Monesterio – Fuente de Cantos

Départ de l’hôtel Moya à 8h50. Plus de bobos, ni de gorge ni de ventre.
Dans le bourg, nous achèterons le ravitaillement des pèlerins pour midi chez El Arbol dont nous sommes devenus de fidèles clients.
9h15, nous quittons Monesterio en laissant sur la gauche l’hostal Leo que nous photographions car il semble neuf et tranche (peut-être) sur la qualité des hôtels proposés ici.

 

DSC06915
Cette première partie de cheminement est un vrai bonheur.

 

DSC06916

 

DSC06917Chemin sec et souple, entouré de murets en pierre sèche. Vent de face, encore et toujours, bien frais. Nous ne quitterons pas les deux polaires et les gants au cours de l’étape.
Le chemin est rythmé par le passage de nombreuses barrières canadiennes, certaines ouvertes d’autres non. Nous marchons sur le plateau et finirons par « déjeuner » assis sur un hito. Au loin, la tâche blanche du village de Fuente de Cantos se détache à l’horizon.

DSC06918
Une longue descente nous conduira à un nouvel arroyo, franchi sans difficultés pour une fois (celui qui est « à sec » dans le guide) puis après une petite côte, redescendrons vers l’arroyo Bodion Chico.
Au loin, deux petites silhouettes se détachent. Nous pensons à deux pèlerins assis. Il s’agit d’un couple de grandes cigognes qui s’enfuient à notre approche en même temps que compères Renard passent en trombe par notre côté gauche. Devant l’arroyo, nous devons nous déchausser car il y a de la profondeur. Le courant est fort et l’eau monte à nos genoux. Pieds nus, les pierres sont glissantes et le secours du bâton n’est pas inutile.

 

DSC06921
Séchage des pieds et pique-nique de repos. Nous repartons quant une pèlerine que nous retrouverons plus tard arrive et prépare sa traversée.
Avant l’entrée de Fuente de Cantos, nous devrons à nouveau nous déchausser pour franchir un arroyo, le dernier de la journée. Quelques centaines de mètres avant, nous aurons remarqué le balisage privé affiché à l’extérieur d’une villa qui nous montrera, si nécessaire, que nous suivons la bonne route.

DSC06924

DSC06925
Fuente de Cantos sera atteint à 15h00. Nous chercherons l’auberge de pèlerins sans succès. Il faut dire que nous sommes fatigués et savons que nous ne dormirons pas ici, car au moment où nous avons préparé notre voyage, aucun logement n’était disponible en ville, à cause d’une noce. La Policia civil tamponnera nos créanciales et nous attendrons à la station de bus que le bus vers Zafra arrive à 17h20.
A Zafra, nous descendons de la gare des bus vers la ville et cherchons notre logement. La providence fait que nous croisons le chemin d’une dame qui sort des vêpres et habite à côté de notre destination. Elle nous y conduit non sans nous avoir proposé son toit.
Nous sommes accueillis, à la Casa Ruy y Lopez, par une jeune fille volubile, propos dont nous avons du mal à comprendre le sens surtout quand elle explique la gestion des clés de la maison. On finira par y arriver. Il faut dire que la marche « endort » l’esprit et le pèlerin a besoin d’un « certain délai » pour revenir à la vie ordinaire…
Belle chambre confortable et bien décorée avec un chauffage poussif. Très chaud dans l’entrée et faible dans la chambre proprement dite et inexistant dans la salle d’eau. On s’en accommodera.
Installation et repos, lessive, douche, etc..le quotidien du pèlerin.
Nous ressortirons, malgré le froid, traverserons la vieille ville en quête de restaurant mais il est encore un peu tôt.

DSC06927

DSC06928
Enfin, à 20h45, nous dînerons chez Elias, en face de chez Josefina, de jamon de bellota, de secreto et de prensa de porc (pour changer) et d’une bouteille de Tentudia 2000 de derrière les fagots. Nous avons bien été accueillis et Elias nous a, d’autorité, installé un chauffage d’appoint à l’entrée de la petite pièce où nous avons dîné. La nuit fût bonne.

 

Café Bar Elias, Calle Lopez Asme 6 Zafra, Provincia de Badajoz +34 924 55 51 32