Contenu du sac du pélerin

Il y a quantité de sites ou blogs recommandant la composition du contenu du sac du pèlerin.

Naturellement, chacun y met ce qu’il veut , peut (porter) ou souhaite.

En ce qui nous concerne, nous marchons avec un sac Millet de 42litres noir.

Tout d’abord, un sac poubelle, résistant et de bonne taille. Il servira de protection des divers éléments que nous mettrons dans le sac.

Une fois le sac poubelle dans le sac de randonnée, il faut organiser une répartition réfléchie des divers éléments à porter.

Au fond, les choses les plus lourdes.  Au dessus, les choses que l’on doit pouvoir attraper rapidement. Au milieu, le reste.

Pour nous : au fond = le blouson noir épais, protecteur contre le froid. Ensuite, la polaire. Tous les éléments sont protégés par des sacs plastiques étanches.

Puis, deux t.shirts, une chemise infroissable, le linge de corps (par trois), le pyjama, le nécessaire de toilette et pharmacie et les divers objets utiles tels un couteau opinel, un nécessaire couture.

Sous le sac, nous mettons les guêtres, les pantalons de pluie, les imperméables (pas de ponchos) les gants et chapeaux de pluie.

Les poches latérales du sac sont utilisées pour les objets de nécessité immédiate, cartes et boussoles par exemple.

Les mousquetons servent généralement à accrocher le « repas de midi » dans son sac plastique ainsi que les bouteilles d’eau.

L’Esquirol – Vic

La nuit aura été calme me dit la pèlerine, jusqu’au flux des travailleurs, pas très tôt quand même. En ce qui me concerne, bouchons d’oreilles obligent, je n’ai rien entendu.
Nous descendons au petit déjeuner. Le serveur (patron?) n’est pas très aimable ni souriant. Il nous facture 7,50 euros par personne pour des tartines de pain de l’avant veille (puisque le restaurant était fermé), de la confiture industrielle, du beurre et café « solo ». C’est possiblement l’adjonction de deux jus d’orange frais qui a fait monter ainsi la facture.
Nous fuyons plutôt que ne quittons l’établissement ! Nous nous disons que cette chambre d’hôtel vaut 25 € et pas les 50 € que nous avons payé.
L’hôtel semble dater d’une autre génération et est aussi fatigué que les pèlerins.
Nous partons donc et rencontrons deux pèlerins. Salut, rien d’autre. Ce sont les premiers et les derniers. Ils doivent dire la même chose de nous…
Le bar où nous avons dîné est en train d’ouvrir. Nous allons au « supermercado » du coin de la rue pour nous ravitailler en eau et madeleines.

Nous descendons la même rue que nous avons quittée hier, en arrivant, suivant le Chemin Royal vers Vic.
A la sortie du bourg, après une station service, nous descendons légèrement sur la gauche. Je vois bien qu’il y a un chemin qui longe la barrière de sécurité mais il nous semble que notre Camino descend dans les herbes, ce qui est le cas. Erreur funeste. Nous manquons de vigilance et, au lieu de tourner à droite, en bas du pré, nous partons sur la gauche. Nous n’avons pas vu la croix jaune qui indique « mauvais sens », ni la flèche à la peinture bien passée qui indique d’aller à droite sur une grosse pierre.

Si nous avions suivi la route comme dit plus haut, nous aurions retrouvé le chemin plus loin…
Trois heures d’errance, renforcée par la rencontre d’un promeneur avec chiens qui nous indique : ne suivez pas ce chemin, allez plutôt par là, cela arrive au même endroit mais c’est beaucoup plus joli. Nous réaliserons plus tard qu’il n’avait pas compris que nous marchions vers St Jacques de Compostelle.

La flèche (manquée) en question

La Grosse Pierre

Pendant trois heures nous avons tenté de trouver notre chemin, trompés à nouveau par des signes jaunes qui sont de la même couleur que ceux du Camino. Nous nous sommes retrouvés, à nouveau, dans la proche banlieue de l’Esquirol, puis au fond d’un ravin avec une rivière infranchissable, devant la cour d’une école où personne ne savait où se trouve le Camino, bref, bien perdus.

La pèlerine recommande de revenir à l’endroit où le promeneur nous a induit en erreur après que nous nous soyons nous-mêmes trompés.
C’est un ramasseur de champignons qui va nous indiquer le chemin. Il y a donc trois heures que nous cherchons. Puis, tout s’éclaire.
Nous retrouvons le bon marquage !

Descente vers Vic

Nous descendons sur Roda de Ter sur un mauvais chemin de dalles de pierres et pierres roulantes comme hier. Certaines parties du chemin sont défoncées, ce n’est vraiment pas agréable d’autant plus que nous avons marché trois heures dans l’errance mais que la tendinite s’est bien réveillée et que cela descendra quasiment sur tout le trajet.

Chemin caillouteux vers VicAutre chemin caillouteux vers Vic

A qui sont ces chaussettes, oubliées par un pèlerin, vraisemblablement.

Chaussettes de Pelerin sur la route de Vic

L’arrivée dans Roda de Ter nous trouvera fatigués, démotivés.

Arrivee a Roda de Ter

Nous trouverons un arrêt de bus nous indiquant un bus à 15h07 pour Vic, notre destination. Il y a encore neuf kilomètres à parcourir… Nous nous contenterons d’atteindre l’arrêt de bus suivant, à un kilomètre de là, en ville et prendrons ce bus.

Nous déjeunerons près de l’office de tourisme de Vic qui ouvre à 16h, recevrons le sello, puis irons rejoindre notre hôtel, à côté de l’hôpital de Vic.
Il s’agit d’un séminaire qui accueille des touristes et des pensionnaires dans une structure très moderne, tant pour l’habitat que pour la partie restaurant.
Bon accueil. Belle chambre récente bien équipée et très calme. Le repas sera moins attrayant, plus près du restau U que de la taverne sympathique.
En fait, ce n’est pas bon. Il faut acheter ses repas à la réception (17€ pour deux). Ce montant est porté sur la carte magnétique et le client passe au tourniquet d’accès avec cette carte. Comme il est entré, il peut manger…

Francis a Roda de Ter
La nuit sera difficile pour le pèlerin, réveillé à plusieurs reprises par le mollet et les ampoules (en voie de guérison) qui finissent par lui faire comprendre qu’il faut s’arrêter là…
Au petit matin, le pèlerin avise (gentiment) la pèlerine de la situation. Elle comprend bien que je n’irai guère plus loin…
L’iPhone et le wifi sont bien utiles dans ce cas. J’annule les réservations des étapes suivantes. J’achète, en ligne, un forfait Orange pour avoir Internet en permanence pour le reste de notre séjour. Nous avons encore une semaine de séjour en Espagne avant de rentrer chez nous.
Nous partirons pour Zaragoza via Barcelona. Il y a longtemps que nous pensons visiter cette ville et voir comment est le Camino en Aragon car nous devrions, lors de notre reprise, passer par Huesca.
Le petit déjeuner est convenable par rapport au dîner de la veille. Nous rendons nos cartes d’accès et quittons l’établissement. A suivre….

Sant Esteve d’en Bas – L’Esquirol

Le Mas Rafalot étant un havre de paix, les pèlerins se laissent aller…
Résultat, on ouvre l’oeil à 9heures ! Très, très bien dormi, dirons nous.
Douche et en route. Nous descendons au bureau de notre hôte afin de régler notre dû. Il souhaite tamponner notre créanciale, il en a l’habitude apparemment.
Au moment de partir, je lui demande s’il y a, dans le village, une pharmacie. Je lui explique ma situation. Il se propose spontanément, non seulement de nous conduire à la pharmacie mais de nous conduire à la sortie du village et même au-delà jusqu’à Els Hostalets d’En Bas, nous faisant gagner presque trois kilomètres. Accepté.
Arrêt à la pharmacie pour achat de bétadine, gaze, sparadrap. L’équipement du randonneur. Nous avons encore des cachets anti-inflammatoires.
Merci au chauffeur et nous entreprenons notre marche.
Nous suivrons l’ancien chemin royal qui unissait Vic à Olot.
Faux plat montant, plutôt agréable. Traversons l’espace d’une ferme où un monsieur qui semble très âgé donne à manger à des lapins, accompagné de deux chiens gentils. L’un deux aura droit à un bout de mon croissant conservé de la veille…

Le chien de l'Esquirol

Arrivés à la Casa rural l’Esquirol, le ton change. Le Chemin, qui se faisait gentil, nous faisant oublier les montagnes à franchir, devient plutôt désagréable, au sens propre comme au sens figuré.
C’est le début d’une très longue et très raide montée bien caillouteuse.

Montée caillouteuse 1

Montée caillouteuse 2

La fontaine, aux trois quarts de la montée.

Fontaine vers Olot

Puis, la montée continue avant d’arriver à des lacets. Cette « calade » a été mise en place au 17ème siècle afin de faciliter le transit sur ce chemin royal.
Bien heureusement, le chemin est bien ombragé.

Chemin ombragé vers Olot

Dans la montée comme sur le chemin qui suit, il y a beaucoup de possibilités de se perdre. Vigilance est le fin mot de l’histoire. Le marquage est bon.
Nous passons la ferme de l’Hostalot qui donne son nom au pont qui lui fait suite. Il y a, par là, profusion de panneaux indicateurs de toutes sortes. Il faut suivre « Vic ».

Vers Vic 1

Vers Vic 2

Nous suivrons une petite route bien calme sans aucun trafic. Au Col de Cabra, il vaut mieux être vigilant car le marquage pour le début de la descente vers le pont de la Rotilada est plutôt diffus et traverse une très grande dalle de pierre qui pourrait s’avérer bien glissante… comme le reste de ce passage jusqu’en bas d’ailleurs.

Passage vers Vic

Pour nous donner des ailes avant la descente, nous croiserons une victime de la route (ou d’un bâton) que nous préférons voir comme cela plutôt que devant nos chaussures, sur le chemin.

couleuvre vers VicLa chemin de la descente semble retrouver un peu d’ordre et prend des airs de Galice.

verdure vers VicA droite, en bas, au pont, et en route pour Cantonigros que nous traverserons à la recherche d’un restaurant.

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On finit par nous en indiquer un qui se trouve, bien sûr, à proximité d’un point où nous sommes passés en arrivant « mais plus haut » ! Ah, bon… Nous remontons donc et trouvons sur le bord de la route que nous avons quitté en arrivant à Cantonigros, la Braseria Cal Carreter. Il est un peu tard mais nous sommes servis. Bon repas pour pas très cher et bien reçus.Salade aux cèpes et aux lardons, œufs frites, lait caillé au miel, vin, eau, cafés. 22 €.
Nous serons quasiment les derniers à sortir de l’établissement avant de reprendre la route, traversant à nouveau Cantonigros.
La tendinite qui s’est reposée à table se réveillera pendant l’heure de marche nécessaire à la descente à l’Esquirol appelé aussi Santa Maria de Corco.
Le chemin est fait de longues dalles de pierres plates et pierres roulantes dont nous n’apprécions que peu la présence. Cela doit être bien dangereux en temps de pluie. Pour nous, c’est couvert sans pluie.

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Et voilà notre destination, tout au bout de la ligne droite.

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Le franchissement du pont mène à la route qui traverse le village.
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En face de la voiture blanche, nous tournerons à gauche vers la Mairie et notre hôtel.
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Nous arrivons enfin à notre hôtel. Surprise, c’est fermé. Un jeune homme qui arrive quasiment en même temps que nous, prend l’initiative d’appeler le numéro indiqué sur la porte et quelques minutes après, arrive un dame qui semble en charge de l’hôtel quand il est fermé. Elle me dira, par la suite, qu’elle est la cuisinière.
Installation. La chambre est bien moche, elle me rappelle des chambres utilisées sur le Camino Francès, en pleine Meseta. Rien de superflu. Salle de douche et toilettes sur 2m2. Tout en béton et carrelage. Lits jumeaux de petite taille. Prix 50€ sans petit déjeuner… Le pire c’est qu’il n’y a rien d’autre. De plus, le restaurant est « cerrado ».
Nous sommes fatigués, cette chambre conviendra. Nous n’avons même pas ouvert la télé. Heureusement que l’hôtel est quasiment vide car les cloisons semblent bien fines.
Nous ressortirons pour dîner, claudiquant un peu, sans avoir trop faim.
Le Bar Rovi Snack acceptera, avec le sourire, de nous servir le devenu traditionnel ibericos + queso avec un coup de rouge. Ils sont bien aimables et bien accueillants. Après une étape comme celle-ci, cela fait du bien au pèlerin.

Hostal Collsacabra
Le prix est prohibitif pour le service fourni. Comme il semble ne pas y avoir de concurrence…je dois regretter que cet établissement soit un passage obligé pour le pèlerin.

Amer – Sant Esteve d’En Bas

Bilan de la nuit : une qui a mal dormi pour cause de bruits d’extracteur d’air/odeurs et bruits de portes, un qui a bien dormi grâce aux bouchons d’oreille.
Il fait un peu frais ce matin, le petit déjeuner compris dans le prix de la chambre se prend à l’intérieur. Belles tartines, beurre et confiture (industrielle) et jus d’orange frais. Et deux croissants dont un nous sauvera la mise le lendemain matin.
Et à 9h15, comme c’est quasiment devenu une habitude, nous voila en route.
Trente mètres après la sortie de l’hôtel, nous montons à gauche, sur une petite route goudronnée pour rejoindre la Voie Verte que nous aurions pu prendre hier en arrivant au lieu de suivre la route en plein soleil.
Nous devrons traverser l’usine d’embouteillage d’eau de source avant d’y accéder.

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Comme indiqué, il faut partir sur la Ruta del Carrilet, vers Olot. Le panneau ne mentionne pas de Camino, mais c’est la bonne route…en ascension légère sur la quasi totalité du parcours d’environ 200m d’altitude à 600m.

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Le temps est couvert mais il fait chaud. Immense forêt de hêtres dont on ne voit pas la fin sur la gauche du chemin.
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Beaucoup de cyclistes encore qui nous saluent.

Après une progression sur pas mal de lignes droites, le chemin nous amène à Les Planes d’Hostoles, où, selon les indications du guide de la Communauté de Catalogne, pour éviter un détour de la Via Verde, nous entrons dans le village pour suivre la rue/route qui le traverse. Pas un chat.

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A la sortie du village, nous montons en pente douce vers le cimetière où il nous faut tourner à droite pour rejoindre la Via Verde.

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Avant, nous saluerons le village avant de le quitter.

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Et de continuer à cheminer avec une piste qui continue, elle, à accentuer la pente. Nous entrerons à Sant Feliu de Pallerols, pays des Pescalunas, que nous traverserons toujours dans la même tranquillité. C’est peut être parce que nous sommes dimanche qu’il y a si peu de gens dehors.

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A la sortie de l’agglomération, sur une belle place, se trouve l’ancienne gare du Carrilet, devenue centre d’information et bar. Il y a un peu de monde.

Nous n’avons pas pris beaucoup de photos sur la partie suivante car, pour la première fois, la pluie menace. Les réflexes du bon pèlerin font que, spontanément, aux premières gouttes, le parapluie et l’imperméable sont sortis et enfilé. Trois cents mètres après, c’est terminé. Il ne pleuvra plus de la journée…

Pour une vue plus détaillée de cette partie du Chemin, n’hésitez pas à jeter un coup d’oeil sur ce site qui en montre de belles photos.
http://passes-montagnes.fr/htlm1/pistevertecarrilet_5.htm

Vous y verrez ces mêmes ânes que tous les pèlerins de passage doivent avoir vus ou photographiés. Il faut dire qu’ils sont bien attendrissants.

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L’ancienne voie de chemin de fer que nous suivons depuis ce matin se heurte à la route C63, la longe puis devient C63. Le Chemin, lui, monte à gauche sur une ancienne route goudronnée sur une pente assez forte. Nous atteignons le Col de Bas (591m) et sommes au point le plus haut de la journée. La descente est assez longue mais pas trop pentue. La tendinite du mollet n’aime vraiment pas cela. En effet, les ampoules se sont « éteintes » mais la mauvaise position du pied, en marchant, a lancé une tendinite qui a commencé hier, par un point très douloureux au milieu du muscle arrière du mollet. Un petit coup d’oeil, quand même, au panneau annonçant la « mer de fossiles » au début de la descente du col.
Nous atteignons à nouveau la C63 quittée il y a presque une heure, virons à droite et tombons, littéralement, sur le bar Casilla. Une chance. Le bâtiment ressemble à une gare ou un passage à niveau du temps du Carrilet.
On veut bien nous servir à déjeuner bien qu’il soit 15h. A vrai dire, arriveront des clients jusqu’à 16h. Melon, agneau aux poivrons cafés, vin
22 € pour deux. Commande prise par une jeune fille parfaitement francophone et souriante.
Après le repas, la tendinite chante bien fort, le pèlerin pas. Le Chemin descend maintenant à nouveau, ceci explique celà. Nous suivons notre voie ferrée abandonnée, passons sous nombre de ponts, puis débouchons sur la C63, une fois de plus.
Nous allons passer en dessous au prix d’une belle boucle dont la signalisation nous a semblé un peu faible. Un peu de terre, du goudron, puis nous retrouvons la terre jusqu’à l’entrée de la commune de Sant Estève d’En Bas.

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Arrivés à proximité de l’ancienne usine dont la cheminée se détache sur le ciel, nous abandonnons le Camino pour monter à droite vers l’entrée du village, par la route. En effet, le Camino fait un long détour, suivant l’ancienne voie de chemin de fer.

Nous entrons dans le village et tentons de nous diriger vers l’endroit où nous avons réservé la nuit. Nous savons qu’il est « en haut » du village.
Comme c’est jour de fête, il y a un peu plus d’animation qu’il doit y avoir un dimanche après midi. J’ose entrer dans le jardin d’une maison où je vois, dans le sous sol une table entourée de convives qui parlent fort. Je me dirige vers eux et les conversations s’éteignent. Je suis scruté, je le sens et je fais un signe de paix et dis un grand bonjour en espagnol. L’ambiance se relâche un peu. Je dis où je veux aller et celui qui semble être le doyen de la table se lève et m’entraîne vers la rue en me montrant la maison que nous cherchons. Au dessus de chez lui, un peu à gauche. Prenez le chemin qui est là, vous verrez c’est facile à trouver. Merci. Et il m’invite à la crémation de l’âne (en carton !) qui aura lieu ce soir à 18h mais me dit pas où. Il m’a montré l’église, sans plus. Nous n’irons malheureusement pas pour cause de tendinite à reposer.
Nous sommes bien reçus par notre hôte qui nous conduit à un appartement de 80m2. Belle chambre calme, grand salon cuisine salle à manger et salle de douche de belle taille aussi. Il y a un beau pain de campagne et une belle saucisses sèche sur la table de la salle à manger.
Repos, lessive, jambes en l’air. Quand cela est fait, il nous faut sortir pour trouver où dîner, un dimanche soir, dans un village en fête. Après avoir cherché et interrogé quelques passants, nous devons constater qu’il n’y a que le bar du stade qui est ouvert.
On nous servira du jambon et du fromage, un coup de vin rouge pour pas grand chose. Demain, pas de petit déjeuner, c’est fermé…
Retour à notre logement de bonne heure. La nuit sera excellente et bien tranquille.

Mas Rafalot
17176 Sant Esteve d’en Bas

Girona – Amer

Samedi 20 Septembre 2014.

Fidèles à notre habitude, nous ne marcherons pas pour sortir de la ville de Gerona. Nous irons à la gare routière, devant la gare AVE de la ville pour prendre un bus qui nous déposera neuf kilomètres plus à l’ouest, à Bescanó.
Nous éviterons le cheminement à travers de l’agglomération de Salt, qui, vue de la fenêtre du bus, ne nous montre guère quoique ce soit d’intéressant.

La voie verte sur laquelle nous allons marcher se trouve à droite de la rue/route qui traverse la ville. Elle accueille joggers et promeneurs.

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Il y aura aussi de nombreux VTT qui passent en groupe. Ils sont respectueux des marcheurs et nous saluent au fil de leur passage.

Le marquage est bon. Beaucoup de panneaux mais bien peu de flèches. Il y a quand même quelques exceptions…

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Le chemin est agréable en soi mais la proximité de la nationale entraîne, et ce sera le cas sur la quasi totalité de l’étape, un bruit de fond qui finit pas être désagréable.

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Le pèlerin, sous le beau soleil catalan, profite de la proximité rafraîchissante de la rivière Ter que nous longeons depuis notre départ et que nous longerons jusqu’à l’arrivée.

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Nous continuerons sur la Voie Verte pour atteindre la bifurcation vers Bonmati et Sant Julia del LLor qui semble offrir une auberge aux pèlerins. Passer par là semble ajouter plusieurs kilomètres au parcours. Notre objectif est Amer, nous restons sur la Voie Verte.

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Le bourg d’Anglès nous accueille et nous allons le traverser.

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Le pèlerin voudrait acheter des semelles internes pour varier la position du pied dans la chaussure et nous allons fouiller le village pour trouver une pharmacie.
Nous ne trouverons pas cela dans le vieux village mais de belles maisons anciennes.

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Dans la partie récente du village, une pharmacie nous envoie chez un marchand de chaussures pour les semelles. Nous trouvons ce que nous voulons. Accueil sympathique de personnes intéressées par le Camino qui nous envoient dans un hostal pour notre déjeuner. L’hostal en question ne propose qu’un menu à 17€ et il est encore un peu tôt. Nous avançons vers la sortie de la ville et trouvons un restaurant (avec chambres aussi) qui nous sert un déjeuner correct sans plus.

Nous retrouvons, à la sortie d’Anglès, la Voie Verte et son sable tassé bien agréable au pied, a fortiori avec de nouvelles semelles…

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Vrai, que s’il avançait, cela simplifierait les problèmes d’ampoules et de tendinite …IMG_0921

Beaucoup moins de VTT, le chemin est à nous, au plus grand calme. Aucun risque de se perdre, bonne signalisation.

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Après l’ancienne gare de Cellera de Ter, nous franchirons le Ter sur un pont parallèle à celui de la nationale, puis, au petit restaurant après le pont, tournerons à droite pour continuer sur Amer.

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S’ensuit une belle côte qui raide mais ombragée qui nous fait franchir un mamelon que contourne la C63. Qui dit côte, dit descente, nous longerons la route en question pour atteindre Amer.IMG_0942

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Nous traversons le village désert, en quête de notre hôtel. Il fait chaud et nous sommes un peu las. Un panneau nous indique que l’hôtel se trouve sur la route d’Olot, en dehors de la ville. Il nous faut marcher 1.5 km de plus pour l’atteindre, non sans avoir demandé en route où il se trouvait.

Accueil très sympa et chaleureux. Une « caña » et une bouteille d’eau nous remettrons les idées en place et nous sommes conduits à notre chambre.
L’hôtelier a bien noté que nous désirions une chambre au calme. Pour lui, cela impliquait un éloignement de la route. Nous serons « derrière ». Mais la chambre donne sur un couloir extérieur par une porte fenêtre qui ne reçoit pas la lumière directement. La chambre est récente et propre.
Inconvénient de cette chambre : mise en route à l’heure du dîner de l’extracteur d’air des cuisines qui envoie les odeurs sur notre porte fenêtre et au bruit quelque peu lancinant. En fin de compte, vu le trafic de la route que nous avons suivi pour venir, nous aurions bien pu accepter une chambre sur la dite route…
Nous avons néanmoins bien dîné, à l’extérieur, avec, en prime conversation en français avec l’hôtelier.

Hostal Sant Marçal
http://restaurantsantmarsal.com/fr/
€65 pdj inclus.

Bàscara – Girona

La nuit aura été tranquille. Ce matin, le soleil est à nouveau au rendez-vous. Il semble que la température augmente de jour en jour. Il est vrai que nous ne sommes que dans la deuxième partie de septembre 2014.
Nous prendrons notre petit déjeuner, compris dans les 65 € de prix de chambre, à l’extérieur, sous l’auvent de l’entrée du restaurant.
Notre hôte nous a promis le « transfert » vers le point de départ du Camino.
Nous lui demandons de nous conduire au point de départ du Chemin qui passe par Vilademuls. En effet, il y a deux chemins pour rejoindre Girona. Celui qui passe par Cervia de Ter, choisi par la Communauté de Catalogne et celui que nous avons choisi qui est plus court.
Notre chauffeur nous montre, en route vers le point de départ, à proximité de son établissement, le chemin que la majorité des pèlerins prend. Nous persistons et sans problème aucun, il nous conduit, à la sortie de Bàscara, au pied du poteau indicateur.IMG_0833-2

Salutations, remerciements. C’est un hôte bien sympathique et bien accueillant, même s’il n’est pas très démonstratif.

Il est 9h30 et nous sommes partis pour 30kms, c’est notre troisième jour, jour où les problèmes physiques se réveillent. Ceux du pèlerin sont bien réveillés depuis hier matin. L’ampoule, très mal placée puisque au bout du petit doigt de pied, a été percée par la pèlerine mais n’a pas bonne mine et a vu s’y ajouter une camarade à proximité. Il va falloir traiter sérieusement !
Nous avons prévu de n’aller que jusqu’à Medinya, village où se rejoignent les deux chemins d’aujourd’hui. En fait, nous ne marcherons que 20 kms, volontairement, car nous n’aimons pas les entrées de grandes villes qui sont souvent pour ne pas écrire toujours, une longue série de bâtiments, de commerces, de centres commerciaux, etc.. Ce que nous vérifierons, plus tard dans la journée, dans le bus qui nous conduira à la gare routière de Girona.

Pour l’instant, nous progressons sur la petite route GIV 5131 en direction de Vilademuls, premier village à une heure du départ. Belle route, bien tranquille, inévitables élevages de cochons et leurs odeurs, quasiment aucun trafic.

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Notre parcours, depuis le départ, et jusqu’à Terradelles, s’effectue sur la route, sur le bitume.
Arrivés à l’entrée de Terradelles, après avoir franchi le rond-point qui mène à Vilamari et continué tout droit, nous remarquons un beau chemin de terre, en forte ascension, qui longe la voie de l’AVE. Le pèlerin se dit « Cela ne m’étonnerait pas que cette côte ne soit pas pour nous ! ».

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Sur la photo, l’on ne voit pas le chemin en question mais il se trouve à la gauche du tunnel.

L’histoire montrera que c’est à cet endroit que nous aurions dû tourner à droite…IMG_0852-2
Pas d’indications, nous continuons tout droit, traversons Terradelles, saluons les chevaux de l’élevage situé à la sortie du village, en bas à gauche, et continuons d’un bon pas.
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C’est quasiment arrivés à la N2 que nous réalisons qu’il y a plus d’un kilomètre voire deux que nous n’avons vu aucun signe jacquaire ni panneau indicateur de la Communauté de Catalogne. Un coup d’oeil sur le topo de la même Communauté, téléchargé sur l’iphone, pour constater que le Chemin ne passe pas par là mais se trouve dans ou près de Terradelles.
Nous revenons vers le village, remontons en direction du rond-point. Mal au pied et un peu énervé, le pèlerin n’est pas content. Il entre dans une cour de maison où une dame est en train de téléphoner. Elle m’indique que le Camino n’est pas dans, ni après, Terradelles mais à l’entrée du village et confirme mes doutes que la côte vue tout à l’heure est bien au menu du jour.
Pour l’atteindre, il faut revenir vers le rond point, et une vingtaine de mètres avant de l’atteindre, après la maison au toit en ardoise et aux volets gris, virer à gauche en descente. Cet endroit est visible sur la photo plus haut où le pèlerin passe d’un pas décidé…

Aucune indication visible, ni trace jaune, ni flèche, ni panneau. En fait, le cerveau qui a posé le poteau de la Communauté de Catalogne est allé le mettre quarante mètres plus bas, sur la gauche du chemin à un endroit où il n’y aucune chance de se tromper. Ce panneau devrait être sur la route, à l’entrée de Terradelles et non pas sur le Chemin où même un âne trouverait la direction à prendre.

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C’était bien cela, nous descendons, puis un faux plat puis une belle côte pour passer à proximité, sans y entrer, de Olives, que l’on devine dans le bois au-dessus.

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En haut, nous débouchons sur un croisement. Encore un marquage étrange.
Il faut continuer vers la droite et négliger le chemin qui part à gauche et descendre vers la plaine.

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S’ensuit une série de fermes avec odeurs habituelles additionnées d’épandages généreux dans les champs. Nous progressons toujours sur le bitume. Le chemin monte et descend. C’est assez « casse-pattes »…
Après avoir salué cette belle maison, résultat d’une rénovation heureuse,

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nous voici à un croisement de toutes petites routes où la signalisation est abondante mais le panneau qui nous intéresse a été tordu. Nous décidons de continuer sur la même route. Et c’est à ce moment-là que deux bergers allemands non enchaînés décident que les pèlerins ne sont pas tolérés dans leur espace vital. Pas de réelle menace physique mais ils font beaucoup de bruit et se rapprochent de plus en plus.

La pèlerine serait prête à s’enfuir en courant, malgré le sac à dos, mais la caravane finit par passer. Le pèlerin garde les arrières pendant la progression. Je dois dire qu’ils n’ont jamais attaqué, simplement menacé.
Photo prise avec l’iphone pendant la retraite, le plus gros de l’évènement étant passé !
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Belle côte pour rejoindre la chapelle Saint Meri avant de trouver la longue piste de terre quasiment plate qui nous conduira à Medinya.

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Puis, nous entrons dans Medinya. Nous traverserons le village sans rencontrer âme qui vive et rejoindrons la N2 afin de déjeuner dans un routier, tout à fait correctement pour neuf euros, vin compris.

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Nous attendrons presque une heure la venue du bus pour Girona.

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Comme dit plus haut, nous ne regretterons pas d’avoir pris le bus. De la gare routière, située à la gare des trains de Girona, nous irons dans la vieille ville, à l’office du tourisme, pour recevoir le sello. Puis retour vers la gare routière, et continuons vers notre hôtel. Au pied de l’hôtel, il y a un Corte Ingles où nous descendrons au supermarché pour acheter notre petit ravitaillement pour demain. Il nous faut laisser les sacs à dos à la consigne… pour les reprendre après les achats.

Nous nous installons au Melia Girona où l’achat à l’avance de la chambre a produit un bon prix avec pdj. La chambre est tournée vers les aérateurs du Corte Inglès mais, grâce à une double vitrage très efficace, nous n’en subissons pas le bruit. Il nous faudra supporter l’air conditionné car dehors, il fait 29°. Il n’est pas bruyant, tout va bien.
Le dîner à l’hôtel est très bon et léger, avec un verre de vin chacun, cela nous convient.
En fin de compte, nous voulions raccourcir notre trajet, mais les errances de Terradelles et l’aller et retour dans la ville de Girona auront quasiment ajouté les kilomètres de différence qu’il y avait au départ entre les deux parcours…

Hôtel Melia Girona
€75,-

Figueres – Bàscara

La nuit, grâce aux bouchons d’oreille, aura été réparatrice. Le bruit du trafic généré par cette N2 qui traverse la ville, haché par de proches feux de signalisation, n’aurait pas permis un repos complet, surtout avec la relative chaleur ambiante.
C’est à 9h15 que nous reprenons le chemin. Même direction que la veille pour descendre à la gare routière mais, arrivés à la « place triangulaire », nous virons à droite, et, sur le trottoir, trouvons les carreaux jacquaires scellés dans le trottoir dont l’orientation ne permet pas le doute.

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Nous sortons de la ville en direction de Vilafant, commune abritant la gare AVE par laquelle nous sommes venus de Barcelona-Sants cela sur un large trottoir.

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Les carreaux jacquaires nous montrent la route, si cela était nécessaire.

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Le cheminement est facile, le pèlerin relativement protégé par les trottoirs progresse sans souci. Les ampoules sont protégées, la caravane passe.
Soudain, en légère montée dans le village de Vilafant, l’oeil qui est habitué à vagabonder, s’arrête sur un signe jacquaire bien connu…

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Oui, oui, une boucherie affiche, sur sa façade, un signe de Compostelle.
Mieux, la bouchère propose d’apposer son sello sur la créanciale. Aussitôt compris, aussitôt fait. Son sello montrer un oiseau (colombe ?) le nom du village et une marque d’étoile avec, au-dessus, Cami Sant Jaume.
Alors, là, pour une surprise, c’en est une ! Il s’agit de la boucherie-charcuterie Can Tubau.

Nous sortons du village et du trottoir en même temps, avant de rencontrer une marque qui rappelle que nous suivons une voie romaine. A vrai dire, on aurait eu du mal à s’en rendre compte, sauf que plus loin, nous pourrons le vérifier.

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Nous prendrons à droite, suivant les indications jacquaires, pour aller passer sous le pont du train que l’on voit à droite, et sous ce pont, la pèlerine se transformera en infirmière afin de consolider la protection recouvrant les ampoules du pèlerin.IMG_0775-2

Après les soins et le pont du chemin de fer, nous trouverons un peu de voie romaine, rénovée, sur quelques mètres et, comme c’est devenu désormais une habitude, nous (re)trouverons l’autoroute.

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Le bruit de l’autoroute ne nous quittera qu’à de rares exceptions tout au long de cette marche.

Borrassa nous tend les bras, au delà, du pont de l’autoroute.

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Il faut aller sur la gauche comme l’indique le panneau bleu et passer devant l’école, bien animée à cette heure.
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Puis, nous diriger vers la Plaça Major, voir l’église, fermée comme partout au moment où nous passons, et nous diriger vers Creixell, en passant sous la route GIV 5128.
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Creixell se traversera en cinq minutes. Belle église.

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Nous noterons la présence d’un menu del dia lors de notre remontée après avoir traversé un très joli ruisseau, le torrent d’Alguema, à la sortie de Creixell. Trop tôt pour nous pour le déjeuner, nous passons notre chemin. La côte est un peu raide, mais cela passera.

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Quelques centaines de mètres plus haut, sur un sol quasi plat, nous longeons l’autoroute, malheureusement, au plus près. La marche est facile mais le bruit des files de camions quelque peu pénible.

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A un moment, une très grosse flèche jaune indiquant de suivre le chemin à droite peut tromper le pèlerin distrait ou trop passif. Il faut la négliger et continuer tout droit, toujours en longeant l’autoroute.

On distingue les barrières de sécurité de l’autoroute et la masse d’un semi remorque.

Nous marchons vers Pontós que nous atteindrons après être passés près de la tour télégraphique, relativement récente, que nous n’avons pas vue car nous n’avions pas envie de faire 400 mètres aller-retour pour cause d’ampoules et de pied douloureux.

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La traversée de Pontós n’est pas ou mal marquée. Ce qui fait que, devant la mairie et son défibrillateur monumental, nous sommes hélés par un homme qui nous dit « Santiago, à gauche ». C’est donc à gauche que nous partons, toujours sans panneaux, ni flèches, du moins nous n’en avons pas vu. Et c’est au bout du village, sur une petite place, à droite, en bas que nous retrouvons du marquage.

Et de continuer à marcher vers notre étape, sans trop d’indications jacquaires à nouveau. Nous passons sous la voie de chemin de fer

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avant d’atteindre la N2. Toujours pas d’indication jacquaire. Nous ne savons pas si Bàscara est à droite ou à gauche. Nous partons à gauche et marchons sur le bord de la N2 sur un bon kilomètre. Puis, nous réalisons que si la voie ferrée, qui est sur notre gauche, est orientée comme nous le pensons, nous marchons donc vers le nord, ce qui est une erreur. Demi-tour. Nous profitons d’une accalmie du trafic pour traverser la N2 et allons dans l’autre sens. Pas très à l’aise car le trafic est dense même si le bas-côté est assez large. Nous résistons à nous arrêter dans un restaurant de bord de route, n’étant toujours pas sûrs d’être dans le bon sens et sachant que Bàscara ne doit plus être très loin.
Nous franchissons le pont de la rivière Fluvia et entrons dans Bàscara.
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Au bout du pont, il faut traverser la route pour prendre une sente cimentée qui épouse le virage et permet de passer en toute tranquillité.

Nous déjeunerons dans un restaurant plutôt chic, toutes proportions gardées, où un bon repas nous sera servi. Le patron est accueillant, un peu étonné de voir deux clients en short et sac à dos, mais bienveillant.
Il s’agit du Can Carles, Plaça del Pessebre, 2. Beaux décors moyen-âgeux, peut être d’époque, au deuxième étage d’une belle maison ancienne. Le menu du jour est un ou deux euros plus cher qu’ailleurs mais bien bon.

Le serveur nous indique un moyen d’atteindre le hameau de Los Roques où nous avons une chambre réservée. Suivez soit la route, soit le bord de rivière. Nous optons pour la deuxième idée et ferons quatre kilomètres de plus que si nous avions pris la route, avec, en prime, une grimpette de derrière les fagots avant d’apercevoir, derrière les arbres, l’hôtel Los Roques du même nom que le hameau.
En longeant la rivière, sur la piste sablonneuse…

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Et dire que le patron de l’hôtel vers lequel nous marchons m’avait précisé : « Appelez moi quand vous êtes à Bàscara, je viendrai vous chercher en auto »…
Il m’avait dit avoir l’habitude de recevoir des pèlerins.

D’ailleurs, quand nous arrivons, il me dit : « Et le coup de téléphone ? »
Sans commentaires de ma part, ni de la sienne…
Il nous installe dans un appartement, une chambre, sdb et une grande cuisine avec tout ce qu’il faut. Il y a une grande piscine (municipale ?) qui me verra tremper les jambes dans l’eau froide, source d’un bien être sans prix.
Le dîner ne sera pas bon du tout. Il faut dire que l’appétit n’y est pas car, pour notre deuxième étape, nous avons encore fait pas mal de kilomètres.
Le patron et sa modeste équipe sont très aimables, cela compensera.

http://www.hotellesroques.com
J’ai trouvé que €65 pdj compris était un peu cher pour ce qui est proposé.

La Jonquera – Figueres

17 Septembre 2014.

Nous voici fin prêts. Le réveil (6h50) nous ramène à l’actualité. Douche et petit déjeuner composé de yaourt ou cuajada et jus d’orange. Les sacs sont sur le dos et nous descendons vers la gare routière de Figueres.
Nous avons noté que le car David y Manel de 8h10 nous déposera au centre commercial Gran Junquera trente minutes après.

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C’est un mini-bus de taille modeste qui semble servir, à cette heure, à transporter les travailleurs habitant Figueres au centre commercial. Les sacs à dos, nous dit-on à l’embarquement, doivent aller dans le coffre, derrière le bus. Nous passons notre tour pour nous asseoir et reprenons la queue. Le bus achèvera de se remplir au second arrêt, dans Figueres, puis nous roulerons vers Gran Junquera.

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Arrivés à peu près à l’heure (8h45), nous sommes déposés à quelques dizaines de mètres du centre commercial qui ne semble pas encore ouvert aux clients. Arrêt aux toilettes du dit centre, à l’heure où les équipes de nettoyage finissent leurs tâches. Contournant cet immense ensemble, nous y trouvons un supermarché ouvert dans lequel nous nous fournirons en gâteaux sec, bouteille d’eau et bananes. Il semble que la clientèle, encore rare à cette heure-ci, soit plutôt française, particulièrement pour le tabac dont l’espace de vente semble infini…

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Et ce sont les premiers pas sur ce nouveau Camino, nouveau pour nous deux, bien sûr.

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Kilomètre 0 !
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Nous traversons le carrefour giratoire en laissant passer les nombreux poids lourds puis prenons la route d’Agullana, en suivant bien le bas côté car le trafic automobile des travailleurs est assez dense à cette heure.

Premières centaines de mètres qui nous font quitter le Centre Commercial, passer sous l’autoroute, puis sous les voies du train AVE,
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et après environ 400 mètres sur le bord de la route, virer à gauche sur un petit chemin
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où notre premier concert de chiens commence…mais ne dure pas.
Dernier coup d’oeil sur le départ du Chemin avec une vue sur le château du Col de Panissars, en haut de la butte, et La Jonquera et son autoroute sous laquelle nous venons de passer.
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Nous marchons vers le petit village de l’Estrada, dans le calme et sans plus d’autos. Le chemin est agréable, dégagé.
Le village se traverse en deux minutes et nous descendons sur un chemin aménagé, partagé avec le GR2.

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Puis, nous trouvons ce panneau indicateur, qui n’a pas de lien avec le Camino, sauf la flèche… Il indique que nous venons de la Jonquera et que, si nous continuons tout droit, nous irons à Agullana et en France…
Il faut tenir compte de la flèche jaune peinte sur le support du poteau qui indique une petite sente qui descend vers un ruisseau (Guilla), sente perpendiculaire au chemin sur lequel nous sommes. On devine la sente, sur la photo, entre les deux arbres.

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Le ruisseau (écrevisses de belle taille) se franchit aisément ainsi que la côte qui lui fait face.

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Les pierres permettent un passage au sec. La barrière rouge et blanche n’est qu’un soutien en étai du mur de la belle maison qui menace de tomber en ruine. Il faut monter tout droit dans l’herbe.

S’ensuit une belle marche dans les chênes-liège et nous rejoindrons la route GI 504.

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Nous retrouverons le chemin après avoir parcouru, sur le bord de la route, environ cinq cents mètres. Le pèlerin ne doit pas prendre la première route à droite. Il semble que le passage soit privé et en plus qu’il ne mène pas à Biure. Continuer, donc, sur la route et à droite. Il y a un panneau indicateur. S’ensuit une belle partie de route de terre en descente où l’on remarque, et cela se répètera, des blockhaus mi-enterrés. Guerre civile espagnole ?

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Nous retombons sur une petite route que nous suivons sur un chemin de terre parallèle sur plusieurs centaines de mètres avant de nous trouver devant une sorte de gué que nous ne pouvons franchir. Nous remontons sur la route. Les indications jacquaires montrent que le chemin part à droite de cette route. Il faut les oublier car la destination indiquée est un autre village. Au contraire, il faut aller sur la gauche en légère descente. A titre de repère, au loin, se détachent les ruines du château Roig et une sorte de casernement plus près, dans la pente. Un autre blockhaus se trouve, sur la droite, un peu plus bas.

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Le Camino descend vers un ruisseau par une sente de pierres roulantes fort désagréables au pied du pèlerin, pour atteindre le dit ruisseau dans une sorte de dépôts alluvionnaires de sable et remonter, bien sûr, de l’autre côté…

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Nous arrivons à Biure après avoir longé un petit ruisseau, en sous bois. Le Chemin débouche sur une route, au pied du village. Il indique de partir à droite. Nous choisirons d’entrer dans Biure, premier village important, afin de recevoir un sello.IMG_0715
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La Mairie est fermée. Interrogeons la postière qui n’a pas de sello mais demande à l’institutrice qui accepte de tamponner nos créanciales. Bien pratique, chacune de ces personnes se trouve dans la pièce à-côté.
Et nous reprenons notre marche, en descente, vers la route que nous avons quitté au pied du village.

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Sur la route, que le chemin nous indique de suivre, nous marcherons trois cent mètres puis virerons à droite, en montée vers le cimetière. Le cimetière atteint, nous voila engagés sur un chemin caillouteux et bien pentu
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et cela jusqu’à qu’il retrouve une route… que l’on peut prendre dans le village de Biure et qui doit être bien plus facile à marcher, à condition de surveiller un trafic auto plutôt modeste. (route GIV 5043). C’est après avoir bien sué que nous nous en rendrons compte…
En haut, donc, sur la route, à gauche sur 150m, et tourner à gauche sur un chemin de terre. Etant donné que la zone a dû brûler, les panneaux semblent avoir souffert et celui qui indique le bon chemin vers Figueres est devenu illisible.

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Ce chemin longe l’espace dédié au Sanctuaire Mare de Déu del Roure dont les travaux de rénovation semblent bien avancer.

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Nous sortons de la zone du sanctuaire, sans y avoir pénétré, en suivant la clôture.

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La descente vers Pont de Molins s’effectuera par un accès cimenté qui a dû, selon nous, être coulé pour permettre l’accès au sanctuaire. Devant nous, le pont de la voie ferrée de l’AVE qui mène de Barcelone à la France.
La traversée de Pont de Molins n’appelle pas de commentaires. Personne en vue. Nous franchissons, suivant les indications jacquaires, la rivière sur le pont et continuons. Deux cent mètres plus loin, avant de rejoindre la N2, le chemin part à droite. Le pèlerin ne regarde pas en l’air mais plutôt les cailloux qui jonchent le sol et continue de monter… pour mieux redescendre car c’est une impasse. Il faut comprendre que le Camino va longer la N2 et c’est vers elle qu’il faut tendre. Nous nous apercevons de notre erreur une fois redescendus et trouvons l’indication par une flèche jaune de la direction à prendre.IMG_0745IMG_0746IMG_0747

 

Au bout du bout du chemin, après avoir longé une usine de traverses en béton qui semble fermée, nous débouchons sur un espace abritant un restaurant de routiers, une station service, et à gauche, un peu plus bas, la N2. Aucune indication jacquaire ! Pas simple.
Nous choisissons la direction indiquée par le guide édité par la province de Catalogne, c’est à dire descendre à la N2 et la longer sur 600 mètres. Beaucoup de trafic et le pèlerin fait profil bas en espérant ne pas avoir de problèmes avec ce trafic. Dès que possible, nous prenons une rue parallèle à la N2, nous disant que cette N2 va à Figueres… Surprise, à un croisement, nous trouvons une marque jaune qui indique de tourner à gauche pour rejoindre la N2 que nous pouvons traverser sans risques. D’autres faibles marques jaunes délavées nous « disent » de monter sur une sorte de route-pont que nous suivons sur le bas côté en surveillant nos arrières. Nous sommes de l’autre côté de la N2 donc et redescendons au niveau du sol pour trouver, sur la droite, une flèche qui nous indique la route de Vilabertran.

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Nous retrouvons, quelques mètres plus loin, le marquage jacquaire.

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puis, au delà des champs de maïs, nous apercevrons le clocher de l’église du monastère

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Il est 15H passées quand nous entrons dans le village de Vilabertran où se rejoignent les deux chemins, celui de la Jonquera et celui de San Pere de Ribes.

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Pas de chance, le monastère est fermé à la visite bien que nous soyons présents aux horaires indiqués. Va comprendre !

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Nous tentons le coup dans un bar et sommes heureux de nous voir servir un plat d’ibericos et un autre de fromage. Les jambes tirent pas mal mais il nous faut encore parcourir quelques kilomètres avant d’arriver.

Nous nous perdrons, faute de marquage, à la sortie de Vilabertran, marcherons en parcourant une belle boucle supplémentaire pour enfin retrouver le chemin. Notons que le marquage n’est plus en l’air mais au sol.

Même si les jambes tirent pas mal comme dit plus haut, nous ne sommes pas trop fatigués pour cette première étape qui aura dépassé les trente kilomètres.

Nous retrouvons notre hôtel après être passés, sans faire de détour, par l’office du Tourisme qui apposera le sello sur la créanciale.

Jambes en l’air, comme toujours, douche, lessive, préparation de l’étape de demain et repos.

Bon dîner chez « El pelegri », restaurant de l’hôtel Pirineos.

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Le pèlerin, à l’apéritif, accuse le coup des 30 et quelques kilomètres parcourus ce jour pour la première étape, c’est peut être beaucoup…
Les ampoules arrivent…
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Hôtel Pirineos
http://www.hotelpirineospelegri.com/
€ 127,30 pour deux nuits sans pdj
Repas €15 par personne vin en sus.
Très bon accueil, bons repas, bruit de trafic auto incessant.

Avant de partir Catalàn

Nous revoilà prêts à reprendre le Chemin.
Nous ne souhaitons pas, aujourd’hui, revenir sur le Mozarabe pour cause de saturation d’oliveraies…Fin Mars 2014, nous nous sommes arrêtés à Cordoba, qui était notre objectif et aussi pour cause de douleurs au talon dues à des chaussures neuves et à un mauvais choix de semelles internes. Nous remettrons cela à plus tard, peut-être en alternance avec le Gironès + Catalàn. En effet, nous ne prévoyons pas d’aller jusqu’au bout, c’est à dire à Santiago mais, à terme, à Puente la Reina où nous étions passés lors de notre premier pèlerinage, sur le Francès.
Pour cette fois, si tout va bien, nous prévoyons d’aller à Cervera, quelques kms avant Tarrega où le chemin hésite entre Huesca et Zaragoza. Cette dernière ville permet d’atteindre le Francès à Logroño. Pour nous, ce serait Huesca, puis Santa Cilia de Jaca. Nous n’en sommes pas là !

L’avion nous dépose à Barcelone, le train à Figueres, pays de Dali.
Premiers pas entre la gare AVE de Figueres et la ville où notre hôtel (Pirineos) nous attend. Repérage pour demain matin, à la gare routière, de l’arrêt des bus en partance pour La Junquera. Un bon dîner au restaurant de l’hôtel « El Pelegri », cela ne s’invente pas, dans un décor de coquilles, de statue de pèlerins et autres bâtons de pèlerins toujours. Pas de sello, portant le nom du restaurant, malheureusement ! Bon repas, nous y reviendrons, le lendemain, au terme de notre première étape prévue pour demain.

Tout ce que vous voulez savoir sur les chemins de St Jacques de Compostelle