Bagno Vignoni – Radicofani

Le pèlerin est debout de bonne heure et prêt à attaquer.

 

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Nous devons revenir vers Bagno Vignoni en suivant la route mais le trafic est bien plus léger que la veille au soir.

Sur la gauche de la route, presque au carrefour que nous avons emprunté hier, nous trouverons un petit chemin qui est indiqué par ce signe :

 

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qui va nous permettra d’éviter deux kilomètres de Cassia.

 

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nous traverserons la rivière Orcia sur une sorte de gué, laissant à droite les ruines d’un pont romain

 

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et nous rejoindrons la Cassia, près de cette grosse ferme que nous voyons à droite sur la photo.

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Le cheminement sur la Cassia sera relativement calme même si nous devons longer la route vers Gallina sur plusieurs kilomètres.

Dans ce village, nous traverserons le 43ème parallèle

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A la sortie de Gallina, nous trouverons un bar où nous pourrons acheter un peu de fromage local et du pain et boire un café. Nous ne risquons rien car la brigade de carabiniers au complet est en train d’y prendre un café.

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S’ensuit une belle marche dans la campagne, au cours de laquelle nous dérangerons deux chevreuils, puis une remontée vers Le Briccole (ancien hôpital de pèlerins XIIème siècle)…..que nous ne verrons pas car nous nous perdons et nous retrouvons sur la route de Campiglia d’Orcia. Il nous faudra de longues hésitations pour nous rendre compte que devons rebrousser chemin pour retrouver la bonne voie.

C’est sur les marches de la Casa Cantoniera du kilomètre 169.938 qui est abandonnée que nous casserons la croûte pour monter puis descendre vers Ricorsi.

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En arrivant à Ricorsi, ancien relais de poste, où nous retrouvons la Cassia, il nous faudra faire un large détour, heureusement qu’il y a de l’espace, car trois « patous » blancs défendent l’approche d’un grand troupeau de moutons et nous préférons ne pas nous y frotter.

Nous longerons la nouvelle Cassia sur environ un kilomètre puis, sur la gauche, trouverons la route qui monte à Radicofani. En effet, cela monte sans cesse sur sept kilomètres. Belle route, qui est en fait l’ancienne Cassia, sur laquelle on fait des rencontres surprenantes. Drôle de serpent vert et noir qui a dû être écrasé par une auto.

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Plus haut, nous devinerons la Tour de Radicofani. Mais avant d’y arriver. Surprise…sur la route, nous compterons jusqu’à onze chiens… restons calme et finalement, tout s’est bien fini. Les chiens sont passés de leur côté de la route et nous de l’autre. A vrai dire, ils n’ont jamais été menaçants comme les patous d’en bas, mais quand même !
La caravane passe et ils ne sont pas tous sur la photo.

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C’est assez fatigués que nous arriverons à Radicofani car cette troisième étape a été physiquement assez dure. C’est souvent le troisième jour de marche que les bobos de tendons ou de ligaments ou d’ampoules arrivent. Ce ne sera pas notre cas, heureusement.

Nous traverserons le village de Radicofani, point le plus haut de notre parcours. Une dame nous hèle, nous demandant si nous sommes pèlerins et désirons dormir à l’auberge des pèlerins dont elle s’occupe.
Elle est très sympa et souhaite nous montrer l’auberge, nous en profiterons pour faire un « donativo » même si nous n’y dormons pas.
Nous recevrons le timbre de l’auberge sur nos créanciales.

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Nous contacterons au téléphone notre hébergeur de ce soir. Il vient nous prendre au village car sa maison se trouve à six kilomètres de là.

Belle adresse, excellent dîner. Ambiance aimable, presque sympathique et en français ! Pas donné, cependant, d’autant plus que le lendemain, il nous facturera le « taxi » aller et retour entre le village et sa maison. Nous le saurons qu’à la dernière minute, fait accompli. L’étape était très belle mais ce point là « fait tâche »….Ce n’est pas le prix, bien sûr, mais la façon de faire. Cela n’a jamais été évoqué dans nos échanges de mails.

Nous ne mentionnerons pas son adresse sur ces pages.