Guillena – Castilblanco de los Arroyos

Après une bonne nuit et un petit déjeuner aussi copieux que celui de la veille, nous voici à nouveau sur le départ pour la gare des bus de la Plaza de Armas de Séville.
Réglage problème sur la chaussure gauche du pèlerin, franchissement du pont et nous voici à la gare routière.
Le premier bus qui nous permettra de rejoindre Guillena part à 10 heures.
Il fait toujours aussi beau et nous verrons, du bus et du haut du pont, que le Guadalquivir n’est pas encore rentré dans son lit.
Le bus va au plus court et prend l’autoroute, ce qui nous permet, de loin, de voir le chemin parcouru la veille sans nous faire regretter d’avoir suivi la nationale car les chemins sont soit coupés par l’eau soit boueux à un point extrême.
Nous traversons le bourg de Guillena, repassons devant le bureau de la sympathique Policia Local et filons vers le complexe sportif où étaient, auparavant hébergés les pèlerins, en direction du gué qui nous permettrait de franchir la rivière Huelva. Sans trop de conviction, eu égard aux intempéries récentes.
Le gué est traversé par une rivière au débit très important. Il est d’ailleurs indiscernable sous les flots.

 

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Le passage doit se trouver à l’endroit où se trouve la personne que l’on voit au bord de l’eau.
Nous partons à gauche, le long d’un récent muret en parpaings et rejoignons le pont situé un peu plus en amont et que l’on voit bien de l’endroit où se trouve le gué.
Cette vue montre bien le courant à l’endroit du gué.

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Ligne droite sur un bord de route un peu étroit et arrivée à la zone industrielle qui marque le départ du chemin hors routes goudronnées.
A noter qu’au début de cette zone industrielle, une voie propre aux bâtiments industriels ou commerciaux permet d’avancer en parallèle à la route goudronnée sans courir de risque avec le trafic. Sur la photo, la route est à droite.

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Une longue montée en pente douce, relativement sèche sauf à son début, nous amènera au milieu des orangers et des oliviers, environnement calme et tranquille, agréable.

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S’ensuit une belle promenade dans un décor de chênaies. Le sol est raviné dans ses parties les plus tendres par des rigoles d’eau de pluie de la veille et d’avant probablement. Dans les parties plates, nous trouverons beaucoup de points « inondés ».

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Nous casserons la croûte et ferons la pause un moment car le soleil est avec nous même si le vent du nord est tenace.

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Plus loin, au killomètre 11.2, après avoir franchi le portail qui ferme un enclos, à hauteur d’une grande ferme, la pèlerine prend la peur de sa vie car deux énormes chiens aboient avec fureur à quelques dizaines de centimètres de son sac, heureusement derrière une clôture qu’ils ne franchiront pas. Cette rencontre arrive soudainement, imaginez le silence brisé par ces molosses, à l’endroit où le chemin est véritable tranché en deux dans le sens de la longueur par les ravines des pluies. La pèlerine semble tétanisée, devant gérer le passage de ce point délicat et la peur des chiens.
L’affaire se terminera bien. Les chiens se lassent et le pèlerin intervient….
et le calme revient.
Nous atteindrons la petite route qui vient de Burguillos où il n’y a guère de trafic et qui nous conduira à notre destination. A cet endroit, nous déposerons notre contribution au cairn moderne qu’est notre première borne jacquaire.

 

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Notre abri, ce soir, sera l’hôtel Castilblanco, à l’entrée du pays à droite, un peu avant la descente vers le centre-village.

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Bien, calme et propre. Nous apprendrons qu’il s’y tiendra après-demain, un « symposium » (sic)  international sur le Chemin de St Jacques avec des invités étrangers et espagnols bien sûr.
Nous descendrons, après le repos et rituels d’usage, faire un tour dans le village. Un monsieur, promenant son chien (ou guettant le pèlerin) entame la conversation, un peu en amont de l’auberge touristique Via de la Plata, afin de nous proposer un logement chez lui moyennant finances, bien sûr.
Pas de chance, nous sommes déjà logés..
Après avoir identifiés les points de ravitaillement et eu la certitude qu’ils ouvraient tôt le lendemain matin, nous recueillerons le sello auprès du serveur de la gasolinera, personne bien souriante et aimable à qui nous achèterons de l’eau en bouteille.
Nous dînerons dans un bar, face à l’auberge municipale de pèlerins, au coin de la rue, celui qui a une grande terrasse à l’extérieur.
Foin de terrasse ce soir là car nous demandons et obtenons sans peine que le chauffage à gaz soit approché de notre table. Nous sommes les seuls clients et il fait bien frais dehors et dedans d’ailleurs.
Menu pèlerin avec boissons pour 21 € pour deux. Soupe, poulet épinards et dessert industriel, deux verres de rouge et une petite bouteille d’eau.
L’hôtel nous coûtera 53€ avec pdj. Sinon, un pèlerin paiera seul 30 €, à deux 40 €, cela sans petit déjeuner. La patronne que nous reverrons au petit déjeuner est vraiment aimable.

 

www.hotelcastilloblanco.com