Sevilla–Guillena

L’arrivée à Séville a lieu dans un orage, un véritable déluge. Nous venons de descendre du train AVE à la gare Santa Justa. L’hôtel étant loin, c’est un taxi (12 €) qui nous conduira à l’hôtel Monte Triana, qui comme son nom l’indique, se trouve dans le quartier de Triana, non loin du siège de l’Association jacquaire de Séville, quasiment sur le départ du Chemin.
Bon hôtel, chambre au calme sur patio. Personnel très souriant et aimable.
Une bonne nuit, donc, suivi par un petit déjeuner complet.

En ce beau matin du 9 Mars 2010, nous avons compris que l’orage de la veille au soir n’aura pas asséché les terres et c’est contrits que nous constatons que les rives du Guadalquivir sont impraticables, inondées ou boueuses malgré le franc soleil qui inonde cette matinée de départ de notre étape

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Repli vers la gare routière voisine. Le bus nous conduira à Italica. Nous regrettons de démarrer de la sorte mais Camas et Santiponce ne présentent strictement aucun intérêt. Banlieue, magasin Carrefour par exemple, etc…

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Nous visitons le site romain d’Italica,

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y recevons notre premier sello après celui de Séville, achetons une bouteille d’eau dans un restaurant et c’est parti.
Juste avant le premier pas d’une longue série et à côté de notre première flèche jaune, la pèlerine.

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Il fait beau mais le vent du nord nous souffle dans le visage. Le fossé rempli d’eau nous donne un aperçu de l’eau que nous allons trouver en route.

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L’arroyo de los Molinos étant infranchissable, nous n’avons d’autre choix que de suivre la N630 jusqu’à notre étape Guillena.
Les bas-côtés sont très praticables, larges et le trafic, vu la proximité de l’autoroute gratuite, est extrêmement faible jusqu’à l’embranchement de la route conduisant à Gerena, quasiment inexistante après.
C’est sur la N630 que nous franchirons l’arroyo de los Molinos qui nous a tant fait douter. C’est une petite rivière large de dix ou quinze mètres par endroits, boueuse et au courant tumultueux.

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Nous sommes loin des informations vues sur des sites jacquaires, relatant des passages plus tardifs, certes, où l’on voit des personnes franchissant le gué avec de l’eau à mi-mollet.

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Nous quittons la N630 à la « gasolinera » pour descendre vers Guillena.

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Un petit peu plus de trafic car il nous semble que nous sommes à l’heure de la débauche et du retour à la « casa ». Rien de bien ennuyeux.
C’est à 13h15 que nous rentrerons dans le bourg de Guillena,

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pas mécontents d’avoir terminé notre première étape. Nous traverserons le village

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et, après avoir demandé notre chemin, recevrons notre sello à la Policia Civil où un fonctionnaire fort aimable tamponnera nos créanciales et nous rassurera sur l’état du chemin pour demain en nous disant qu’il l’a fait ce matin en vélo et qu’il n’y a pas de problème dû aux intempéries. Un peu de boue et un peu de cailloux, dit-il
Nous prendrons le bus pour retourner à Séville. Déjeuner rue Jules César dans un restaurant à oublier rapidement et allons faire une visite des monuments principaux de la ville, déjà vus lors d’une précédente visite.
Nous reviendrons vers Triana pour aller, à l’heure indiquée, 18h00, saluer l’Association jacquaire de Séville, 25 San Jacinto, au fond d’une cour d’immeuble. Personne. Attendons. Personne.

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Nous rentrerons à notre hôtel nous reposer puis ressortirons pour acheter le nécessaire pour le casse-croûte de demain midi et aller dîner. Ibericos et alcachofas con jamon (artichauts au jambon) nous permettront de refaire le plein d’énergie.
Donc, du soleil, une étape sympa même si elle s’est déroulée sur le bord de route. Les jambes vont bien, cela ne tire pas de trop. Galop d’essai qui nous permet de régler les bretelles des sacs, d’ajuster la position des pieds dans les chaussures. Et, surtout de nous rassurer sur nos capacités physiques.