Lavacolla – Santiago

La nuit aura été plus calme que la dernière nuit du pèlerinage de l’an passé. Moins nerveux.
Il est six heures quand nous nous levons.
A six heures et demie, nous sommes en bas, à la cafeteria, devant un veilleur de nuit qui semble plus harassé que nous et qui nous prépare le petit déjeuner à l’espagnole (un croissant et un café et un jus d’orange) et la note. L’étape nous aura coûté 76.08 euros.
Le jour n’est pas levé et nous sommes en train de descendre la nationale pour rejoindre le chemin qui part, en bas, à gauche de la côte.

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En quittant l’hostal au point du jour !

Nous reconnaissons parfaitement ce parcours qui commence par une belle montée pour arriver sur le plateau qui conduit au Monte de Gozo.
Auparavant, nous saluons les installations de la TV galicienne puis de la TV
régionale du réseau TVE et filons en suivant les flèches, nos dernières, vers Santiago.

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Filons, c’est le terme car il n’y a plus du tout de douleurs de tendinites ou d’ampoule. C’est « la tête qui marche » et bien !
Nous passerons une dernière fois devant ce monument de ferraille élevé, je crois, à l’occasion de la visite du Pape. Ce n’est vraiment pas beau. Les goûts et les couleurs…

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Passons devant la « gare de pèlerins » du Monte de Gozo aux proportions énormes pouvant accueillir des milliers d’entre eux, en hébergement et restauration. Et nous descendons, sur Santiago, les marches, puis franchissons le pont sur l’autoroute et saluons le panneau « Santiago » en sacrifiant à la rituelle photo souvenir.

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Les mêmes, un an après ! La prochaine sera celle de l’arrivée par le Camino de la Plata, si Dieu le veut !

Nous franchirons rapidement la banlieue de la ville qui semble ne pas vouloir s’arrêter, renseignerons un pèlerin qui, comme nous l’an passé, semble avoir du mal à s’y retrouver et arriverons à la Cathédrale puis à l’Office des pèlerins au moment précis (9 heures) où il ouvre.

Nous aurons droit à notre Compostela et ressortirons pour nous loger.
Nous avons avec nous la liste des hôtels de Santiago mais ne trouverons que difficilement de la place.
Nous nous installerons à l’hôtel Hesperia Gelmierez dans une chambre sur l’arrière de l’hôtel, chambre qui semble dater et qui n’est guère très avenante. Peinture défraîchie, moquette tachée et vue sur chez la voisine d’en face…
Mais, nous avons une toit et c’est l’essentiel.
Nous revenons à la Cathédrale pour assister à la messe des pèlerins et avons la chance de pouvoir voir le Botafumeiro en action, car il a été commandé (payé) par un car de pèlerins italiens et une délégation de pèlerins de Panama. Beau spectacle à la fin de l’office. L’an dernier, nous n’y avions pas eu droit.

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Nous irons ensuite acheter les cartes postales rituelles et faire un tour avant de déjeuner. Plus de sac à dos, ni de rythme de marche.
A vrai dire, nous sommes un peu moins déboussolés que l’an passé mais c’est pas encore cela. Il nous faudra quitter Saint Jacques de Compostelle dans deux jours pour être tout à fait revenus à la civilisation.
Après le repas, nous devrons aller trouver la gare routière et acheter nos passages pour Porto où nous passerons deux nuits avant de regagner l’aéroport de Nice. Nous nous perdons et faisons quasiment le tour, par l’ouest, de Santiago pour trouver cette gare routière.
Après-midi, promenade, shopping, bière au soleil.
Dîner de fin de pèlerinage d’une excellente paella dans un restaurant où le concierge de l’hôtel nous a envoyés, restaurant situé un peu plus haut dans la rue et au lit.
Le lendemain, nous repartirons de l’hôtel sac au dos à huit heures.
Nous gagnerons la gare routière par le bon chemin qui remonte le Camino sur une belle distance ce qui nous permettra de saluer les pèlerins qui arrivent en ville, eux aussi, au terme de leur longue marche.

Et le bus nous emmènera vers le Portugal et Porto !

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