes scrutent (en vain)  l’arrivée d’autres pèlerins.

 

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Chacun nous salue dans la rue.
Dîner au comedor du bar. Menu du dimanche à 12€. Il y a un menu pèlerin à 9€. Bonne nourriture simple. La nuit sera animée, au moins jusqu’à minuit à cause du bar, puis un orage viendra compléter l’humidité ambiante. Les pèlerins dormiront quand même.