Bolsena – Viterbo

La journée débutera dans la fraîcheur car il a bien plu au cours de la nuit.
Notre route nous oblige à remonter du bord du lac vers le centre de Bolsena où se trouve la Voie Francigène, au bout de cette magnifique allée de platanes.

 

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Nous passerons à nouveau devant l’église romane de Sainte Christine et sortirons de la ville basse pour reprendre la Cassia sur quelques centaines de mètres.
Nous monterons à gauche, sur une petite route bien raide qui nous mènera, hors du trafic automobile, en direction du bois de Turona. En surplomb par rapport à la Cassia, nous cheminerons au gré des petites routes que nous montre le marquage de la Voie francigène.

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Nous continuerons sur de toutes petites et fort sympathiques routes vers l’obstacle, il fosso d’Arlena, en français la combe ou la saignée d’Arlena.

Ce chemin, aujourd’hui, est un pur bonheur. Comme vu ci-dessus, petites routes en forêt, petits sentiers… jusqu’au « fosso d’Arlena ». Le guide de Monica d’Atti, pour définir le passage de cet endroit, n’est pas avare de détails et de repères mais, sur place, c’est une autre affaire. Il y a plusieurs repères « jacquaires » (c’est vrai que dans l’autre sens, la voie est jacquaire si la nôtre est romieuse) que nous avons du mal à assimiler.
Hésitations multiples, aller et retours inutiles, sur place.. nous finirons par nous convaincre qu’il faut descendre dans le « ravin », franchir le petit torrent, et remonter le talus fort raide qui nous fait face.
En descendant, nous retrouvons des balises Via Francigène que nous suivrons jusqu’à un gué

 

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bien modeste que nous franchirons d’une manière plutôt acrobatique pour remonter, au gré des indications, et des traces de pas que nous trouvons, vers le haut du talus.
En haut, il faut suivre à gauche puis continuer tout droit. Nous retrouverons des balises Via Francigène plus loin mais aurons bien transpiré pour franchir cet obstacle. Etonnant qu’un chemin répertorié, sponsorisé par les autorités européennes comme celui de Santiago soit, à cet endroit, totalement sauvage, alors qu’il suffirait d’y créer, artificiellement, un chemin pour sécuriser le passage. Peut être que le propriétaire du terrain s’y oppose…
Paradoxalement, quelques dizaines de mètres plus loin, nous trouvons une débauche d’indications relatives au Chemin…..

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et les restes de la voie romaine « Antica Cassia Consolare ».

 

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Au carrefour où nous retrouvons la Via Cassia, nous trouverons, au pied d’un chêne vénérable, cette indication historique qui rappelle la création des gardes suisses du Vatican.

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Nous longerons la Cassia jusqu’à Montefiascone.
Nous sentons un peu de fatigue, et savons que nous devons rejoindre Viterbo en zigzaguant autour de la Cassia. Nous décidons le prendre le bus pour effectuer les quinze derniers kilomètres qui nous séparent de la ville.
Nous attendrons deux heures à l’arrêt de bus. Le bus arrive, le chauffeur nous fait un signe que nous ne comprenons pas ou plutôt nous avons compris qu’il ne fallait pas monter. Nous avons pensé qu’un autre suivait. Rien pendant quarante minutes, alors nous décidons de partir… vers la gare.
Chemin faisant, sur la Cassia, nous voyons, arrivés au carrefour qui mène, à droite, vers la gare, un arrêt de bus où attendent un groupe de personnes.
Nous les rejoignons. Je demande à une dame « si le bus qui va passer va à Viterbo » et la réponse est « oui, il est même un peu en retard et devrait arriver d’une minute à l’autre ». Je l’aurais embrassée….
Et voila le bus. Nous embarquons et serons à Viterbo, à la gare routière, une vingtaine de minutes plus tard.

De là, les ailes nous poussent vers l’hôtel où un accueil très aimable, souriant et chaleureux nous redonne le sourire. L’hôtel se trouve sur une rue passante et nous demandons une chambre au calme.
Nous serons donc logés sur l’arrière de l’hôtel, dans une chambre sans vue aucune donnant sur une petite rue encombrée d’autos en stationnement.

Après le repos habituel et la douche, nous ressortons pour trouver un endroit pour recevoir le timbre traditionnel. Nous irons au couvent des Clarisses de Sainte Rose, arriverons en pleines vêpres. Nous attendons la fin et on me dit, au travers d’un interphone, de revenir demain matin….Merci beaucoup.
Nous recevrons notre timbre dans une église qui se trouve Via Roma mais dont je n’ai pas noté le nom.
J’ai attendu que le prêtre ait pris conscience de ma présence dans l’église dans laquelle il marchait en lisant son livre de prières. Il m’a aimablement reçu et donné le timbre demandé.
Dîner sans intérêt et au lit.

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