Archives pour la catégorie Via Francigène

Sutri – Roma

Bonne nuit bien calme. Petit déjeuner amené par notre hôtesse à la porte de notre petit appartement.
Nous réglons et partons pour notre dernière étape.

Ah, tiens, hier soir, si nous avions pris le chemin que nous descendons pour rejoindre le village, nous aurions gagné du temps et quelques centaines de mètres.

Oui, mais il fait jour maintenant, alors qu’hier soir….

Nous traversons le village, longeons la Cassia pour la dernière fois pendant deux ou trois cents mètres et montons sur une petite route à gauche , bordée de noisetiers,

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qui nous conduira à la gare de Capranica-Sutri et au delà vers Rome. Nous descendrons à Valle Aurelia pour prendre le métro pour la gare Termini et le bus vers notre hôtel.

 

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Ce n’est que le lendemain matin, que nous irons au Vatican pour recevoir notre Testimonium, sorte de Compostela romaine. Nous nous adresserons aux gardes suisses surveillant l’accès au territoire du Vatican pour entrer sur le territoire « religieux ».
Nous montrerons patte blanche à la sécurité en laissant nos papiers d’identité pour recevoir un badge de circulation et nous serons guidés vers la Sacristie du Vatican où nous recevrons notre précieux Testimonium des mains de Mgr Vercesi, lui-même.
Par manque de temps de sa part, nous ne pourrons visiter le tombeau de Saint Pierre mais somme priés de nous inscrire pour une visite ultérieure. On verra plus tard !

Voila, notre statut de pèlerin s’arrête là. Contents de l’avoir fait, comme les deux autres pèlerinages.
Nous devenons des touristes. D’ailleurs, c’est en touristes que nous sommes allés recueillir, la veille, le jour de notre arrivée, les timbres de Santa Maria Maggiore et celui de l’église de Latran, ce que n’a pas manqué d’observer Mr Vercesi.

C’est la fin d’une belle aventure.
J’avoue avoir eu plus de plaisir à marcher sur les voies jacquaires françaises ou espagnoles que sur la voie que nous avons choisie, hormis la partie Voie Francigène Siena -Viterbo, bien calme, propice à la méditation et au repli sur soi.

Il faudra bien que l’on s’attaque aussi à la Via de la Plata (Séville-Santiago) dont le guide attend son tour dans la bibliothèque !

PS : A l’instar du Camino del Norte espagnol, nous n’avons pas rencontré un(e) seul(e) pèlerin(e) sur notre parcours italien ! Mais où sont-ils ?

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Viterbo – Sutri

Ce matin, il ne fait pas beau. C’est à l’abri que nous attendrons le bus. Il nous conduira à San Martino al Cimino. Il y a plusieurs raisons à cela.
La première est que l’étape du jour fait 28 kms, ce qui n’est pas, pour nous rédhibitoire, mais la fatigue de ces derniers jours se fait sentir. La deuxième est que la sortie des villes n’est guère agréable et que nous sommes à l’heure de l’embauche, il y a beaucoup d’autos.
Donc, nous descendrons du bus à San Martino al Cimino.
Le bus nous laisse devant la porte de la ville mais pas la bonne. Nous aurions dû rester dans le bus et aller jusqu’au terminal qui se trouve, tout en haut du village, près de la porte par laquelle sort la route vers Rome.

La porte de « sortie »
[img]http://www.stjacques.fr/document/images6/4723.jpg[/img].

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En bons pèlerins, nous traverserons le village en montant la forte pente, achèterons de l’eau à droite en montant donc, puis continuerons de monter en direction du lac de Vico.

 

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Belle pente, mais nous y allons de bon coeur. Nous suivrons, arrivés à la statue de la Vierge, vers la droite et continuerons sur plusieurs kilomètres sur un chemin en terre de toute beauté. Calme, entouré de hêtres magnifiques.

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Le chemin monte et descend dans le calme. Nous rencontrerons un sympathique chercheur de champignons qui se fait un plaisir de nous montrer sa cueillette et nous explique où les trouver et comment les acommoder.

 

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Puis, nous descendrons hors de cette forêt pour rejoindre le carrefour de Casaletto, au delà duquel continue notre chemin vers Ronciglione puis Sutri.

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Beaux vergers couverts de noisetiers, toujours sur une route bien calme, si ce n’est un très modeste trafic automobile local. Nos pas nous ramènent sur la Cassia par laquelle nous entrerons dans Ronciglione qui ne présente guère d’intérêt si ce n’est cette vue, à la sortie de la ville, sur la gauche, un peu avant la porte de sortie de ville.

 

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Nous n’aurons vu aucun restaurant ou trattoria ou pizzeria en traversant la ville mais, ouf, en voici un, sur la gauche un peu plus bas. Fort simple mais nous mangerons en terrasse, aidant ce pauvre chaton à trouver sa pitance. Peut être se souvient-il de nous ?

 

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Les sacs à nouveau sur le dos et nous descendons vers la SP 83 qui file vers Sutri qui nous semble, aujourd’hui, au bout du monde. Nous longerons la route qui n’est pas trop « trafficata » comme disent les italiens et arriverons à Sutri, notre halte vers 15h30.
Traversés les « faubourgs », nous entrerons dans la vieille ville et recevrons le timbre à l’office du tourisme qui nous accueille d’un aimable sourire.

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Maintenant, il nous faut rejoindre le logis de ce soir.
Lors de la réservation, comme à Acquapendente, je n’ai pas bien quantifié la distance entre le centre ville et le lieu de séjour. Il nous faut monter sur deux kilomètres. C’est parti, même si la fatigue est bien là.
Nous chercherons l’adresse sans trouver d’indication.
Au bout de la route, je sonne à la dernière maison.
Un monsieur m’ouvre, comprend notre problème et, sans que je ne le lui demande, appelle le numéro de notre logement. J’avais un portable dans le sac mais n’ai même pas pensé à l’utiliser…. fatigué, fatigué !
Et voila notre hôte qui arrive avec sa voiture et nous conduit à sa maison. Il nous précise qu’il a « oublié » ou « pas eu le temps » de poser le panneau annonçant le bed and breakfast.
Beau logement, salle à manger, chambre et salle de bains (€60) et indépendance totale. La pèlerine s’allonge et s’endort, le pèlerin somnole dans la salle à manger/salon. Mais, il faut aller dîner et les pèlerins n’ont qu’une modeste lampe/stylo qui n’éclaire rien ou presque. Je demande une lampe à notre hôte qui en a bien une mais qui ne fonctionne pas ou plus.
Bon, alors, dans le noir, à gauche, puis à gauche puis tout droit, sur la route déserte et accompagnés d’aboiements de chiens plutôt peu arrangeants !

Nous arrivons aux abords du village où un « Conad », chaîne du supermarchés italiens,  est en train de fermer.
La pèlerine pense à acheter une lampe torche de taille convenable. Il en reste une qui semble être en stock depuis un moment.
Nous revoici dehors munis d’une lampe au moment où l’éclairage public éclaire nos pas…nous sommes dans le village !
Nous dînerons dans un modeste restaurant qui nous a été recommandé par notre hôte et qu’il a réservé pour nous.
Vieille maison, magnifiques cèpes tous frais en vitrine.
Je demande une fricassée de cèpes et la serveuse me répond que non, ils sont réservés pour demain. Bon.
Finalement, la cuisinière dit que nous y avons droit. Ah ! bon ! Nous sommes bien, bien fatigués à cette heure-ci et le repas nous semble bien fade même si les cèpes sont bons.
Le retour se fera dans le silence de la nuit et à peine les limites de l’éclairage public franchies, la lampe achetée deux heures avant lâche d’un seul coup. Nous revoila dans le noir.

Nous finirons par trouver notre toit après avoir, à nouveau, parcouru la route sous les même aboiements qu’à l’aller. Pas rassurant.

Avant de sombrer dans le sommeil, et après toutes ces vicissitudes et devant l’étape de demain, un mini conseil entre pèlerins finit par conclure ce qui suit :

1) la fatigue est bien là
2) Rome n’est plus très loin
3) l’accès à Rome, à pied, nous semble bien compliqué
4) à une dizaine de kilomètres de Sutri, il y a une gare où passe une ligne qui va à Rome.

Conclusion : On s’arrêtera de marcher à cette gare et on file à Rome en train. Nous tricherons sur 50 kms environ mais :

1) il y a de plus en plus de voitures
2) nous allons traverser, si nous continuons à pied, quantité de banlieues inintéressantes (ce que nous vérifierons le lendemain en train)
3) nous marchons à nouveau sur des bords de routes qui nous rappellent de mauvais souvenirs.

Basta e buona notte !

Bolsena – Viterbo

La journée débutera dans la fraîcheur car il a bien plu au cours de la nuit.
Notre route nous oblige à remonter du bord du lac vers le centre de Bolsena où se trouve la Voie Francigène, au bout de cette magnifique allée de platanes.

 

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Nous passerons à nouveau devant l’église romane de Sainte Christine et sortirons de la ville basse pour reprendre la Cassia sur quelques centaines de mètres.
Nous monterons à gauche, sur une petite route bien raide qui nous mènera, hors du trafic automobile, en direction du bois de Turona. En surplomb par rapport à la Cassia, nous cheminerons au gré des petites routes que nous montre le marquage de la Voie francigène.

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Nous continuerons sur de toutes petites et fort sympathiques routes vers l’obstacle, il fosso d’Arlena, en français la combe ou la saignée d’Arlena.

Ce chemin, aujourd’hui, est un pur bonheur. Comme vu ci-dessus, petites routes en forêt, petits sentiers… jusqu’au « fosso d’Arlena ». Le guide de Monica d’Atti, pour définir le passage de cet endroit, n’est pas avare de détails et de repères mais, sur place, c’est une autre affaire. Il y a plusieurs repères « jacquaires » (c’est vrai que dans l’autre sens, la voie est jacquaire si la nôtre est romieuse) que nous avons du mal à assimiler.
Hésitations multiples, aller et retours inutiles, sur place.. nous finirons par nous convaincre qu’il faut descendre dans le « ravin », franchir le petit torrent, et remonter le talus fort raide qui nous fait face.
En descendant, nous retrouvons des balises Via Francigène que nous suivrons jusqu’à un gué

 

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bien modeste que nous franchirons d’une manière plutôt acrobatique pour remonter, au gré des indications, et des traces de pas que nous trouvons, vers le haut du talus.
En haut, il faut suivre à gauche puis continuer tout droit. Nous retrouverons des balises Via Francigène plus loin mais aurons bien transpiré pour franchir cet obstacle. Etonnant qu’un chemin répertorié, sponsorisé par les autorités européennes comme celui de Santiago soit, à cet endroit, totalement sauvage, alors qu’il suffirait d’y créer, artificiellement, un chemin pour sécuriser le passage. Peut être que le propriétaire du terrain s’y oppose…
Paradoxalement, quelques dizaines de mètres plus loin, nous trouvons une débauche d’indications relatives au Chemin…..

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et les restes de la voie romaine « Antica Cassia Consolare ».

 

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Au carrefour où nous retrouvons la Via Cassia, nous trouverons, au pied d’un chêne vénérable, cette indication historique qui rappelle la création des gardes suisses du Vatican.

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Nous longerons la Cassia jusqu’à Montefiascone.
Nous sentons un peu de fatigue, et savons que nous devons rejoindre Viterbo en zigzaguant autour de la Cassia. Nous décidons le prendre le bus pour effectuer les quinze derniers kilomètres qui nous séparent de la ville.
Nous attendrons deux heures à l’arrêt de bus. Le bus arrive, le chauffeur nous fait un signe que nous ne comprenons pas ou plutôt nous avons compris qu’il ne fallait pas monter. Nous avons pensé qu’un autre suivait. Rien pendant quarante minutes, alors nous décidons de partir… vers la gare.
Chemin faisant, sur la Cassia, nous voyons, arrivés au carrefour qui mène, à droite, vers la gare, un arrêt de bus où attendent un groupe de personnes.
Nous les rejoignons. Je demande à une dame « si le bus qui va passer va à Viterbo » et la réponse est « oui, il est même un peu en retard et devrait arriver d’une minute à l’autre ». Je l’aurais embrassée….
Et voila le bus. Nous embarquons et serons à Viterbo, à la gare routière, une vingtaine de minutes plus tard.

De là, les ailes nous poussent vers l’hôtel où un accueil très aimable, souriant et chaleureux nous redonne le sourire. L’hôtel se trouve sur une rue passante et nous demandons une chambre au calme.
Nous serons donc logés sur l’arrière de l’hôtel, dans une chambre sans vue aucune donnant sur une petite rue encombrée d’autos en stationnement.

Après le repos habituel et la douche, nous ressortons pour trouver un endroit pour recevoir le timbre traditionnel. Nous irons au couvent des Clarisses de Sainte Rose, arriverons en pleines vêpres. Nous attendons la fin et on me dit, au travers d’un interphone, de revenir demain matin….Merci beaucoup.
Nous recevrons notre timbre dans une église qui se trouve Via Roma mais dont je n’ai pas noté le nom.
J’ai attendu que le prêtre ait pris conscience de ma présence dans l’église dans laquelle il marchait en lisant son livre de prières. Il m’a aimablement reçu et donné le timbre demandé.
Dîner sans intérêt et au lit.

www.tusciahotel.com

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Acquapendente – Bolsena

L’hôtel est fermé, le restaurant aussi mais la mère de notre hôtesse est là pour nous offrir le petit déjeuner, fort copieux.

Nous prendrons la route prévue la veille au soir.

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un dernier coup d’oeil sur Torre Alfina

 

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Nous traversons Casltelgiorgio, achetons une bouteille d’eau dans une coop, ayant essuyé un refus de vente dans une épicerie. C’était le pack de six bouteilles d’un litre et demi ou rien. Sans commentaires. J’ai pensé, en italien, à une formule que je ne peux décemment écrire dans la relation d’un pèlerinage…

Et nous continuerons notre marche vers la Voie Francigène, non sans demander notre chemin car notre guide ne nous est d’aucune utilité. Longue et belle traversée d’une belle zone boisée, sur une route blanche.

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Nous descendrons, ensuite, vers la vallée de Bolsena, en direction de cette Voie Francigène que nous souhaitons retrouver depuis ce matin.

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Et voici le fameux lac de Bolsena.

 

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et enfin !

 

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Nous revoici sur le bon chemin !

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Vue de Bolsena et de son lac, prise de la vieille ville.

 

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Après le déjeuner, en terrasse, nous rejoindrons notre hôtel qui se trouve sur le bord du lac.
(hôtel Columbus, €62). Belle et vaste chambre, calme.

Nous irons au supermarché du coin pour le ravitaillement, irons visiter l’église romane qui abrite le tombeau de Sainte Christine,

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recevrons le timbre chez les Soeurs du Saint Sacrement qui nous demandent si nous souhaitons dormir chez elles. Non, merci nous sommes déjà logés.

Pizza gigantesque pour le dîner et retour au bercail.
La fatigue commence à se faire sentir et il reste quelques jours de marche avant d’arriver Place St Pierre.

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www.hotelcolumbusbolsena.it/

Radicofani – Acquapendente

Ce matin, à grand frais, notre « taxi » nous a reconduit vers le village de Radicofani.
Quelques centaines de mètres avant d’arriver au village, il nous laissera au début d’un chemin blanc que nous emprunterons pour rejoindre Ponte a Rigo.

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Belle et longue descente. Au détour d’un virage, aboiements à répétition. Il doit s’agir d’un chenil ou d’un
parc de chiens de chasse. Nous ne les voyons pas mais le concert est soutenu. Et, jaillissant d’un fourré, une chienne type braque nous menace, les babines retroussées, prête, semble-t-il à passer à l’attaque.
Vieux réflexe de marcheur, le pèlerin se baisse et ramasse une pierre de belle taille, ce qui a pour effet de faire fuir la courageuse mais non téméraire chienne.
Nous continuerons, non sans nous retourner de temps en temps car nous avons eu à connaître, sur la voie du piémont pyrénéen et aussi une fois en Espagne, de perfides canidés qui n’attendent que vous ayez le dos tourné pour tenter une attaque.

Nous traverserons une zone couverte de brouillard, des cours de ferme « à moutons » ce qui implique la présence de chiens sans être inquiétés.

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Des halliers longeant la route sortent quantités de faisans et faisannes, les maisons sont rares et la végétation devient plus dense.

Ponte a Rigo est un lieu dit sur la Cassia rassemblant un restaurant et quelques fermes. Rien d’intéressant.

Nous continuerons notre marche sur un chemin de terre qui longe la route Cassia.

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que nous traverserons un peu plus loin, pour à nouveau la quitter sur une petite route à gauche qui nous conduira à Centeno, petit hameau, dans lequel, ô divine surprise, nous trouverons un restaurant absolument pas indiqué, sur le côté gauche dans lequel une bonne cinquantaine de personnes sont en train de se régaler de viandes grillées dans la cheminée.
Installation, bon repas et nous reprenons la route vers le Ponte Gregoriano qui franchit la rivière Paglia. Ce pont, dit le guide, a été construit pour que les pèlerins, effrayés par le gué existant, puissent passer en toute quiétude (1578).

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Peut être arriverez vous à lire l’explication en français qui figure sur le panneau, au pied de la côte qui nous mènera à Acquapendente.

 

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Auparavant, nous aurons changé de région, et seront arrivés dans notre région de destination, le Latium, Lazio en italien

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et rencontré ce sympathique lézard dont la couleur nous a rappelé celle du serpent de la montée de Radicofani.

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Nous traverserons la ville en suivant la Via Francigena.
A la mairie, où je suis allé chercher un timbre pour la créanciale, et où j’ai été très bien reçu, j’apprends que l’endroit où nous avons réservé est certes à Acquapendente , ou plutôt sur la commune, mais à 12 kilomètres par la route …..!

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Compte tenu de l’étape du jour, il n’est pas question d’y aller à pied. Nous achetons un billet de bus, il y en a un dans deux heures pour Torre Alfina.
Nous tenterons l’auto stop… sans succès, qui prendrait un auto stoppeur aussi souriant ?

 

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et attendrons, un peu frigorifiés, sur un banc que le bus passe. Nous serons les seuls passagers et atteindrons rapidement Torre Alfina, village qui abrite un magnifique château.

 

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Nous trouverons notre havre pour ce soir, un hôtel restaurant à l’accueil particulièrement chaleureux. En vérité, les hôteliers n’arrivent pas à admettre que nous venons de France à pied !
Repas sympa où le gérant fait le maximum pour nous trouver une carte pour nous remettre sur la Voie Francigène sans que nous fassions de détour pour revenir sur Acquapendente.
Nous déciderons au cours du dîner de suivre une petite route qui nous fera rejoindre Castelgiorgio pour continuer vers Bolsena. En attendant, au lit !

Bagno Vignoni – Radicofani

Le pèlerin est debout de bonne heure et prêt à attaquer.

 

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Nous devons revenir vers Bagno Vignoni en suivant la route mais le trafic est bien plus léger que la veille au soir.

Sur la gauche de la route, presque au carrefour que nous avons emprunté hier, nous trouverons un petit chemin qui est indiqué par ce signe :

 

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qui va nous permettra d’éviter deux kilomètres de Cassia.

 

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nous traverserons la rivière Orcia sur une sorte de gué, laissant à droite les ruines d’un pont romain

 

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et nous rejoindrons la Cassia, près de cette grosse ferme que nous voyons à droite sur la photo.

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Le cheminement sur la Cassia sera relativement calme même si nous devons longer la route vers Gallina sur plusieurs kilomètres.

Dans ce village, nous traverserons le 43ème parallèle

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A la sortie de Gallina, nous trouverons un bar où nous pourrons acheter un peu de fromage local et du pain et boire un café. Nous ne risquons rien car la brigade de carabiniers au complet est en train d’y prendre un café.

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S’ensuit une belle marche dans la campagne, au cours de laquelle nous dérangerons deux chevreuils, puis une remontée vers Le Briccole (ancien hôpital de pèlerins XIIème siècle)…..que nous ne verrons pas car nous nous perdons et nous retrouvons sur la route de Campiglia d’Orcia. Il nous faudra de longues hésitations pour nous rendre compte que devons rebrousser chemin pour retrouver la bonne voie.

C’est sur les marches de la Casa Cantoniera du kilomètre 169.938 qui est abandonnée que nous casserons la croûte pour monter puis descendre vers Ricorsi.

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En arrivant à Ricorsi, ancien relais de poste, où nous retrouvons la Cassia, il nous faudra faire un large détour, heureusement qu’il y a de l’espace, car trois « patous » blancs défendent l’approche d’un grand troupeau de moutons et nous préférons ne pas nous y frotter.

Nous longerons la nouvelle Cassia sur environ un kilomètre puis, sur la gauche, trouverons la route qui monte à Radicofani. En effet, cela monte sans cesse sur sept kilomètres. Belle route, qui est en fait l’ancienne Cassia, sur laquelle on fait des rencontres surprenantes. Drôle de serpent vert et noir qui a dû être écrasé par une auto.

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Plus haut, nous devinerons la Tour de Radicofani. Mais avant d’y arriver. Surprise…sur la route, nous compterons jusqu’à onze chiens… restons calme et finalement, tout s’est bien fini. Les chiens sont passés de leur côté de la route et nous de l’autre. A vrai dire, ils n’ont jamais été menaçants comme les patous d’en bas, mais quand même !
La caravane passe et ils ne sont pas tous sur la photo.

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C’est assez fatigués que nous arriverons à Radicofani car cette troisième étape a été physiquement assez dure. C’est souvent le troisième jour de marche que les bobos de tendons ou de ligaments ou d’ampoules arrivent. Ce ne sera pas notre cas, heureusement.

Nous traverserons le village de Radicofani, point le plus haut de notre parcours. Une dame nous hèle, nous demandant si nous sommes pèlerins et désirons dormir à l’auberge des pèlerins dont elle s’occupe.
Elle est très sympa et souhaite nous montrer l’auberge, nous en profiterons pour faire un « donativo » même si nous n’y dormons pas.
Nous recevrons le timbre de l’auberge sur nos créanciales.

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Nous contacterons au téléphone notre hébergeur de ce soir. Il vient nous prendre au village car sa maison se trouve à six kilomètres de là.

Belle adresse, excellent dîner. Ambiance aimable, presque sympathique et en français ! Pas donné, cependant, d’autant plus que le lendemain, il nous facturera le « taxi » aller et retour entre le village et sa maison. Nous le saurons qu’à la dernière minute, fait accompli. L’étape était très belle mais ce point là « fait tâche »….Ce n’est pas le prix, bien sûr, mais la façon de faire. Cela n’a jamais été évoqué dans nos échanges de mails.

Nous ne mentionnerons pas son adresse sur ces pages.

Buonconvento – Bagno Vignoni

La nuit sera tranquille. Nous serons les premiers au petit déjeuner. Le temps est beau et un peu frais, temps idéal pour cheminer.

Nous sortirons de la ville en direction de San Quirico d’Orcia en longeant la Via Cassia. Lors de la préparation du cheminement, j’ai longtemps hésité à prendre un transport en commun pour effectuer les sept kilomètres reliant Buonconvento à Torrenieri car le guide montrait qu’il fallait suivre cette route nationale bien (trop) fréquentée. C’était, d’ailleurs, le sujet de ma tentative de conversation, sur le banc, avec les grand-pères, la veille, en fin de journée. Il aura fallu prendre un bus à 8h00, en ce dimanche matin, qui nous aurait, certes, évité les sept kilomètres mais déséquilibré notre étape du jour.
Comme dit, c’est dimanche, nous parions que le trafic sera léger. Sommes toutes, cela s’est plutôt bien passé.
Nous avons pressé le pas, un peu plus vite que d’habitude, fait attention lors des virages sans visibilité et marché à presque six kilomètres/heure.
A la sortie de Buonconvento, nous avons rencontré notre premier repère de distance : plus que 200 kms.

 

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puis un autre, sur une maison « cantoniere » qui nous a rappelé celles que nous avions photographiées plus au nord, en Ligurie.

 

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Un dernier regard sur Buonconvento,

 

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et nous continuons à progresser, comme dit plus haut, sans trop de difficultés, heureusement.
Notre guide nous dit, qu’à droite, à côté d’un transformateur, il y a un chemin qui permet de longer la Cassia sans en avoir les nuisances. Il est sûrement trop tôt, ou bien la lecture de la page du guide (écrit en italien) a été faite « en diagonale », résultat, nous ne voyons pas l’embranchement en question et continuons sur la route qui, à cet endroit, s’élargit considérablement mais monte d’une façon bien marquée. Cela ne rallonge pas puisqu’à un moment, sur la droite, nous apercevons le chemin « manqué » mais trop en contrebas pour le rejoindre. Le bas côté est très large, donc nous montons en sécurité ou presque. Arrivés en haut, un tunnel continue vers le sud et le village de Torrenieri est sur la droite. Nous le rejoindrons en suivant la bretelle de sortie de la voie rapide sur laquelle nous nous trouvions.

 

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Nous traverserons le village de Torrenieri qui se prépare à aller à la messe. Un peu de repos devant l’église Sainte Marie Madeleine, sur le banc au soleil, regardant les ouailles du curé entrer dans l’église pour l’office. Je demande au curé s’il peut me tamponner les créanciales. Désolé, il n’a même pas de timbre pour cela. Curieux, car d’après ce qui est gravé sur le fronton de l’église, cette dernière semble être la « madona patrona » de la Via Francigena. Et, de plus, quasiment à l’entrée de l’église, se trouve un magnifique panneau marron indiquant le chemin…

Pas de souci. Ce sera ailleurs que nous aurons notre timbre. Nous franchissons la voie ferrée et montons sur la route, croisant les carabiniers qui « patrouillent » en grande tenue et gants blancs, sur la « vieille » Cassia qui est bien déserte. En fait, la voie rapide que nous avons laissée avant le village continue en ligne droite ou presque dans la campagne alors que notre « vieille » Cassia, monte et descend dans la campagne siennoise.

 

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Pas d’autos et il fait beau.

San Quirico nous attend, à distance,

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Le village est tout en longueur, entrée par la porte de Sienne, sortie par la porte de Rome. Vocazione viaria, dit le guide.

 

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Il y a nombre de bâtiments anciens et bien restaurés.

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Nous déjeunerons, après valse hésitation, compte tenu du nombre de touristes en ville, dans un restaurant qui semble bien calme. Nous comprendrons le « prix » du calme lors de l’addition….même si notre repas aura été simple, et arrosé d’un seul verre de vin, excellent par ailleurs.

Il faut reprendre le sac et notre chemin. Nous devons rejoindre Vignoni Alto, village quasi vide mais plein de charme pour descendre vers Bagni Vignoni où se trouve notre halte de ce soir. C’est un chemin blanc qui nous conduira à Vignoni Alto. A l’entrée, une belle tour et, deux cent mètres plus loin, à l’opposé donc, une belle église romane San Biagio, dominant la vallée.

 

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Belle et longue descente,

 

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et nous voici à Bagno Vignoni. Au coeur du petit village, très fréquenté par les touristes et promeneurs en ce beau dimanche d’automne, se trouve une « place d’eau » qui se compose d’un plan assez vaste d’eau alimenté par des sources chaudes.

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L’histoire thermale est bien présente par des restes de thermes romains encore alimentés par de l’eau chaude. Sainte Catherine de Sienne, dit-on, serait venue à plusieurs reprises en ces lieux et, à côté de cette place d’eau, une chapelle lui est dédiée.

Nous trouvons le restaurant tenu par la dame chez qui nous devons dormir mais, surprise, elle nous apprend que la chambre se trouve dans sa maison et non pas à l’endroit où nous venons d’arriver. Il nous faut sortir du village, descendre sur la Cassia, la vraie cette fois-ci, pas l’ancienne, et marcher sur le bord de la route pendant presque deux kilomètres, pour rejoindre la maison d’hôtes.

Deuxième étape très agréable, au calme, sauf les deux derniers kilomètres à cause du trafic de retour des voitures vers Sienne, en cette fin de journée de dimanche.

Nous nous installerons dans une chambre plutôt confortable dans une vieille maison toscane qui se nomme San Buonaventura (€80)

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Compte tenu de la distance, à effectuer pour aller et revenir de dîner, notre hôtesse, nous mènera et ramènera ce soir. Bon moyen de conserver une clientèle captive et, pour nous, de ne pas plus nous fatiguer. Nous dînerons simplement mais de bon appétit.

Les jambes tirent un peu, c’est normal pour le deuxième jour…

 

http://www.bed-and-breakfast.it/it/toscana/san-buonaventura-san-quirico-d-orcia/35891

Siena – Buonconvento

Nous revoici sur le Chemin vers Rome. La lecture de divers sites et celle du guide de la « Guida alla Via Francigena » de Monica d’Atti et Franco Ciniti (Editions Terre di Mezzo – Milano – 17 €) nous ont réconciliés avec la route de Rome.
Lors de notre dernière étape, à Volterra, ville magnifique par ailleurs, nous étions quelque peu dépités et « dégoûtés » de la route que nous avions suivie, à partir de l’étape avant Pise, cette route n’offrant aucun répit vis à vis des autos. Danger permanent de se faire renverser.
Plusieurs mois ont passé, et la lecture du guide pré-cité nous a démontré que nous avions fait « fausse route »…en voulant aller au plus court.
Nous aurions dû, après La Spezia ou Marina di Carrara remonter sur la Via Francigena à Sarzana.
Le Chemin est balisé (plus ou moins bien, ai-je lu) et certainement plus tranquille que la voie que nous avions suivie.

Nous avons donc rejoint, en train, la ville de Sienne. Pour bien faire, nous aurions dû, rejoindre Volterra, en train aussi, puis marcher sur la même route dangereuse jusqu’à Colle Val d’Elsa pour retrouver la Francigena une étape avant Sienne. De la sorte, nous aurions scrupuleusement respecté le trajet géographique… mais pris des risques inutiles pour rejoindre jusqu’à Colle Val d’Elsa.

Nous voici, à la gare de Sienne. Bon de se dégourdir les jambes après six heures et demie de voyage. Nous entamons la montée vers la ville, cherchons la chambre d’hôte que nous avons réservée, nous perdons, demandons notre chemin, traversons la quasi totalité de la vieille ville pour arriver à la porte Camoglia.

Après avoir franchi la porte de la ville, nous descendons à gauche. A une centaine de mètres de là, se trouve le logement.
Accueil souriant. Le Bed and Breakfast  a été rénové il y a peu et est complet. Nous nous verrons attribuer une chambre impeccable et propre mais sans fenêtres. La lumière extérieure vient par une petite baie au dessus de la porte d’accès qui donne sur la cour intérieure du BB.
Pas contents, mais l’on nous répond, gentiment, que j’avais demandé une chambre à deux lits et qu’il n’y avait que celle-ci de disponible. Dont acte. On fera avec. (80 euros)

Le gérant nous renseigne sur la ville, que nous connaissons déjà, nous indique un restaurant et nous voila partis user un peu les chaussures sur les pavés siennois. Nous tenterons de visiter le Duomo mais c’est fermé, d’ailleurs tout est fermé car il est 19h.
Promenade jusqu’à la Piazza del Campo au dessous de laquelle nous trouverons le restaurant indiqué par le gérant du BB mais nous paraît bien « touristique ». Nous reviendrons dîner à quelques centaines de mètres de notre logement. Bien et bon. Premiers verres de Chianti !

La nuit s’avèrera tranquille même sans fenêtres à la chambre. Petit déjeuner et hop ! dans le bus ! Eh oui, c’est notre première étape, elle est longue, les jambes sont quelque peu rouillées alors nous allons prendre la ligne 002 jusqu’à Isola d’Arbia, presque 10 kms. Au lieu de faire étape à Ponte d’Arbia, comme recommandé par le guide, nous poursuivrons jusqu’à Buonconvento.
Notre première étape sera de 21 kms, bonne mise en jambe.

Nous découvrons nos premiers signes « romieux »

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(pour information, la flèche est blanche vers Rome et jaune vers Santiago. Le Chemin est balisé dans les deux sens)

et de beaux chemins blancs, nos premiers aussi, qui nous mènent de fermes en fermes, par Ponte a Tressa, Grancia di Cuna, et enfin Ponte d’Arbia. Ce chemin, en comparaison avec celui que nous avons accompli jusqu’ici est un véritable bonheur. Pas d’autos, calme, on se croirait sur le Camino de Santiago !
Nous cherchons un endroit pour manger quelque chose de chaud à Ponte d’Arbia. Force est de constater que l’offre est loin d’être abondante ! Nous trouverons notre bonheur sur le bord de la nationale où nous mangerons chacun une sorte de pissaladière réchauffée, en terrasse, en regardant passer les autos. Je ne voudrais pas avoir été obligé de faire étape (comme le recommande le guide) à Ponte d’Arbia, car le village ne semble pas avoir grand chose à offrir.

Le soleil est là et nous continuons notre première étape. Les jambes vont bien, les pieds aussi, le moral est là, on avance ! Beau chemin.

 

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Le train nous procure une modeste distraction et l’on continue à longer la voie sur le petit chemin qui rejoindra bientôt une route blanche.

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Puis nous arriverons à Buonconvento.

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Nous avons réservé une chambre à l’hôtel Ghibellino, rue Dante Alighieri. Avant, il nous faut reprendre les réflexes de pèlerins et chercher à collecter le « timbro » que les espagnols appellent « sello ». C’est l’Office du Tourisme de la petite ville qui nous donnera notre premier « timbro » francigène.
Nous nous installerons à l’hôtel après un accueil fort aimable dans une chambre au rez de chaussée sur cour bien tranquille.

Comme il fait encore doux en cette mi-octobre 2008, une glace s’impose, Italie oblige. Nous irons la déguster sur un banc, au pied des remparts.

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L’idée me vient d’aller demander mon chemin pour demain à un couple d’anciens assis sur un banc non loin. Alors là, la scène devient surréaliste. Ils ont bien compris la question, y répondent avec force détails et anecdotes mais je ne comprends strictement rien.
Pourtant, je parle, lis et comprends convenablement l’italien mais là….

Grazie mille, buona serata et nous en resterons là. Nous irons dîner dans un restaurant qui semble connu car quasiment complet. Nous aurons eu la chance d’avoir la dernière table libre ! Oeufs aux truffes blanches, pâtes aux truffes blanches et un petit rouge du coin, pas méchant.

Retour de bonne humeur à l’albergo, bonne humeur car le pas du pèlerin, au terme de la première étape de notre dernier tronçon vers Rome, est toujours bon malgré le temps qui passe, le soleil est avec nous, nous avons bien dîné et l’hôtel semble confortable. What else, comme dit l’autre ?

 

www.hotelghibellino.it

Casciana Terme – Volterra

Comme dit hier soir, nous prenons le bus, vers neuf heures pour Volterra.
Bien nous en a pris car la route est identique à celles prises la veille, c’est à dire qu’il y a du trafic et pas de bas-côté pour marcher. Pas de regrets. Nous rejoindrons notre hôtel Porta All Arco, un peu au-delà des fortifications de la ville et au calme. Confort simple et petit déjeuner sympa. 85 euros.
Nous nous promènerons tout notre saoul dans Volterra, visiterons les églises, les chapelles, le théâtre romain et le reste. Belle ville moyenâgeuse, bien conservée et bien restaurée. Dommage qu’il ne fasse pas très chaud.
Le paysage toscan alentour est de toute beauté.

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Le personnel soignant en tenue…

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L’hôpital de Volterra dans le musée.

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Notre hébergement

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Nous prendrons l’autocar de Volterra pour rejoindre la gare de Salina pour prendre le train vers la ligne de Rome à Ventimiglia et rentrer chez nous.
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Les pèlerins sont avant tout têtus. Allons nous rester sur cet échec après avoir marché tant de kilomètres vers Rome ?
Allons nous renoncer ? Non.
Il suffira de changer de parcours. Depuis Sarzana, à proximité de Carrare, nous avons cheminé en quasi parallèle jusqu’à Lucca avec la Via Francigene, chemin historique de pèlerinage entre Canterbury et Rome.
Nous allons rejoindre la Via Francigène, à Sienne et repartirons de Sienne, à l’automne. Après tout, Volterra n’est guère loin de Sienne. (50 kms). Mais, non, nous n’irons pas à Volterra pour rejoindre Sienne à pied. Trop dangereux. Dur de marcher avec la peur. Nous avons cumulé environ 2500 kms à pied en rejoignant Santiago à deux reprises mais jamais dans la peur ou la crainte.
Alors maintenant Sienne, à nous deux et neuf ou dix jours après nous serons à Rome ! L’espoir est revenu….

Pisa – Casciana Terme

Le petit déjeuner quatre étoiles est vraiment excellent et copieux. Le pèlerin a besoin de forces et il en prend !

Maintenant, il faut reprendre la route et la nuit a porté conseil.
Tellement effrayés par notre expérience de la veille, nous décidons de rejoindre la gare routière de Pisa par la ligne de bus qui passe devant notre hôtel.
Arrivés là-bas, nous achetons deux billets de bus pour Vicopisano , manoeuvre qui nous permettra de sortir de l’agglomération pisane.
Et nous voila dans un petit bus qui desssert quantité de petits villages. A Vicopisano, bourg bien sympa, nous nous arrêtons dans ce qui semble être l’office de tourisme mais où la jeune fille, charmante au demeurant, parle un anglais laborieux par lequel je n’apprend pas grand chose. Si ce n’est qu’il n’existe pas, à sa connaissance, de chemins conduisant vers notre destination et qu’à fortiori, nous allons devoir suivre des routes aussi fréquentées par les autos que celles d’hier.
Nous marcherons vers Fornacette que nous traverserons, nous nous perdrons, reviendrons sur le bon chemin grâce à un grand-père cycliste bien sympa, filerons vers Santa Lucia, passerons sous l’autoroute puis continuerons sur Ponsacco.
Les conditions de cheminement sont pénibles, le trafic intense et dangereux pour le piéton. Nous devons marcher sur la petite ligne blanche qui délimite la chaussée et il n’y a pas de bas côté praticable.
A Ponsacco, nous casserons, sans trop d’appétit, une petite croûte sur un banc puis continuerons jusqu’au prochain village, la Cappanina, où après avoir pris un peu de ravitaillement dans une supérette et deux cafés dans un bar bien calme, trop calme…. nous prendrons le bus pour notre destination du jour, Casciana Terme qui se trouve à 6.5 kms de là. Nous en avons vraiment assez et nous fatiguons à prendre garde à chaque auto qui passe.

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Nous nous installerons dans notre hôtel, après avoir parcouru quelques rues de Casciana Terme, ville thermale qui fête le mois de Marie, marquant sa foi en montrant à de nombreuses fenêtres des tissus blancs et bleus qui rappellent le voile de la Vierge.
L’hôtel est ancien mais bien propre et confortable. Nous sommes accueillis fort chaleureusement par le propriétaire qui doit nous prendre pour des fous de marcher vers Rome…
Promenade après les ablutions habituelles. Nous n’avons guère marché, aujourd’hui qu’environ quinze kilomètres et sommes un peu plus gaillards pour la promenade. Achat d’un parapluie car le temps est à la pluie et le parapluie en solde (!) puis dîner au restaurant thermal. Dîner qui n’appelle pas de commentaire et pas de recommandation du tout.
La nuit sera calme, car les cloches de l’église s’arrêtent de sonner à 20heures… pour reprendre à 8h00.
Décision est prise. Vu les risques automobiles, vu le manque de sentiers ou chemins ou petites route praticables sans risques, vu que notre hôtel à Volterra est réservé de longue date et ne sera pas remboursé si nous n’y allons pas, vu que nous avons le temps et vu que Volterra vaut le voyage, nous prendrons le bus demain pour atteindre notre destination et de là, rentrerons chez nous.

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