Almaden de la Plata – Monesterio

Levés de bonne heure car l’étape sera longue. Pas de petit déjeuner au Bar Concha pour cause de repos. Pas de possibilité de faire des courses, il est trop tôt.
C’est le café bar la Morena qui abritera notre frugal petit déjeuner.
Nous suivrons la route, bien peu passante, mais qui zigzague pas mal, jusqu’à El Real de Jara. 15kms avant d’atteindre la descente qui nous conduit au centre du bourg où nous achèterons de quoi déjeuner. Gâteaux, pain, jambon.
Dernier château andalou, sur la butte au dessus d’El Real de Jara.

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Il fait très beau, toujours très frais. Deux polaires, gants et béret pour le pèlerin, pareil sans le béret pour la pèlerine.

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La descente vers le gué de la Vibora se fait dans la bonne humeur, en prenant bien soin de ne pas glisser.
En bas, surprise. Le gué est entièrement recouvert d’eau sur une vingtaine de centimètres. On se déchausse et brrr ! qu’elle est froide, on traverse.

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Premier (et dernier ?) château d’Extremadure, sitôt franchi le gué. Habité par des cigognes

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Pendant que nous séchons nos pieds, deux pèlerins germanophones passent le gué.
L’un se déchausse et traverse, l’autre passe sans ciller ni se déchausser.C’est le bon moyen d’attraper des ampoules.
Nous continuerons dans un paysage sympa, sur une belle piste entourée de murets
Le temps ne se réchauffe pas. Deux polaires, un béret, des gants sont encore portés jusqu’à après onze heures.
Nous trouverons de nombreux arroyos dont trois devront être franchis pieds nus.

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Un taureau de bonne taille nous offrira une distraction sur trois kms. S’étant manifestement échappé de son pré, il ne peut ré-entrer nulle part car les prés sont clos.

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Alors il avance devant nous, nous le poussons en avant sans le vouloir. Plus loin, un Land Rover s’arrêtera à notre hauteur, le conducteur nous demandant de bien vouloir monter, après le franchissement du troisième arroyo, au plus haut du talus, qui à cet endroit surplombe le chemin de trois ou quatre mètres. Ils vont « récupérer » le taureau un peu plus loin et le ramener dans la direction de la ferme.
Il est à craindre que l’animal, par crainte de la voiture, se mette à courir et renverser tout ce qui est sur son passage.
Nous voila grimpés sur le talus à regarder passer taureau et voiture qui passent l’un et l’autre le gué bien plus vite que nous…
Dernier arroyo en vue de la nouvelle Ermita de San Isidro.
La construction de l’autoroute a quelque peu bouleversé le paysage et nous hésiterons un moment au rond-point de sortie de ce même autoroute et sa liaison avec la N630 avant de trouver, par hasard, sous le pont de l’autoroute, une flèche qui nous envoie vers l’ancienne Ermita, coincée entre l’une et l’autre des deux voies de communication. Le Chemin de Santiago est fermé par des barrières de sécurité qu’il faut enjamber pour rejoindre l’ancienne Ermita et poursuivre son chemin. En un mot, au rond-point, il faut continuer la N630 vers Monesterio et passer sous le pont de l’autoroute.

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Pique nique sur un hito, marqué par une représentation de l’Arc de Caparra, à l’abri du vent.

 

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Le chemin continue sous des eucalyptus, le sol est détrempé d’eau stagnant ou ruisselante mais la caravane passe, entre autoroute et N630.

A la sortie du bois d’eucalyptus, commence la longue montée vers Monesterio. Nous marchons désormais sur la N630 qui est bien calme, proximité de l’autoroute oblige. Le trafic est parti sur l’autoroute.
L’étape et la montée semblent bien longues.

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Au Puerto de la Cruz, nous découvrons enfin Monesterio, puis, dans la descente vers le village, l’image s’affine.

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Monesterio nous offre une vue sur le Chemin en Extremadure où l’on voit qu’il ne passe pas à Alcuescar, future étape où le balisage exclut bien le village ainsi qu’à Almendralejo, alors que le guide l’exclut. Nous passerons, plus tard, dans les deux villages.

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Notre logement sera à l’hôtel Moya, quasiment le premier établissement que l’on trouve, sur la gauche, en entrant dans la petite ville.
Accueil, installation dans notre chambre bien modeste. Travaux habituels de toilette et réparations diverses et nous sortons en quête de sello.
C’est le centre d’interprétation de la Via de la Plata qui nous le donnera, nous offrira sans que nous le demandions la projection d’un film sur la route romaine, et cela avec un grand sourire. Sympa, d’autant plus que la salle de projection était chauffée…
Passage à la pharmacie pour traitement des maux de gorge de la pèlerine suite au passage des frais arroyos. Retour à l’hôtel. Un peu avant, nous avons vu que les deux pèlerins germanophones vus à El Real de Jara sont installés à l’hôtel Extremadura, à l’autre bout du village, au nord.
Vision fugace d’un couple de pèlerines au coin d’une rue du village.
Retour à l’hôtel donc, où, surprise, le chauffage est en route. Il fait 9° en ville !
Attendons 20h30 pour descendre au comedor pour un dîner qui nous réchauffera. Soupe minestre, du cochon à la tomate pour changer un peu et dessert au choix dans le registre habituel que l’on pourrait réciter avec le serveur : flan, natillas, arroz con leche, yaourt ! Une bouteille de vin, une bouteille d’eau plate, 8 € chacun.
Nuit paisible. Embarras gastrique traité au Smecta, encore un des méfaits des arroyos ou de l’arroz con leche.
Règlerons 40€ pdj compris pour deux.

hotelmoya.es